Réforme de la Moudawana : voici la réaction du RNI et du PAM
Le Rassemblement national des indépendants (RNI) a diffusé un communiqué le mercredi 25 décembre, saluant l’approche royale adoptée pour cette réforme tant attendue. Le Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM) s'est également exprimé sur le sujet à l'issue d'une réunion extraordinaire de son bureau politique.
Le Rassemblement national des indépendants (RNI) a réaffirmé son soutien aux réformes législatives visant à réviser la Moudawana, mais aussi à l’approche royale dans le travail qui a impliqué toutes les formations politiques, les organisations de la société civile et les forces vives de la Nation.
Le parti de Aziz Akhannouch invite à poursuivre la réflexion et à adopter un “Ijtihad” [un effort d’interprétation, ndlr] constructif concernant la famille. Pour cela, il faudrait inclure “la création d’un cadre approprié pour approfondir l’étude des problématiques juridiques posées par les évolutions de la famille marocaine et répondre aux exigences de modernité”, lit-on dans un communiqué de presse.
Le parti de la Colombe réaffirme son entière mobilisation derrière le Roi Mohammed VI et s’engage à contribuer à informer l’opinion publique nationale et les Marocains du monde sur les avancées de la révision du Code de la famille.
Au PAM, une réunion extraordinaire du bureau politique
De son côté, le bureau politique du Parti authenticité et modernité (PAM, majorité) a convoqué une réunion extraordinaire le mercredi 25 décembre, sous la présidence de Fatima Ezzahra El Mansouri. L’occasion d’aborder plusieurs questions d’actualité dont la réforme de la Moudawana, après la réunion de travail présidée par le Roi le 23 décembre.
La direction du PAM a suivi un exposé de Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice, avant d’entamer un débat autour des axes de cette réforme.
À l’issue de cette réunion, le bureau politique du PAM a, dans un communiqué, :
- salué hautement les conclusions de la réunion de travail présidée par le Souverain, ainsi que les différentes mesures et grandes lignes qui ont été dégagées à cette occasion ;
- rappelé l'importance considérable et les grandes significations de la décision du Souverain, Commandeur des croyants, de soumettre les aspects liés aux textes religieux au Conseil supérieur des Oulémas, instance indépendante qui a un rôle de premier ordre dans la construction constitutionnelle et spirituelle de notre pays ;
- exprimé sa fierté quant au cadre adopté pour mener la réforme, avec ses domaines d’application et ses finalités comme définis par la lettre royale adressée au chef du gouvernement ;
- salué hautement l’approche participative adoptée par notre pays à travers la mise en place d’une instance chargée de réformer cet important chantier sociétal selon les orientations royales, en impliquant les acteurs gouvernementaux, les militants indépendants des droits de l’Homme et, en fin de compte, le Parlement ;
- salué le processus collectif de concertation, d’écoute et de débat mené par l’Instance chargée de la révision de la Moudawana avec les partis politiques, les associations, les institutions, les compétences et tous les concernés par le sujet ;
- a salué le gigantesque effort et le travail de l’Instance avec ses membres, ses cadres et ses collaborateurs qui ont fait preuve d’une grande abnégation leur ayant permis de s’acquitter de leur mission dans les délais, avant de soumettre les conclusions de leur travail au Souverain ;
- apprécié la vision globale que va adopter notre pays pour cette réforme qui va au-delà des considérations religieuses et légales pour inclure les aspects logistiques, matériels et humains. Le PAM appelle à accompagner cette réforme en mobilisant des ressources humaines qualifiées et au fait des questions de la famille, qu’il s’agisse des magistrats ou des cadres, en plus de la facilitation de l’accès à la justice de la famille à travers un guichet unique ;
- dit hautement apprécier les conclusions et les décisions contenues dans les recommandations qui vont dans le sens de la poursuite profonde et sereine de la réforme initiée depuis 2004. Le PAM affirme que cette réforme ne sera pas définitive avec l’évolution de la société et de la vie en général ;
- appelé le gouvernement à accélérer la concrétisation des propositions et des grandes lignes via une révision en profondeur du Code de la famille, à l’adopter et à le soumettre au Parlement dans les meilleurs délais ;
- exprimé sa volonté de s’impliquer, à travers toutes ses composantes et structures, de manière positive et effective dans la dynamique de communication autour des nouveautés de cette réforme.
Abdelkebir Tabih
Avocat au barreau de Casablanca
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