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Reconstruction du Haouz. L’anthropologue Hassan Rachik livre son analyse

La reconstruction de la région du Haouz après le séisme est l’un des défis majeurs auxquels sera confronté le Royaume dans les prochaines années. Faut-il regrouper les douars ? Qu’en est-il des ressources ? De quels atouts dispose la population du Haut Atlas ? Y a-t-il des formes d’organisations sociales spécifiques dans cette région ? Et enfin, quelles suggestions pour contribuer à la réussite de la reconstruction ? Entretien exclusif avec l’anthropologue Hassan Rachik.

Reconstruction du Haouz. L’anthropologue Hassan Rachik livre son analyse

Le 23 octobre 2023 à 15h48

Modifié 23 octobre 2023 à 16h27

La reconstruction de la région du Haouz après le séisme est l’un des défis majeurs auxquels sera confronté le Royaume dans les prochaines années. Faut-il regrouper les douars ? Qu’en est-il des ressources ? De quels atouts dispose la population du Haut Atlas ? Y a-t-il des formes d’organisations sociales spécifiques dans cette région ? Et enfin, quelles suggestions pour contribuer à la réussite de la reconstruction ? Entretien exclusif avec l’anthropologue Hassan Rachik.

Il y a beaucoup d’informations dont il faut disposer avant le projet de reconstruction. Dans chaque projet de développement, surtout en milieu rural montagnard, il y a quelques informations à avoir sur la région. Parmi ces informations centrales et structurelles, la morphologie sociale, c’est-à-dire la manière dont l’habitat est dispersé ou regroupé. Nous avons également l’activité agricole ou agropastorale en général, les activités économiques autres qu’agropastorales, et surtout l’organisation sociale : la capacité des habitants, des groupes et des communautés du Haut Atlas à s’organiser et à innover en s’organisant.

Médias24 : Quelles distinctions faut-il faire entre les différentes zones du Haouz ?

Hassan Rachik : La morphologie sociale, même si le mot peut paraître bizarre, c’est seulement l’étude des rapports entre la communauté et le sol, c’est-à-dire les différentes formes de morphologie que prend une population en s’installant sur un sol : dispersée ou groupée, nomade ou sédentaire, etc.

L’une des particularités du Haut Atlas, c’est le douar ou le village. Ce sont des villages de taille moyenne qui comptent quelque 60 foyers ou maisons. Il y a quelques gros villages d’une centaine de maisons et des petits villages de 30 habitations. Ce sont en tous cas des tailles relativement réduites par rapport à l’urbain. Et l’une des particularités de la morphologie sociale à prendre en compte par rapport aux moyens de communication, c’est cette répartition entre piémont et haute montagne. C’est important car les douars n’ont pas les mêmes ressources dépendamment de leur position par rapport à ces trois strates de la montagne.

Les villages du piémont sont beaucoup plus proches des routes et des services publics. Juste pour donner une idée sur ce qu’est le piémont, ce sont des régions comme Asni, Tahanaout, Amizmiz, qui se situent à des zones autour de 900 mètres d’altitude. La montagne c’est 1.500 m, et la haute montagne c’est à 2.000 m et plus.

L’essentiel, c’est de prendre en compte la position géographique de ces douars, et également le type d’habitat qui peut être parfois compact, c’est-à-dire que si les maisons sont contiguës, cela veut dire qu’il y a une continuité dans l’agglomération en question. Voici en gros la particularité du Haut Atlas.

- Faut-il regrouper les douars du Haut Atlas ?

- La dispersion a souvent été approchée comme un obstacle. Les ingénieurs, les architectes et autres intervenants quelque peu imprégnés par une culture urbaine citadine, peuvent considérer à tort ou à raison que cette dispersion est un obstacle, notamment pour l’électrification, l’adduction d’eau… On peut imaginer que l’électrification de trois douars loin les uns des autres va coûter très cher ; idem pour l’adduction et l’assainissement, le transport scolaire, et ainsi de suite ; on ne peut pas construire une école ou un dispensaire par douar. Mais à mon sens, la dispersion n’est pas un obstacle, c’est plutôt une contrainte morphologique.

