Driss El Yazami : “Nous devons développer une politique de rétention d’une partie de nos ressources humaines”
Driss El Yazami, président du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger, est intervenu lors de la 2e édition de la Journée nationale de l'industrie qui s’est déroulée le 16 octobre. Une intervention où il appelle au développement d'une politique de rétention des ressources humaines marocaines.
Le président du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME), Driss El Yazami, figurait parmi les panélistes qui se sont exprimés lors de de la 2e édition de la Journée nationale de l'industrie. L’événement s’est déroulé le mercredi 16 octobre à Benguérir, dans les locaux de l’université Mohammed VI Polytechnique.
Driss El Yazami est intervenu lors du panel 5, intitulé “Innovation et compétitivité économique : quelles stratégies pour l’avenir ?”
“Nous vivons dans un monde où la concurrence est acharnée par la captation des ressources humaines, dans tous les domaines. Ça ne concerne pas seulement les compétences hautement qualifiées, mais aussi les qualifications basses”, a-t-il commenté.
“Tous les pays d’Europe développent des politiques d’attraction des compétences de tous niveaux”.
“Aujourd’hui, une concurrence mondiale existe pour la captation des médecins, mais aussi des infirmiers et des aides soignants. On a récemment empêché le départ au Québec de 250 infirmiers marocains”, a précisé Driss El Yazami.
Vers une politique de rétention des ressources humaines ?
En outre, “la communauté marocaine à l’étranger elle-même est en constante évolution. L’immigration n’est pas derrière nous, elle est devant nous. Elle s’enracine dans nos résidences”.
Driss El Yazami ajoute que “nous devons développer une politique de rétention d’une partie de nos ressources humaines”.
“Les Marocains se sont installés dans la circulation internationale des élites professionnelles. Un jeune diplômé marocain va regarder le marché d’emploi mondial. Quels sont les atouts que nous pouvons présenter à ces Marocains ? Quel est le storytelling que nous donnons ? Qu’est-ce que nous racontons du Maroc ?”, s'interroge le président du CCME.
“Le Maroc est un pays mobilisateur, et c’est ce récit auquel on doit donner de la cohérence”.
Et de conclure : “Quel que soit le domaine, nous avons des talents marocains, nous avons un savoir-faire, il faut maintenant le systématiser, le rationaliser et mettre un peu plus de cohérence”.
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