Le gouvernement britannique met un terme aux discussions avec Xlinks
Selon Sky News, le gouvernement britannique n'a pas donné son approbation au contrat d'achat d'électricité sur 25 ans avec Xlinks, un contrat qui était au cœur du business-model du projet de liaison électrique entre le Royaume-Uni et le Maroc.
Dans un nouveau développement inattendu, le gouvernement britannique a décidé de ne pas poursuivre les discussions avec les porteurs du projet Xlinks. L'information est rapportée par Sky News ce jeudi 26 juin.
"Sky News a appris qu’Ed Miliband, secrétaire à la Sécurité énergétique et à l’objectif zéro émission nette, a décidé de ne pas entamer de négociations formelles avec Xlinks, une entreprise privée, concernant un accord de garantie de prix sur 25 ans", écrit le média, citant des sources gouvernementales britanniques.
La même source précise qu'une "déclaration ministérielle est attendue plus tard dans la journée pour confirmer cette décision". Une décision "en partie motivée par la volonté de se concentrer sur des sources d’énergie « locales » – une affirmation remise en question par des sources industrielles", poursuit le média britannique.
Selon nos informations, le projet Xlinks de liaison électrique entre le Maroc et le Royaume-Uni ne sera pas abandonné pour autant. L’entreprise travaille déjà sur des plans alternatifs, à savoir d'autres clients potentiels comme des acteurs opérant dans les industries énergivores.
Ces développements récents ne constituent pas une surprise, l'Inspection britannique de l'urbanisme (Planning Inspectorate) a récemment décidé de mettre fin à la pause sollicitée par Xlinks le 15 mai 2025. Dans une lettre datée du 20 juin 2025, elle a fixé un délai ne dépassant pas la fin du mois de juillet 2025 pour la tenue de la réunion préliminaire d’examen du projet. En cas de refus, Xlinks pourra retirer sa demande à ce stade pour la soumettre à nouveau, une fois que les incertitudes soulevées auront été levées.
Par ailleurs, la communication des porteurs du projet, Sir Dave Lewis, prévoyait depuis quelque temps la possibilité d'un tel scénario. Dave Lewis avait déclaré au Sunday Telegraph plus tôt cette année que Xlinks se tournerait vers un autre pays si le gouvernement britannique refusait de soutenir le projet.
Le projet Xlinks vise à relier le Maroc au Royaume-Uni par quatre câbles sous-marins à haute tension, chacun transportant 1,8 GW. Couvrant une superficie de 1.500 km² et combinant énergie solaire et éolienne (7 GW solaire, 4,5 GW éolien et 5 GW de batteries), ce projet estimait fournir 8% de l'électricité du Royaume-Uni dans les cinq ans suivant le début de sa construction.
En attente des premières réactions de Xlinks, les prochaines heures seront décisives quant au sort et au développement de ce projet.
À suivre…
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