Si l’on regroupe les douars, on va tuer ce microcosme et tous les terroirs, et on oublie qu’en tuant les douars, on tue l’arboriculture, les terrasses agricoles...

Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’il y a une logique très ancienne derrière cette dispersion. C’est-à-dire que si les villages sont dispersés, c’est que le relief l’impose ; il y a des vallées dans lesquelles les gens ne peuvent pas habiter, ils sont donc obligés d’habiter un peu plus haut, de ne pas utiliser les terres agricoles ni pastorales, et la raison principale c’est la proximité des sources et des canaux d’irrigation, des vallées qu’ils cultivent : une personne ou des familles ne peuvent pas habiter à 10 km de ces champs, ou à 30 km des parcours collectifs.

Il s’agit donc là d’un microcosme. Un village, c’est un territoire agricole, et la vie du douar se situe autour de ces cercles-là. C’est à dire que si l’on regroupe les douars, on va tuer ce microcosme et tous les terroirs, et on oublie qu’en tuant les douars, on tue l’arboriculture, les terrasses agricoles… Imaginez toute l’érosion qui va s’ensuivre.

De plus, les politiques de regroupement qui ont été appliquées au Maroc depuis l’indépendance et même plus tard n’ont pas donné satisfaction.

- Quelles sont les principales activités économiques dans la région ?

- Il s’agit d’une région montagnarde, et comme dans toutes les régions montagnardes, il est très difficile de trouver des unités agricoles très grandes, comme les ranchs ou les fermes dans les plaines. Il y a une agriculture familiale ; ce sont les membres de la famille qui s’occupent de l’activité agropastorale ; le jeune homme, la fille, le père, la mère, parfois c’est la famille étendue, etc.

Mais de toutes les façons, il s’agit d’une agriculture familiale et les rapports familiaux entre les membres sont des rapports de production. "Vous n’êtes pas uniquement mon fils ou ma fille ; vous vous chargez de la vache ou de l’irrigation. Si je suis commerçant, vous vous chargez du camion, et ainsi de suite."

Donc, c’est une agriculture familiale relativement modeste et humble ; ce n’est pas une grosse production. Mais "familial" ne veut pas dire pour autant agriculture de subsistance ; les familles vendent une bonne partie de leurs récoltes.

Cette agriculture familiale tourne autour de ces terrasses, là où l’on cultive essentiellement de l’orge. Il y a également quelques champs pour le pâturage, puis pour l’arboriculture avec le noyer qui fait la réputation de la haute montagne, et l’olivier dans le piémont, auxquels s’ajoutent de nouvelles espèces comme le pommier ou le cerisier.

En plus de l’arboriculture, il y a aussi le petit élevage extensif. Ce sont des troupeaux de taille très moyenne ; si l’on dispose d’une quarantaine de bêtes, c’est qu’on a un grand troupeau ! Les cheptels sont composés de petits ruminants, essentiellement des chèvres et des moutons. Un élevage extensif signifie qu’il n’y a pas d’étable.

- Qu’en est-il de l’activité touristique ?

- Le tourisme est une activité assez récente en haute montagne. Elle a commencé dans les années 1970 avec l’arrivée de quelques clubs étrangers. Désormais, il y a de jeunes chefs de famille qui vivent uniquement du tourisme, soit en tant que guides soit en exerçant différents métiers connexes. Oui c’est une source de revenus, mais le plus important n’est pas qu’elle soit une source de revenus actuelle ; c’est qu’elle peut être une source de revenus potentielle pour les jeunes chefs de famille.

- Qu’en est-il du travail saisonnier ou occasionnel ?

- Il y a des ouvriers occasionnels et il y a le travail économique occasionnel. Dans la haute montagne − je suppose que c’est le cas dans d’autres régions aussi −, mais en tout cas là où j’ai travaillé dans le Haut Atlas, les travailleurs se dirigent vers le Souss, ils ne partent pas vers le Nord. Les gens du Nord viennent dans le Souss, mais les gens du Souss vont très rarement vers le nord du pays.

