Crédit du Maroc : le RNPG baisse de 12% à fin juin

Ph. Médias24
Par | Le 1/8/2023 à 9:12
Le groupe affiche une bonne dynamique commerciale avec un PNB en progression de 11% par rapport au premier semestre 2022. Il a notamment été poussé par la marge d’intérêt, la marge sur commissions et les bons résultats des opérations de marché. Mais la forte hausse du coût du risque a rogné sur le RNPG du groupe.

Le groupe affiche à fin juin un encours client en progression de 8,4% à 50,9 MMDH par rapport au premier semestre 2022.

Les crédits aux particuliers s’apprécient de 2,8% à 20,2 MMDH, en lien notamment avec des encours de crédits à l’habitat qui augmentent de 3,7%. Par ailleurs, les crédits aux entreprises progressent favorablement, tirés  principalement par les performances positives des crédits à l’équipement et des crédits à court terme, qui évoluent respectivement de 20,4% et 9,5%.

Les ressources à vue s’affichent à 36,5 MMDH en hausse de 9,7%. Les ressources d’épargne, elles, s’améliorent de 1,3% à près de 10 MMDH.

Le PNB affiche une progression de 11% à 1,4 MMDH par rapport à la même période de l’an dernier. Une performance poussée par une hausse de la marge nette d’intérêt de 9,3% à 1 MMDH, profitant de la bonne dynamique commerciale et de la maîtrise du coût de la ressource. La marge sur commissions progresse de 5,7% à 225,8 MDH, bénéficiant de la croissance des revenus des filières spécialisées en monétique, commerce  international, cash management et bancassurance. Le groupe a aussi pu compter sur une évolution du résultat des opérations de marché de 28,7% à 168,2 MDH, grâce notamment à l’orientation positive de l’activité de change.

Les charges d’exploitation progressent de 4,6% à 726 MDH.

Le résultat brut d’exploitation progresse de 18,4% à 700 MDH et le coût du risque connaît une forte dégradation en s’affichant à 166 MDH contre 10 MDH l’année précédente. "Il est en hausse par rapport à la même période de l’année dernière qui a bénéficié d’une reprise liée à une  évolution méthodologique. Hors cet effet exceptionnel, le coût du risque serait en hausse de 19,9%", explique le groupe.

In fine, cette hausse du coût du risque impacte négativement le RNPG qui baisse de 12% à 286 MDH, impacté par une reprise exceptionnelle. Hors cet effet de base, le RNPG serait en progression de 17%.

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