Les patronats marocain, espagnol et portugais créent un comité conjoint dédié à la Coupe du monde 2030
Ce comité aura pour mission d’élaborer une feuille de route des secteurs privés marocain, espagnol et portugais, visant à favoriser le partage d’expertise et à renforcer les partenariats en vue de maximiser et de pérenniser l’impact économique et social de la Coupe du monde 2030.
La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), la Confederación española de organizaciones empresariales (CEOE), et la Confédération des entreprises de Portugal (CIP) ont décidé, mardi 21 octobre, de créer un comité conjoint dédié à la Coupe du monde 2030.
Lors d'une réunion de travail tenue à Casablanca entre le président de la CGEM, Chakib Alj, et le président de la CEOE, Antonio Garamendi à Casablanca, il a été convenu en concertation avec le président de la CIP, Armindo Monteiro, de mettre en place un comité ayant pour mission d’élaborer une feuille de route des secteurs privés marocain, espagnol et portugais, visant à favoriser le partage d’expertise et à renforcer les partenariats en vue de maximiser et de pérenniser l’impact économique et social de la Coupe du monde 2030, indique un communiqué conjoint de la CGEM et de la CEOE.
Dans ce sens, il a été décidé d’organiser, début 2026 à Rabat, un forum entrepreneurial Maroc-Espagne-Portugal, qui réunira des chefs d’entreprises des trois pays, fait savoir la même source.
Cette rencontre a permis d'identifier les leviers à mettre en place pour promouvoir davantage l’investissement espagnol au Maroc et l’investissement marocain en Espagne, notamment auprès des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), et ce, dans des secteurs à forte valeur ajoutée tels que le tourisme, l’automobile, l’éducation, l’industrie pharmaceutique, la durabilité et les nouvelles technologies.
Les discussions ont également exploré les opportunités croisées permettant aux entreprises marocaines d’accéder aux marchés ibéro-américains à travers l’Espagne et aux entreprises espagnoles de se déployer sur le marché africain via le Maroc, véritable porte d’entrée du continent. En outre, les échanges ont abordé les investissements et partenariats stratégiques à déployer pour accompagner la préparation de la Coupe du monde 2030, que le Maroc, l’Espagne et le Portugal accueilleront ensemble.
Parallèlement, les présidents de la CGEM et de la CEOE ont souligné le rôle majeur et la responsabilité du secteur privé pour faire de cet événement mondial un levier de développement économique, générateur de croissance, d’emplois et d’opportunités durables.
M. Garamendi, s'est également réuni, lundi, avec le ministre délégué chargé de l'Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, le président de la CGEM, et des chefs d’entreprises marocains.
Les échanges ont porté sur les opportunités d’investissement et de partenariat et les moyens de renforcer davantage la coopération économique bilatérale dans un contexte mondial en pleine mutation.
à lire aussi
Article : Bourse de Casablanca : les minières sauvent un semestre marqué par la correction du marché (bilan)
Après un semestre marqué par une correction du marché, quelles valeurs ont résisté ? Quels secteurs ont tiré leur épingle du jeu ? Et où les investisseurs ont-ils concentré leurs échanges ? Voici le bilan des six premiers mois de 2026 à la Bourse de Casablanca à travers les principales performances de la cote.
Article : Textile : le déficit de main-d’œuvre dans la confection pèse sur les exportations
Les exportations textiles reculent de 9,1% à fin mai 2026, une baisse que les perturbations logistiques du premier trimestre ne suffisent plus à expliquer. L’aggravation de la baisse en avril et mai montre que le problème dépasse désormais le seul facteur logistique. La cause principale est aujourd’hui le déficit de main-d’œuvre, qui pèse directement sur la production, les délais de livraison et la capacité des entreprises à honorer leurs commandes.
Article : Traitement de l'eau. Le britannique Hydro Industries s'implante au Maroc avec Hydro Services Morocco
Le britannique Hydro Industries Limited s’implante au Maroc avec la création de Hydro Services Morocco, une SAS au capital de 1 MDH dédiée aux métiers du traitement de l’eau, de l’assainissement et du dessalement.
Article : Le Maroc face au choix du Rafale : les clés d'un arbitrage géopolitique contre le tout-américain
Si la volonté d'éviter une dépendance exclusive envers les États-Unis est réelle, l'équation budgétaire et le défi du nombre face à la flotte d'Alger imposent un examen attentif des réalités du terrain.
Article : Maroc-Chine : en attendant le Sahara, la relation bilatérale économique s'accélère
Dix ans après l'établissement d’un partenariat stratégique entre Rabat et Pékin au cours de la visite royale en Chine en 2016, l’ambassadrice chinoise au Maroc a célébré cet événement en déclarant que les relations économiques bilatérales ont connu une progression exceptionnelle. Si les perspectives industrielles et touristiques apparaissent plus que prometteuses, la question d'une éventuelle reconnaissance chinoise de la marocanité du Sahara au Conseil de sécurité de l'ONU demeure toujours entourée de précautions diplomatiques. Explications.
Article : IDE : le flux net progresse de 41,8% à fin mai 2026
Les investissements directs étrangers (IDE) au Maroc poursuivent leur progression à fin mai 2026. Porté par une hausse des recettes et un recul des dépenses, leur flux net atteint 23.319 MDH, en hausse de 41,8% par rapport à la même période de 2025. Dans le même temps, les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) enregistrent également une nette progression.