Donc, c’est la plaine du Souss qui concentre le travail occasionnel, soit pour les moissons, soit pour la cueillette des olives en gros. Il arrive parfois que les ouvriers occasionnels travaillent dans quelques grandes fermes, souvent pendant l’été. Il y a d’autres périodes aussi, d’un mois ou de quelques semaines, où les grandes fermes et les grands propriétaires terriens ont besoin d’une main-d’œuvre plus nombreuse.

Oui, pour un jeune de 18 ou 19 ans, le travail occasionnel est une source de revenus, mais le plus important pour ces gens c’est la migration permanente, qui est une source de revenus importante pour les familles.

Si vous voulez compter les villages, il faudra compter les petites mosquées

- Quelle forme d’organisation sociale dans le Haut Atlas ?

- Partant de mon expérience, de ce que j’ai déjà publié et des travaux d’autres collègues sur la région − Abdellah Hammoudi, Mohamed Mahdi, Mohamed Tozy, Mohammed Tamim, Ali Amahan, Fatema Mernissi et d’autres −, je pense que la ressource principale dans ces régions, c’est la capacité des habitants à s’organiser, leurs traditions organisationnelles. On parle maintenant du patrimoine immatériel, cela en fait partie : comment les gens gèrent les biens publics, quelles sont les normes et les règles qu’ils ont créées, quelles sont également les sanctions qui sont appliquées lorsque vous ne respectez pas les règles communautaires.

Il y a une corrélation entre les douars en ce qui concerne les biens collectifs : le minimum, c’est la mosquée. Tous les villages disposent d’une mosquée. Si vous voulez compter les villages, il faudra compter les petites mosquées. Si vous voulez compter les grands villages ou les groupements de villages, vous devrez compter les grandes mosquées à minaret. Dans la majorité des cas vous aurez les mêmes unités : pour chaque mosquée, une unité.

Cette mosquée est rarement gérée par le ministère des Habous ; elle est financée et gérée par les communautés elles-mêmes depuis très longtemps. Que ce soit le personnel de la mosquée (taleb ou muezzin) ou le bâtiment lui-même (la construction, l’entretien, l’eau ou le bois), il s’agit d’une petite gestion communautaire qui réunit les gens autour de ce bien, qui n’est pas un bien économique mais un bien religieux et symbolique.

Puis bien sûr, il y a les canaux d’irrigation. Il s’agit de la petite hydraulique (ce n’est pas la moyenne ou la grande hydraulique), avec des débits très faibles qui sont appropriés à ce type d’économies.

Les canaux d’irrigation sont construits par la communauté (un douar ou un ensemble de douars) et sont entretenus par la communauté elle-même ; s’il faut un curage des canaux ou un entretien, c’est de la responsabilité de la communauté. Il y a les parcours collectifs avec des décisions collectives : le plus connu c’est l’Agdal, qui consiste à prévoir des périodes de repos dans l’année nécessaires à la régénération des plantes, et pendant laquelle les troupeaux ne sont pas permis. L’Agdal s’étend souvent quatre mois pendant l’été ou trois à quatre mois l’hiver, selon les parcours. Ces espaces sont surveillés par des gardiens, et il y a des amendes à payer en cas de non-respect.

Il y a aussi d’autres biens collectifs tels que le cimetière, la piste, les agadirs (greniers collectifs). L’essentiel, c’est que la communauté a des traditions organisationnelles parce qu’elle a des biens collectifs à gérer. Il se trouve que dans la haute montagne, c’est un peu le modèle ou le prototype général. Ce n’est pas un douar dortoir, où les gens viennent dormir comme dans les quartiers urbains ou comme dans certains douars et villages ruraux au Maroc où l’on vient dormir et où l’on travaille ailleurs. On travaille dans le cadre du douar. J’ai parlé du cas de l’irrigation ; c’est une propriété collective, communautaire, même si le droit de l’eau est une propriété individuelle.

