Actes de vandalisme du 1ᵉʳ octobre. 70% des participants sont des mineurs (ministère de l'Intérieur)
La soirée du mercredi 1ᵉʳ octobre a connu de nouveaux actes de violence et de vandalisme dans certaines régions, notamment dans la localité de Leqliâa (préfecture d’Inezgane-Aït Melloul) où un groupe a ciblé un poste de la Gendarmerie royale. Voici le bilan et les précisions du porte-parole du ministère de l'Intérieur.
- 70% des participants à ces actes sont des mineurs. La participation d’enfants et de mineurs a atteint, dans plusieurs cas, 100% des groupes impliqués.
- Ces événements ont connu l’usage d’armes blanches, des jets de pierres, l’explosion de bouteilles de gaz et l’incendie de pneus.
- Trois décès dans une tentative de s'emparer de munitions, d’équipements et d’armes de service mis à la disposition de la Gendarmerie royale dont les éléments ont été contraints de faire usage de leurs armes de service.
- 354 blessés à des degrés de gravité variables, dont 326 membres des forces publiques.
- 271 véhicules des forces publiques et 175 voitures privées, dégradées.
- 80 établissements répartis sur 23 préfectures et provinces, ont été la cible d’actes d’agression, de destruction et de pillage.
- Toutes les mesures juridiques nécessaires seront prises, sans aucune complaisance ni indulgence, assure le ministère de l'Intérieur.
Après une deuxième soirée mouvementée marquée par une escalade des actions de violence et de vandalisme, le porte-parole du ministère de l'Intérieur a présenté, ce jeudi 2 octobre, un nouveau bilan. Le voici :
"Conformément aux dispositions constitutionnelles et légales relatives au maintien de l’ordre public et à la protection des droits et libertés, et dans le cadre de leurs responsabilités institutionnelles, les autorités publiques ont poursuivi, dans la soirée du mercredi 1ᵉʳ octobre 2025, leurs interventions réglementaires dans plusieurs régions du Royaume.
"Ces interventions ont porté sur la gestion des différentes formes de protestation, dans le respect des dispositions légales en vigueur, de manière à garantir la sécurité et l’ordre publics, tout en prévenant toute menace à la sécurité des personnes et des biens.
"Cependant, certaines de ces manifestations ont rapidement dégénéré, se transformant en attroupements portant atteinte à la sécurité et à l’ordre publics, émaillés d’actes graves de violence et de vandalisme. De façon préoccupante, un nombre élevé de mineurs, représentant plus de 70% des participants, y ont pris part. Ces événements ont connu l’usage d’armes blanches, des jets de pierres, l’explosion de bouteilles de gaz et l’incendie de pneus.
"Malheureusement, ces actes de violence et de vandalisme ont pris, dans plusieurs zones, une ampleur encore plus grave, avec des attaques menées à l’aide d’armes blanches et l’intrusion dans des bâtiments publics et des locaux de services de sécurité. À titre d’exemple, dans la localité de Leqliâa (préfecture d’Inezgane-Aït Melloul), un groupe a tenté de s’emparer de munitions, d’équipements et d’armes de service mis à la disposition de ces services. Cela a contraint des éléments de la Gendarmerie royale à faire usage de leurs armes de service, dans le cadre de la légitime défense, ce qui a entraîné trois décès.
"Concernant les événements de la nuit du mercredi, le bilan fait état de :
- 354 blessés à des degrés de gravité variables, dont 326 membres des forces publiques chargées du maintien de l’ordre.
- D’importants dégâts matériels ont également été constatés, touchant 271 véhicules des forces publiques et 175 voitures privées.
- En outre, environ 80 établissements administratifs, sanitaires, sécuritaires, collectifs, agences bancaires et commerces, répartis sur 23 préfectures et provinces, ont été la cible d’actes d’agression, de destruction et de pillage.
Il est particulièrement préoccupant de relever que, comme déjà signalé, la participation d’enfants et de mineurs a atteint, dans plusieurs cas, 100% des groupes impliqués.
"Les procédures légales nécessaires ont été engagées à l’encontre des personnes soupçonnées d’implication dans ces actes criminels, sous la supervision du parquet compétent. Un certain nombre de majeurs ont été placés en garde à vue, tandis que des mineurs ont fait l’objet de mesures de rétention, pour les besoins de l’enquête. Ces procédures se déroulent dans le strict respect des garanties et règles procédurales prévues par la loi, de manière à préserver les droits et libertés consacrés juridiquement.
"Le ministère de l’Intérieur, en informant l’opinion publique nationale des développements de la situation, souligne que les autorités publiques demeurent engagées à assumer leurs missions conformément aux responsabilités institutionnelles et aux dispositions constitutionnelles et légales. Elles veillent ainsi à préserver l’ordre public et à garantir l’exercice des droits et libertés dans leur cadre légitime et légal. Elles continueront également à mener les opérations réglementaires et sécuritaires destinées à interpeller toutes les personnes impliquées dans les actes de violence et de vandalisme, avec la fermeté et la rigueur qu’exigent les responsabilités qui leur incombent, et dans le respect strict des compétences et prérogatives légales applicables.
"Il convient enfin de souligner que toutes les mesures juridiques nécessaires seront prises, sans aucune complaisance ni indulgence, afin d’établir les responsabilités légales de toute personne avérée impliquée dans des actes criminels ou comportements délictueux, et d’appliquer les conséquences judiciaires qui en découlent, conformément aux procédures prévues et sous la supervision du parquet compétent, dans le respect de la primauté de la loi".
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