Accord de pêche Maroc-Russie : la décision de prorogation est antérieure au verdict de la CJUE
Selon des sources sûres, la prorogation de l’accord de pêche entre le Maroc et la Fédération de Russie n’a aucun lien avec le verdict de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Cet accord restera en vigueur jusqu’à fin décembre 2024 et il n’est pas exclu que les deux pays en signent un nouveau couvrant plusieurs années. Explications.
Sur le dossier de la pêche, le Maroc n’est pas dans une logique de réaction dans ses relations avec ses partenaires. L’accord signé avec la Russie, devant expirer fin octobre 2024, a été prorogé bien avant le verdict de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) qui invalidait les accords agricole et de pêche entre le Royaume et l’UE, apprend Médias24 de sources sûres.
"Les deux pays n’allaient pas attendre l’approche de la date fatidique de fin octobre pour examiner la question", indiquent nos sources qui affirment qu’un échange de visites a eu lieu, de manière intensive, lors des dernières semaines du mois de septembre. Et les deux pays réfléchissent déjà à l’après 2024.
"Un autre accord d’au moins 4 ans est pratiquement acquis, mais notre souhait est de déboucher sur une plus longue période", affirme une source russe sûre.
L’accord actuel, donc en vigueur jusqu’à fin décembre, a été signé par les deux pays en date du 14 septembre 2020.
Il prévoit le versement d’une contribution annuelle au Maroc de l’ordre de 7 millions de dollars et est entouré de plusieurs conditions imposées à la flotte russe autorisée à pêcher dans la zone économique atlantique, y compris au large du Sahara.
Le quota annuel ne doit pas dépasser les 140.000 tonnes et est constitué essentiellement de sardines et sardinelles (23%), de maquereaux, chinchards et anchois (75%) et de prises diverses (2%).
Chaque bateau de pêche russe est en plus obligé de payer une licence et de verser une redevance équivalente à 17,5% de la valeur marchande de ses prises de poisson, en plus de l’obligation d’employer au moins 16 pêcheurs marocains par embarcation.
À découvrir
à lire aussi
Article : Au-delà du bilan Akhannouch, lecture des indicateurs du marché du travail
Sous le gouvernement Akhannouch, le marché de l’emploi reste le principal point de fragilité de l’économie. Ce problème est ancien mais s’aggrave au fil du temps. Médias24 confronte les engagements du gouvernement à ses réalisations et analyse, au-delà du mandat, plusieurs indicateurs du marché du travail sur une longue période.
Article : Secteur minier. Après une année 2025 record, 2026 s'annonce déjà comme un cru très prometteur
2025 restera comme un millésime d'exception pour les mines marocaines. Cours au plus haut, volumes en hausse, nouveaux projets en maturation... Le secteur profite pleinement d'un cycle mondial porteur. Et 2026 s'annonce tout aussi favorable, sous l'effet de plusieurs signes.
Article : Ordre des experts-comptables. Élections sur fond de réflexion sur l’ouverture du capital
Le 21 mai 2026, les experts-comptables élisent les membres du Conseil national et des conseils régionaux de leur Ordre pour les trois prochaines années. Au-delà de ce renouvellement, la profession réfléchit à faire évoluer son cadre, notamment sur la question de l’ouverture du capital des cabinets. Détails.
Article : Le trafic aérien en hausse de 11,15% à fin mars 2026
L'Office national des aéroports (ONDA) a annoncé que le trafic aérien commercial dans les aéroports du Royaume a enregistré 8.913.041 passagers à fin mars 2026, soit une croissance de 11,15% par rapport à la même période de l'année précédente.
Article : Mondial 2026. Le double pivot, pierre angulaire du projet Ouahbi
Les deux milieux de terrain devant la défense constituent l’élément central du dispositif tactique du sélectionneur national. Un principe qui assure l’équilibre des Lions de l’Atlas, conditionne la récupération du ballon et la première phase de construction. Mais qui n’est pas sans risque.
Article : SIAM 2026 : malgré un taux de couverture de 60%, 450 communes rurales restent exclues des services financiers selon Bank Al-Maghrib
À Meknès, le directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza a indiqué que 450 communes rurales restent sans services financiers malgré une couverture de 60%. Il a aussi annoncé l’équipement de 50 coopératives en TPE et rappelé que 25% des programmes d’éducation financière ont ciblé le monde rural.