Je pense que cette expérience que les douars ont accumulée pendant des siècles, à gérer les biens collectifs anciens mais aussi les nouveaux, est la ressource principale.

- Y a-t-il de nouvelles formes d’organisation sociales qui émergent ?

- L’organisation sociale a connu des changements assez intéressants à partir des années 1990. Le changement structurel le plus important concerne ce que l’on appelle la société civile, les ONG ou les associations de développement. Pendant les années 1980, je suis resté dans le Haut Atlas, pas loin d’Asni dans la région d’Imlil. De 1982 à 1991, il n’y avait pas une seule association. J’y suis retourné en 2011 ; il y avait des associations dans tous les villages, parfois deux associations dans le même village. C’est important dans la mesure où il s’agit d’un changement structurel et pas uniquement d’un changement quantitatif ; ce n’est pas uniquement quelque chose qui s’ajoute à la Jmaa. C’est un type de leadership qui est nouveau, pas seulement dans le Haut Atlas, mais dans le milieu rural en général.

La Jmaa était composée des vieux chefs de famille. Maintenant, avec les associations, il y a de jeunes chefs de famille instruits, des gens qui sont assez cultivés pour gérer une association, d’un niveau d’étude équivalent au baccalauréat et parfois même au master ou plus. Ce sont des jeunes qui ont la capacité de lire, de gérer une association, de tenir une comptabilité, de parler avec les bailleurs de fonds et ainsi de suite.

Ce sont des ressources que la Jmaa ne peut pas fournir, et qui sont mobilisées pour de nouvelles prestations que la Jmaa ne pouvait offrir. Ça a commencé avec l’adduction d’eau dans le cadre du programme PAGER au milieu des années 1990, en exigeant des douars de constituer une association qui soit l’interlocutrice : les contrats sont réalisés avec l’association qui s’engage à faire ceci ou cela, au lieu de la Jmaa, qui est un groupe ou une communauté informelle qui n’est pas dotée de la personnalité morale.

Donc, ça a commencé avec ça mais par la suite, tout dépendait de la capacité de ces jeunes dans les différentes régions. Il y a des régions qui ont été électrifiées ; d’autres où les jeunes ont offert des prestations que la Jmaa ne pouvait offrir telles que la salubrité ; ils s’occupaient des ordures, parfois il y avait des fourneaux d’incinération, ils achetaient des ambulances, ils s’occupaient du transport scolaire ou des activités sportives, des ateliers pour les jeunes filles...

Pour moi, c’est le changement structurel le plus important qu’a connu le Maroc depuis trois décennies, et ça continue. Lorsque nous avons fait la tournée avec la Commission spéciale sur le Nouveau Modèle de développement, dans différentes régions, nous étions vraiment très positivement surpris par cette dynamique. Et dans le rapport général de la commission, il est question de ces expériences émergentes.

Maintenant, il y a toujours le petit problème du rapport entre la Jmaa et les associations. Il y a différents rapports qui sont parfois marqués par des tensions, parfois par de la coopération ; la Jmaa est là et a son mot à dire sur certaines questions, et l’association de son côté a son mot à dire sur d’autres questions, et s’il y a possibilité d’une coopération entre les deux, cela se fait. Par exemple, l’association a besoin d’un terrain, le terrain appartient à la Jmaa, il y a possibilité de voir naître une coopération.

Parfois, c’est l’association qui phagocyte la Jmaa, qui grandit jusqu’à l’avaler. La Jmaa devient alors très petite parce que l’association gagne en poids.

Quels que soient les rapports, ces deux ressources d’organisation sont très importantes. Ce sont des interlocuteurs à prendre en compte. Mais selon mon expérience, chacun peut estimer différemment l’importance des uns et des autres.

D’un autre côté, il y a les coopératives féminines qui sont très nombreuses. C’est très important parce que la femme rurale était auparavant cloisonnée dans certaines tâches, en dehors de celles de la maison. Elle sortait avec les vaches, elle travaillait les champs, s’occupait de la cueillette, etc. Elle n’était pas uniquement à la maison mais il y avait tout de même un petit cercle qu’elle ne pouvait pas dépasser. Maintenant, grâce à l’instruction et à l’activité de certaines ONG urbaines qui travaillent dans le milieu rural, il y a aujourd’hui beaucoup de coopératives féminines, notamment dans le Haut Atlas.

