img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
TOURISME

Les opérateurs de tourisme plutôt satisfaits des nouvelles conditions d'entrée au Maroc

Après l’annonce des nouvelles conditions d’entrée au Maroc, Médias24 a recueilli les réactions de deux opérateurs. Le premier, un hôtelier, se montre très critique sur le contenu, tandis que Fouzi Zemrani, l'ancien vice-président de la Confédération nationale du tourisme, salue des progrès indéniables.

Les opérateurs de tourisme plutôt satisfaits des nouvelles conditions d'entrée au Maroc
Par
Le 2 février 2022 à 19h28 | Modifié 2 février 2022 à 21h14

La décision d’obliger les voyageurs à présenter, aux frontières marocaines, qui vont rouvrir le 7 février, non seulement un pass vaccinal en cours de validité mais aussi le résultat négatif d’un test PCR datant de moins de 48 heures, n'a pas vraiment fait l’unanimité dans les rangs des opérateurs.

« Un test PCR coûteux ne doit pas être à la charge des visiteurs »

C’est notamment le cas d’un grand hôtelier de la ville ocre qui ne comprend pas la décision des autorités marocaines de continuer à imposer des mesures restrictives pour se prémunir du variant Omicron, "bien moins grave" que Delta.

"Aujourd’hui, 80% des destinations touristiques de la planète ne réclament qu’un certificat de vaccination en cours de validité, et dans certains cas le résultat négatif d’un test PCR.

Les pays qui le demandent le pratiquent à l’arrivée à leur frontière, et à leur charge pour ne pas occasionner une perte de temps aux touristes, en particulier aux familles de quatre ou cinq personnes qui auraient dû débourser presque l’équivalent d’un nouveau billet d’avion en tests médicaux."

"Ceux, plus rares, qui réclament encore à leurs visiteurs de présenter au départ un résultat négatif de test PCR, ont fait preuve de souplesse en assortissant cette condition d’un délai de 72 heures au lieu de 48 heures", ajoute notre interlocuteur.

"Le Maroc est donc une véritable exception mondiale en la matière », accuse l’hôtelier, citant l’Égypte, la Turquie et la Tunisie, qui ont opté pour des tests aléatoires à l’arrivée.

« Des conditions d’accès contraignantes qui font le jeu de la concurrence »

Concernant le remplacement de l’obligation de devoir rapatrier, à la charge des compagnies aériennes, les étrangers testés positifs à l’arrivée par un confinement dans leur hôtel, ou pour les cas graves par une hospitalisation, notre interlocuteur avance que les nouvelles conditions d’accès sont simplement venues réparer « une bêtise ».

"En réalité, malgré certains efforts, le package qui a été dévoilé est bien plus contraignant en termes d’accès au territoire marocain que dans la grande majorité de nos destinations concurrentes qui se contentent de réclamer un pass vaccinal et un test PCR à l’arrivée, voire à la rigueur effectué 72 heures avant le départ", avance notre source, pour qui le surcoût et la perte de temps feront perdre de nombreux clients.

"Il y a un certain zèle incompréhensible qui n’existe nulle part ailleurs, comme celui qui consiste à suivre les touristes jusqu’à leur hôtel 24 heures après leur arrivée pour pratiquer des tests aléatoires."

"Au lieu de mettre en œuvre des conditions d’accueil alignées sur les standards internationaux, le Maroc a rajouté des contraintes inutiles qui vont faire le bonheur de tous nos concurrents directs", conclut l’hôtelier.

Il espère toutefois que "ces contraintes seront assouplies avant le début de la saison estivale, sans quoi il n’y aura pas de rebond visible d’activité avant l’année 2023".

« Des progrès indéniables et des assouplissements à venir »

Moins sévère que son confrère, l’ancien vice-président de la Confédération nationale du tourisme (CNT), Fouzi Zemrani, note des progrès dans les nouvelles conditions d’entrée des visiteurs.

"Ainsi, ne plus avoir à rapatrier les étrangers testés positifs dans nos aéroports à la charge des compagnies aériennes est un progrès indéniable en termes de conditions d’entrée, et même une véritable victoire qui va leur permettre de venir sans contraintes ou crainte de sanctions."

"Après deux mois d’une fermeture des frontières qui a beaucoup aggravé la situation de notre secteur, je suis d’avis de procéder graduellement car nous ne pourrons pas retrouver la normalité d’un seul coup", estime l'ancien vice président de la CNT.

