Souad Moutaouakil : “Ouvrir le capital des officines, c’est ouvrir la voie à un capitalisme cannibale”
Farouchement opposée à toute ouverture du capital des pharmacies aux non-pharmaciens, la profession défend le modèle officinal marocain au nom de la santé publique, de l’indépendance de l’acte pharmaceutique et de l’équité territoriale. Invitée du 12/13 de Médias24, Souad Moutaouakil, présidente du Conseil régional des pharmaciens d’officine du Sud, rejette une réforme qu’elle juge inadaptée aux réalités marocaines et porteuse de conflits d’intérêts majeurs.
Dans le cadre du débat consacré à l'ouverture du capital des pharmacies sur le plateau du 12/13 de Médias24, place au point de vue des pharmaciens, après avoir donné la parole au président du Conseil de la concurrence.
La profession s’oppose fermement à toute ouverture du capital des officines aux non-pharmaciens. Le Conseil régional des pharmaciens d’officine du Sud a d’ailleurs adressé un dossier argumenté au Conseil de la concurrence pour contester cette orientation.
Pour en parler, nous avons reçu Dr Souad Moutaouakil, présidente du Conseil régional des pharmaciens d’officine du Sud.
Médias24 : Le président du Conseil de la concurrence nous dit que le modèle actuel montre ses limites et que le débat doit être ouvert pour sauver le secteur et lui permettre d’être un maillon solide de la réforme du système de santé. Pourtant, vous rejetez catégoriquement le principe même de l’ouverture du capital des pharmacies d’officine, même à titre minoritaire. Pourquoi vous opposez-vous aussi fermement à cette mesure ?
Souad Moutaouakil : C’est un rejet total, comme vous l’avez souligné, par toutes les instances syndicales et ordinales, mais aussi par tous les secrétariats des partis politiques. Certains partis se sont d’ailleurs prononcés clairement contre cette mesure. Pourquoi ? Parce qu’il y a d’abord une spécificité marocaine. Toute réforme doit prendre en compte les considérations socio-économiques du pays. Pour moi, cela n’a pas été pris en considération dans le fameux rapport.
C’est un rapport qui adopte une approche technique, mais on ne peut pas annoncer une réforme totale et profonde du modèle officinal marocain sur une approche purement technique, sur une logique de marché et de rentabilité, en oubliant le rôle essentiel de la pharmacie d’officine, qui a toujours été investie d’une mission de santé publique.
D’ailleurs, cette mission de santé publique est à l’origine de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne, en mai 2009, qui a considéré que lorsque la libéralisation du marché s’oppose aux intérêts de santé publique, le refus peut être total. C’était notamment le cas de l’Allemagne.
- Vous insistez sur le fait que la pharmacie n’est pas un commerce comme un autre, mais un établissement de santé. En quoi l’ouverture du capital changerait-elle juridiquement et fondamentalement l’activité de la pharmacie ? Je prends un exemple : les cliniques privées peuvent avoir des investisseurs qui ne sont ni médecins ni professionnels de santé, sans que cela n’altère, en principe, les actes médicaux prodigués. Pourquoi dites-vous qu’au niveau de la pharmacie, cela changerait la donne ?
-Oui, c’est problématique, et j’insiste là-dessus. D’abord, comparer l’officine aux cliniques n’a pas lieu d’être.
Le capital des cliniques a été ouvert dans l’optique de permettre leur établissement dans des zones enclavées, là où l’État a failli dans son service de santé publique, là où il n’y a pas de centres de santé de proximité, pas d’hôpitaux, voire pas de cabinets. Ce n’est pas le cas pour l’officine.
Nous dépassons même les recommandations de l’OMS, à savoir une pharmacie pour 5.000 habitants, pour permettre la viabilité économique.
- Certains estiment justement qu’il y a trop de pharmacies au Maroc.
- Exactement. Nous sommes à un peu plus de 14.300 pharmacies, selon les chiffres du début de l’année 2025, et nous les dépassons encore. Pour 37 à 38 millions d’habitants, nous avons en moyenne une pharmacie pour 2.700 habitants. La viabilité économique est menacée dans ce cas. Mais pour le citoyen, c’est un acquis. Là où l’État n’a pas pu assurer assez de médecins ou assez d’hôpitaux, nous avons des pharmacies.
Nous avons une pharmacie à Aousserd, aux frontières mauritaniennes. Il n’y a ni hôpital ni rien du tout. C’est le pharmacien qui fait tout le travail. Dans le rural, la pharmacie est l’établissement de santé de proximité, où des conseils sont prodigués, où la dispensation est encadrée par l’expertise pour laquelle nous avons été formés, et pour laquelle nous avons ce monopole, au sens non péjoratif du terme. C’est cette expertise qui le légitime.