Il y a aussi d’autres changements, mais je pense que sur le plan organisationnel, ce sont les changements les plus importants.

- Quelles recommandations pour la réussite de la reconstruction du Haouz ?

- Maintenant qu’il y a reconstruction, il y a un chantier immense. La particularité de la reconstruction du Haouz, c’est d’abord que ça n’a pas été décidé ; il y a eu un séisme, donc il fallait répondre, réagir.

Deuxièmement, il y a beaucoup de choses qui interviennent en une seule fois. Avant, dans les projets de développement, on s’occupait par exemple des moutons, on s’occupait des coopératives ou de l’électrification. Maintenant, il faut s’occuper de tout.

Ce qui rend la tâche à la fois difficile, et en même temps elle implique une responsabilité des intervenants.

Maintenant, il y a un accord entre l’Etat, le gouvernement et les ONG d’être à l’écoute de la population. Il n’y a pas que les experts, les ONG ou les militants qui vont revendiquer cela. Tout le monde est d’accord sur ce principe.

La question est donc de savoir comment opérationnaliser ce principe. Que veut dire "écouter la population" ? Moi dans "écouter la population", je mettrais la prise en compte de cette capacité organisationnelle des gens. Ne pas venir avec des plans ou des programmes ficelés à Rabat ou à Casablanca, en disant "nous allons faire ceci !".

Avant de faire ce que vous comptez faire, il faut d’abord consulter les gens. Vous venez avec des projets ? Consultez les gens. Et puis "être à l’écoute", c’est dire aussi que les solutions peuvent provenir des gens. Les solutions peuvent provenir de cette coopération entre vous, l’intervenant (tel ministère ou telle ONG) et la population. Il y a une synergie qui peut se dégager.

Il faut un peu de patience ; je sais que le temps de la consultation est un temps court, mais même s’il est court, il faut un peu de patience pour écouter les gens et avoir le maximum d’informations sur les villages, sur les douars.

J’ouvre une parenthèse pour dire que dans le rapport général de la Commission spéciale sur le Nouveau Modèle de développement, la commission indique que le douar doit être reconnu comme étant l’unité territoriale de base.

Nous l’avons écrit en 2021, bien avant le séisme, parce qu’à travers ses visites, ses discussions avec les gens, l’expertise de ses membres, la commission s’est aperçue que si l’on impliquait le douar en tant qu’unité territoriale de base, il y aurait beaucoup de choses à gagner et beaucoup d’erreurs à éviter.

Il peut y avoir des regroupements de douars pour tel ou tel autre projet, une centaine de douars pour un projet donné, mais l’unité de base et de référence doit être le douar.

Moi ce que je suggère, si j’étais consultant dans ce type de projets, comme on le faisait avant, c’est d’avoir une fiche, une petite monographie, très brève, de chaque douar : est ce qu’il y a une Jmaa ou pas ; y a-t-il une coopérative féminine ancienne ou récente ; ce qu’elle fait ou ne fait pas ; quels sont les canaux d’irrigation ; quels sont les parcours collectifs ? Tout ce dont j’ai parlé tout à l’heure, résumé dans une petite fiche d’une page ou deux pages… Que l’on sache au moins quelle est la configuration des douars avec les intervenants qui vont travailler. Voilà, c’est une recommandation de principe.

Des recommandations de détails ou des recommandations au plan national ne peuvent être faites qu’à partir d’enquêtes, d’une reconnaissance du terrain et de discussions avec les gens. Mais il y a quand même des principes parmi lesquels l’importance d’une bonne information et d’une bonne association des gens concernés. L’information dépend de nous, mais elle dépend également des gens. Parce que ce que je trouve moi-même pertinent, les autres peuvent le trouver secondaire, et inversement.

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