"Cela est d’autant plus vrai que quinze jours après l'ouverture des frontières, il est probable qu’il y aura un assouplissement de certaines contraintes, comme faire passer à 72 heures la validité du test PCR, au lieu de 48 heures", prédit Fouzi Zemrani en espérant qu'il n'y ait plus aucune fermeture à l'avenir.

« 2022, l’année de la reconquête, 2023 celle de la reprise »

Sur la réaction de ses partenaires étrangers (tour-opérateurs, compagnies aériennes…), l’agent de voyages déclare avoir reçu de nombreux témoignages de soulagement juste après l’annonce de la réouverture des frontières, et davantage après celle des conditions d’entrée au Maroc.

"Sachant que durant la fermeture de ses frontières, le Maroc était une destination en moins, donc de l’argent en moins, les prescripteurs vont se mettre au travail et reprogrammer la saison du printemps.

En effet, la demande n’a jamais disparu, et plus particulièrement au niveau de notre premier marché émetteur qui est la France."

"Il est donc normal que le gouvernement ait choisi d’entrouvrir les portes du pays le temps que la situation se décante, mais à moyen terme le fait d’avoir bien géré la crise sur le plan sanitaire sera certainement payant à l’international avec un flux croissant d'arrivées étrangères.

"En effet, 2022 sera l’année de la reconquête des marchés émetteurs du Maroc, tandis que 2023 sera celle de la reprise", conclut Zemrani en insistant sur le fait que le meilleur moyen de ne pas refermer les frontières sera de généraliser la troisième dose à l'ensemble de la population nationale, sous peine de perdre les acquis de toute la campagne vaccinale.

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Par
Le 2 février 2022 à 19h28

à lire aussi

La météo prévue pour le dimanche 17 mai 2026
Les prévisions quotidiennes

Article : La météo prévue pour le dimanche 17 mai 2026

Voici les prévisions météorologiques pour le dimanche 17 mai 2026, établies par la Direction générale de la météorologie.

Quand le mois de mai joue les prolongations hivernales, ce qu'en dit la DGM
SOCIETE

Article : Quand le mois de mai joue les prolongations hivernales, ce qu'en dit la DGM

Entre des pluies généreuses, des rafales de vent et des sommets entièrement blanchis par la neige, le Royaume traverse une transition printanière pour le moins surprenante. Une instabilité marquée qui devrait toutefois rapidement s'effacer devant le retour de la chaleur dès la semaine prochaine. Voici les explications de la DGM.

AS FAR-Mamelodi Sundowns (Ligue des champions) : quelle heure, quelle chaîne
Quoi de neuf

Article : AS FAR-Mamelodi Sundowns (Ligue des champions) : quelle heure, quelle chaîne

L'AS FAR affronte Mamelodi Sundowns, ce dimanche 17 mai 2026, en finale aller de la Ligue des champions de la CAF.

Sur instructions royales, Lalla Meryem préside le Conseil d'administration des Oeuvres Sociales des FAR
Quoi de neuf

Article : Sur instructions royales, Lalla Meryem préside le Conseil d'administration des Oeuvres Sociales des FAR

En exécution des instructions du Roi, Chef Suprême et Chef d'État-Major Général des Forces Armées Royales, la Princesse Lalla Meryem a présidé, samedi au siège de l'État-Major Général des FAR, le Conseil d’Administration des Œuvres Sociales des FAR.

Réforme de la profession d'avocat. Le texte adopté en commission embrase les barreaux
DROIT

Article : Réforme de la profession d'avocat. Le texte adopté en commission embrase les barreaux

La commission parlementaire de la Justice a adopté jeudi une série d'amendements au projet de loi réformant la profession d'avocat. Le texte acte des avancées sur l'accès à la profession et l'immunité de la défense, mais cristallise de nouvelles tensions. Les bâtonniers des dix-sept barreaux du Royaume annoncent leur démission collective et menacent de bloquer toute élection professionnelle.

Saad Lamjarred condamné à 5 ans de prison en France
Quoi de neuf

Article : Saad Lamjarred condamné à 5 ans de prison en France

L'artiste marocain a été condamné, vendredi 15 mai, à une peine de cinq ans de prison dans le cadre de l'affaire de viol d'une fille à Saint-Tropez, dans le sud-est de la France, en 2018.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité