Thé: Reprise partielle des usines chinoises
Certaines usines chinoises de thé ont repris leur activité tandis que d'autres sont toujours fermées. Quand certains importateurs marocains ont déjà chargé leur première commande de 2020, d'autres doivent encore fonctionner avec leurs stocks.
Les importateurs marocains de thé font face depuis le début de l'année 2020 à la fermeture des usines de leurs fournisseurs chinois. Une situation qui laissait présager des perturbations de l'approvisionnement du marché local.
Des acteurs sondés, début février, sur les perspectives nous confirmaient qu'une reprise des usines était espérée avant la fin du mois.
Qu'en est-il aujourd'hui ? "Les usines qui nous servent ont toutes repris la production et nous avons même chargé nos premiers conteneurs en début de semaine", nous confie un opérateur. Ce dernier tient à préciser que ceci est en tous les cas valable pour ses fournisseurs.
Cela sous-entend que la reprise des usines de thé n'est pas générale. Un constat que nous confirme un autre opérateur. "En effet, les usines de nos partenaires n'ont pas encore redémarré. Mais nous avons du stock".
Les importateurs ne sont donc pas face à la même situation. Pour certains, la tension vécue depuis le début de cette année 2020 se poursuit tant que leurs fournisseurs n'ont pas repris la production.
Rappelons que les importations marocaines de thé vert en provenance de Chine s'élèvent à près de 70.000 tonnes annuellement. Le Maroc est le premier partenaire de la Chine puisqu'il achète plus de 25% de ses exportations globales de thé, à en croire les données communiquées par l’Association marocaine des industriels du thé et du café (AMITC).
L'épidémie du coronavirus a frappé la Chine mi-janvier, en pleines vacances du nouvel an chinois. Face à la propagation rapide du virus, les autorités chinoises ont décidé de prolonger les vacances et garder fermées les usines pour réduire les risques sanitaires.
Cette situation qui a indéniablement un impact sur les politiques d'approvisionnement des opérateurs n'a pas eu de conséquences immédiates sur le marché local. "Il n'y a pas de perturbations sur le marché national, car nous avons des stocks", nous explique-t-on. Les niveaux de stocks diffèrent bien évidemment d'un opérateur à un autre, mais ils couvrent en général au moins 1 à 2 mois, voire 3 mois.
Les longs délais de livraison à partir de la Chine poussent inévitablement les opérateurs à disposer de stocks. "Il faut compter deux mois en moyenne entre le moment où la marchandise est mise en conteneur et le moment où elle arrive aux dépôts", expliquait notre source.
Le risque de perturbation du marché reste présent, mais dans une moindre mesure, puisque certains fournisseurs ont repris le travail. "Sauf si le gouvernement chinois décide de reprendre les mises en quarantaine...", prévient un acteur.
Lire aussi: Thé: 2020, une année difficile pour les exportations chinoises?
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