On ne peut pas comparer cela aux cliniques, qui demandent de gros investissements. C’est pour cela qu’on a cédé à la logique d’ouverture dans leur cas. Ce n’est pas la même chose pour les pharmacies.
- Je reviens à la logique capitalistique. La clinique privée comme la pharmacie sont des entreprises privées. Le fait qu’un investisseur non professionnel de santé entre au capital d’un établissement de santé n’altère pas forcément, en principe, l’activité qui y est prodiguée. Pourquoi serait-ce différent pour la pharmacie ?
-Avant de revenir à cette question, je vais vous dire ce que va gagner le patient en libéralisant le capital des pharmacies : rien. Rien du tout. Nous n’avons pas de manque de pharmacies sur le territoire. Nous couvrons tout le territoire marocain. Il n’y a donc pas ce besoin qu’il y avait pour les cliniques.
Pour les cliniques, comme je vous l’ai dit, les médecins avaient des problèmes de gestion, d’équipement, d’investissement. Ce n’est pas le cas pour les pharmacies. Nous n’avons pas besoin de scanners, d’IRM ou d’équipements très coûteux.
Ce que nous craignons, en revanche, c’est que la loi du marché et de la rentabilité s’impose au détriment de l’indépendance et de la souveraineté de la décision pharmaceutique. Un investisseur cherche la rentabilité maximale de son investissement, dans le temps le plus court possible.
Le temps que nous devons consacrer au patient, au conseil, à l’encadrement de la dispensation, à l’éducation à la santé, à l’accompagnement, tout cela risque d’être sacrifié. Or ce sont justement des missions qui devraient être clarifiées par des textes et donner lieu à des honoraires. Avec la baisse continue des prix des médicaments, à laquelle nous ne pouvons pas nous opposer, nous demandons au moins de quoi assurer la viabilité économique de l’officine et maintenir cet acquis qu’est l’équité géographique d’accès aux médicaments. Une équité géographique qui est menacée. Et ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les exemples étrangers. Parmi les sept pays cités dans le benchmark, ils ont omis de citer la Pologne et la Hongrie. Pourquoi ? Parce qu’il y a justement dans ces pays des réponses aux garde-fous qu’ils préconisent dans leur rapport.
On nous dit : on va limiter le nombre de pharmacies par opérateur. L’Italie l’avait fait, avec une limite à quatre officines. Cela a échoué. Ils ont contourné la règle à travers des prête-noms, des holdings non identifiables. Cela s’est produit aussi en Pologne et en Hongrie. Et ces pays sont revenus sur leurs choix.
Le problème, c’est que le retour en arrière est difficile. Il reste encore aujourd’hui des chaînes qui monopolisent certaines pharmacies. En Pologne, je crois qu’on a imposé un minimum de 51% du capital détenu par le pharmacien, mais il y a toujours des centaines de pharmacies détenues par des non-pharmaciens, et cela pose problème.
Ils ont cité les États-Unis. En 2025, CVS Health a annoncé la fermeture de milliers de pharmacies. Des millions d’Américains se retrouvent privés de pharmacie.
- Le cas américain est un exemple extrême de capitalisme sauvage appliqué à une activité comme celle des pharmacies. Mais il existe d’autres pays où le capital a été ouvert sans catastrophe. Si je vous prends l’exemple français, est-il catastrophique ?
- Le modèle français est le moins catastrophique. Mais justement, s’il y a quelque chose à prendre, il faut adapter ce qui est adaptable au Maroc.
- Donc le débat aurait quand même le mérite d’être ouvert. Ce que je constate pourtant, c’est un rejet catégorique de l’idée même d’ouvrir le capital. Pourquoi un tel refus avant même de discuter de la pertinence ou non de la mesure ?
-Parce qu’on s’est sentis plus ou moins trahis.
- Expliquez-nous.
- Nous avons déjà l’antécédent des cliniques, qui ont été, si j’ose dire, phagocytées par de grands groupes. Aujourd’hui, il n’y a plus que trois grands groupes qui monopolisent le marché. Et nous avons même un groupe qui a investi l’argent marocain dans les pays du Golfe. Est-ce cela que nous voulons pour notre pays ? La question se pose.
Nous nous sommes sentis trahis parce que nous avons été auditionnés par le Conseil de la concurrence. L’objet de la convocation, c’était le décret de fixation du prix et le circuit de distribution. Pendant les auditions, chaque instance a défendu son dossier. Lors de la première réunion, où le rapport nous a été présenté, toutes les centrales syndicales étaient présentes. Puis, bizarrement, à la deuxième réunion, elles ont été exclues. Seul le Conseil national a été convoqué. Comme je fais partie du bureau, j’étais présente.
