Le gouvernement veut porter le nombre d'universités publiques de 12 à 27
Le projet de révision de la carte universitaire publique prévoit un important redécoupage. L’objectif est de mieux répartir l’offre d’enseignement supérieur sur le territoire, de réduire la surcharge des établissements et de renforcer leur contribution au développement régional. Le Conseil supérieur de l’éducation soutient l’orientation générale du projet tout en appelant à l’inscrire dans une réforme plus globale du secteur.
Le projet de révision de la carte universitaire publique marocaine prévoit une profonde restructuration du paysage de l’enseignement supérieur. Soumis au Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS), il propose de faire passer le nombre d’universités publiques de 12 à 27 à travers le découpage de plusieurs grands établissements.
L’objectif affiché est de mieux répartir l’offre universitaire sur le territoire national, de réduire la surcharge que connaissent certaines universités et de rapprocher les services universitaires des étudiants.
Concrètement, l’Université Ibn Zohr d’Agadir serait divisée en cinq universités. Les universités Abdelmalek Essaâdi de Tétouan, Hassan II de Casablanca, Mohammed V de Rabat et Cadi Ayyad de Marrakech seraient chacune réparties en trois universités. Les universités Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès, Moulay Ismaïl de Meknès et Mohammed Premier d’Oujda seraient, quant à elles, divisées en deux établissements.
En revanche, les universités Chouaïb Doukkali d’El Jadida, Hassan Iᵉʳ de Settat, Ibn Tofaïl de Kénitra et Moulay Slimane de Béni Mellal conserveraient leur organisation actuelle.
Le projet prévoit une mise en œuvre progressive entre 2026 et 2028. Des investissements destinés à accompagner la restructuration et la création de nouveaux établissements sont également programmés à l’horizon 2030.
"Equité territoriale"
Selon le document présenté au Conseil, cette nouvelle organisation doit permettre de renforcer la contribution de l’université au développement économique et social, aussi bien à l’échelle régionale que nationale. Le projet prévoit également la création de nouveaux établissements universitaires ainsi qu’une offre de formation davantage adaptée aux besoins des régions et aux métiers d’avenir.
Dans son avis, le CSEFRS estime que cette réorganisation peut contribuer à améliorer l’équité territoriale, à réduire l’encombrement des grandes universités et à renforcer leur gouvernance. Il considère également qu’elle pourrait rapprocher davantage les services universitaires des étudiants et renforcer le rôle des universités dans le développement régional.
Le Conseil souligne toutefois que le découpage des universités ne saurait, à lui seul, répondre aux défis de l’enseignement supérieur. Il appelle ainsi à inscrire cette réforme dans une vision plus globale intégrant notamment la gouvernance, la qualité de la formation, la recherche scientifique et l’autonomie des universités.
À découvrir
à lire aussi
Article : Industrie : Cicor quitte la Tunisie et renforce sa présence au Maroc
Le groupe suisse Cicor annonce la cession de ses activités en Tunisie et prévoit de concentrer ses activités de production en Afrique du Nord sur ses sites de Berrechid et de Témara, dans le cadre de sa stratégie globale visant à améliorer sa rentabilité et à soutenir l’intégration des acquisitions réalisées en 2025.
Article : Le printemps 2026 au Maroc, l’un des plus chauds depuis 1981
Vagues de froid tardives, chutes de neige printanières, épisodes de chaleur précoce… le printemps 2026 a été marqué par une météo particulièrement contrastée au Maroc. Il se classe au 12ᵉ rang des printemps les plus chauds enregistrés depuis 1981.
Article : Autoproduction : le Maroc tient-il enfin son cadre, ou seulement une amorce ?
Le décret tant attendu sur l'autoproduction est entré en vigueur le 9 juin 2026, ouvrant aux entreprises et aux particuliers le droit de produire leur électricité renouvelable. Mais entre un décret complémentaire toujours bloqué, un plafond de revente figé à 20% et l'absence de mesures d'accompagnement, le cadre ressemble pour l'instant davantage à une amorce qu'à un dispositif pleinement opérationnel et incitatif.
Article : Épisode 4. “Vous n’étiez pas des spectateurs, vous étiez des acteurs” : quand les joueurs reconnaissent le rôle des supporters dans la conquête du titre mondial
Dans l’épisode précédent, nous avons vu que les centaines de Marocains présents à Santiago ne se considéraient pas comme de simples spectateurs. Beaucoup expliquaient avoir fait le déplacement pour aider les joueurs, leur transmettre de la force et participer, à leur manière, à la conquête de la première Coupe du monde de l’histoire du football marocain. Cette perception pourrait être interprétée comme une simple représentation propre aux supporters. Pourtant, les entretiens réalisés après la finale révèlent un phénomène beaucoup plus surprenant : les joueurs eux-mêmes considèrent que ce public a joué un rôle dans cette aventure. À leurs yeux, les supporters n’étaient pas seulement dans les tribunes. Ils faisaient partie du projet collectif qui a conduit le Maroc au sommet du football mondial des moins de vingt ans.
Article : Les prévisions météo pour le vendredi 19 juin 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le vendredi 19 juin 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Temps assez chaud à chaud […]
Article : Classement FIFA : Les Lions de l'Atlas atteignent le 6e rang mondial pour la première fois de leur histoire
Le Maroc s'est hissé à la 6e place du classement FIFA en temps réel, le mercredi 17 juin, suite au nul (1-1) concédé par le Portugal face à la République démocratique du Congo lors de la 1ʳᵉ journée de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026 à Houston, aux États-Unis.