Monsieur le président du Conseil de la concurrence nous a dit que ce rapport et ce débat avaient été ouverts parce qu’ils avaient été approchés. Par qui ? Nous n’avons pas eu la réponse.
Mais moi, j’assume ce que je dis en tant que présidente du Conseil régional du Sud, j’ai une information de source sûre selon laquelle l’Association des grossistes a eu une réunion préalable avec le président du Conseil de la concurrence et lui a présenté une étude sur leur secteur, notamment en lien avec les délais de paiement de 60 jours qui devaient s'appliquer. C'est ce que nous reprochons à l'approche adoptée.
- Vous voulez dire qu’à l’origine de cette discussion, certains grossistes ou leurs représentants ont approché le Conseil de la concurrence pour militer en faveur de l’ouverture du capital des pharmacies ?
- Je ne dirais pas cela de cette manière. Le débat a été initié à la suite d’une réunion où une étude a été présentée et où l’on a parlé de la crise économique des grossistes, en demandant de reconsidérer la vision du ministère de la Santé sur le décret, puisque le Conseil de la concurrence doit lui aussi donner son avis.
- Je précise que nous avons contacté plusieurs représentants des grossistes, qui n’étaient pas disponibles pour cette émission. Et ceux avec lesquels nous avons échangé au téléphone nous ont dit être contre l’ouverture du capital des pharmacies d’officine aux non-pharmaciens ...
- Tant mieux. Moi, je rapporte des faits. Ce que nous a dit M. le Président avant de nous exposer le rapport, c’est qu’ils avaient été approchés. L’information que j’ai, c’est qu’avant l’ouverture du débat, ils ont eu une réunion avec l’Association des grossistes, même en présence du président de notre Conseil national.
Lors de cette réunion, on lui a présenté leur problématique, notamment celle des délais de paiement. On lui a soumis leur étude et demandé de faire le nécessaire par rapport au nouveau projet de décret de fixation des prix.
Puis, lors de la première réunion, on nous a expliqué qu’à l’exception des industriels pharmaceutiques, des assurances, des prescripteurs et des cliniques, pour conflit d’intérêts, les grossistes-répartiteurs pouvaient bénéficier de cette ouverture du capital.
- Et pour vous, c’est un danger de permettre aux grossistes de détenir une partie du capital des pharmacies ?
-Le conflit d’intérêts est là. Le grossiste-répartiteur travaille avec les pharmacies, il leur fournit les médicaments. Avec certaines, il y a des créances. Donc cela encouragerait une forme de capitalisme cannibalistique. Toutes les conditions sont réunies pour qu’ils s’approprient la majorité des pharmacies. Ce serait comme leur faire un cadeau.
- J’ai soumis ce risque au président du Conseil de la concurrence. Il m’a répondu que la loi obligerait les grossistes-répartiteurs à vendre dans les mêmes conditions aux pharmacies dans lesquelles ils auraient une participation et aux autres.
- Je vous ai parlé au début de la spécificité socio-économique et culturelle marocaine. Ce que le Conseil de la concurrence a oublié, et je l’ai souligné à la deuxième réunion, c’est que les grossistes sont déjà détenteurs de l’industrie pharmaceutique, à l’exception d’un seul. Donc le conflit d’intérêts est déjà là. On est en train de favoriser un capitalisme vertical : le producteur du médicament est en même temps le grossiste-répartiteur, et demain il pourrait aussi détenir les pharmacies.
- Vous dites donc que la plupart des grossistes, à l’exception d’un seul, sont aussi des industriels pharmaceutiques ?
-Oui. Jusque-là, c’est légal. Même l’ouverture du capital des industriels a été faite à leur demande, notamment pour faire hériter leurs familles non pharmaciennes. Mais aujourd’hui, ils veulent aller plus loin.
- Vous alertez sur un risque d’intégration verticale : industrie, grossistes, officines. En quoi cela constituerait-il un risque majeur pour le citoyen ?
-Ce qui n’est pas illégal aujourd’hui, c’est que l’industrie et la grossisterie soient liées, puisque la loi le permet. Mais ils veulent maintenant changer la loi pour capter l’ensemble du secteur. Est-ce dans l’intérêt du citoyen marocain ? C’est la vraie question.
- Ce qui devrait animer tous les acteurs, c’est l’intérêt général. Mais il n’y a pas un seul intérêt général : il y a des intérêts divergents qu’il faut faire converger. En échangeant avec le président du Conseil de la concurrence, il dit que la situation des pharmaciens est aujourd’hui très compliquée financièrement. Il estime aussi que le fait que leur rémunération soit uniquement liée à la marge sur le prix des médicaments n’a pas de sens, dans un contexte où l’État veut baisser les prix. D’où l’idée d’ouvrir le capital pour permettre à ces pharmacies d’avoir d’autres sources de revenus et d’envisager une rémunération sur la boîte vendue, voire sur certains actes encadrés. Êtes-vous d’accord avec ce constat ?
- Non. Et surtout, cela se ferait au profit de qui ? Quand on me parle de rémunération sur l’acte avec remboursement, par rapport à ces missions-là, ce n’est pas cela qui irait dans la poche du pharmacien indépendant. Le pharmacien deviendrait salarié du capitaliste. Les indépendants ne pourraient pas résister.
Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui déjà, quand je réalise un gros chiffre d’affaires, je peux avoir tous les médicaments. On ne me dit jamais qu’un produit n’est pas disponible. Quand je fais un petit chiffre d’affaires, j’ai un problème. Ce n’est pas parce que je ne suis pas capable de payer. Voilà la spécificité marocaine. Imaginez que le même producteur-répartiteur détienne aussi les pharmacies. Ces pharmacies-là auront tout ce qu’elles veulent. Où est la concurrence dans ce cas ?
- L’idée, justement, est de mettre des garde-fous.
- Les garde-fous ont été mis en place en Italie, en Hongrie, en Pologne. Et vous pouvez voir ce que cela a donné : désert pharmaceutique, prise en otage des caisses d’assurance et du citoyen.
- Puisque vous rejetez cette mesure, quelle serait, selon vous, la réforme idéale du modèle économique des pharmacies d’officine, pour améliorer leur situation financière sans porter atteinte à leur indépendance ni au service rendu au patient ?
- Le patient, aujourd’hui, trouve son compte pour la majorité des médicaments. Le vrai problème se pose surtout pour les médicaments très chers, ceux qui dépassent 1.000 dirhams. Là, il y a un problème d’approvisionnement, justement parce qu’il existe un jeu malsain avec des pharmacies dépositaires, une dizaine dans tout le Maroc, et une grande partie du chiffre part vers les cliniques avec des remises très attractives.
Le Conseil de la concurrence recommande la libéralisation du capital pour, entre autres, mutualiser les achats. Mais cela peut se faire autrement, en créant, comme en France, des groupements d’achat de pharmaciens, sans ouverture du capital.
- Donc vous êtes favorable à ce modèle ?
- Oui, à 100%. C’est exactement ce que nous réclamons. Sans ouverture du capital. Il s’agit d’utiliser les achats groupés via des groupements de pharmaciens, comme cela se fait en France.
- Et un système de franchise, avec un investisseur et des pharmaciens franchisés, vous y seriez favorable ?
- Non. Nous ne serions plus des acteurs de santé, mais des commerciaux obligés de rentabiliser un investissement. Rentabiliser, cela veut dire aussi rentabiliser le temps consacré au patient. Et cela est hors de question. L’essence de la mission du pharmacien d’officine, pour laquelle nous avons été formés, est une mission professionnelle de santé publique au service du patient. C’est cela que le patient perdrait.
- Aujourd’hui, les pharmaciens ne peuvent pas se contenter des marges sur les médicaments, puisque l’État veut en baisser les prix. Quelle solution proposez-vous ?
- Ce que propose aussi le Conseil de la concurrence pour les pharmaciens, mais à notre bénéfice cette fois : des honoraires sur l’acte pharmaceutique, sur la dispensation à la boîte. Il y a aussi la question des gardes. Là, par exemple, je n’ai pas dormi : j’ai passé la nuit dans ma pharmacie d’officine. Et je n’ai aucun avantage. Dans d’autres pays, rien que pour ma présence, indépendamment des honoraires, je devrais avoir un forfait pour chaque nuit.
- C’est aussi pour cela que dans certaines pharmacies au Maroc, on ne trouve pas de pharmacien ?
- Dans certaines pharmacies, oui. Et en tant que présidente du Conseil, je n’arrête pas de saisir l’autorité responsable. Il faut aussi faire le ménage. À chaque fois que j’ai un cas, je le signale. La loi oblige les pharmacies à être présentes et l’inspection doit faire son travail. Nous ne sommes pas contre les sanctions. S’il faut même les durcir, nous sommes pour. Il faut des sanctions dissuasives. Mais une minorité ne peut pas condamner toute une profession.
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