Hydrogène vert : les coûts de production au Maroc seraient parmi les plus attractifs au monde (BERD)
Le potentiel de production d’hydrogène vert au Maroc a été mis en exergue lors de la 31e assemblée annuelle de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, ce jeudi 12 mai à Marrakech.
Dans le cadre de la session Maroc organisée lors de la 31e assemblée annuelle de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), ce jeudi 12 mai à Marrakech, Odile Renaud-Basso, présidente de la BERD, a souligné le "remarquable potentiel d’investissement qu’offre le Maroc".
"La BERD a investi plus de 3,2 milliards d’euros dans l’économie marocaine, dont plus de 70% dans le secteur privé, et a soutenu plus de 700 PME à travers ses activités de conseil", a rappelé la responsable. Et d’ajouter : "Le Royaume est l’un des pays qui affichent les objectifs les plus ambitieux en matière de lutte contre le changement climatique."
"Le Maroc aborde la transition verte de manière particulièrement pertinente de notre point de vue, c’est-à-dire comme un moyen de répondre aux défis environnementaux ; le pays étant particulièrement vulnérable au changement climatique et au stress hydrique", a-t-elle poursuivi.
"Il l’aborde également comme une opportunité économique et un levier essentiel de compétitivité : un moyen de réduire les coûts et d’assurer la sécurité énergétique et, demain, un moyen d’assurer au Maroc l’accès aux marchés d’exportation dans les meilleures conditions", a indiqué Odile Renaud-Basso.
Grâce à ses abondantes ressources solaires et éoliennes, le Maroc est aujourd’hui l’un des pays les mieux positionnés dans la révolution de l’hydrogène vert ; une technologie pour laquelle il pourrait offrir les coûts de production parmi les plus bas au monde.
"Le Maroc jouit aussi d’une économie diversifiée. Selon nos diagnostics pays, il dispose du meilleur environnement des affaires dans la région SEMED (Méditerranée du Sud et de l’Est), d’une stabilité réglementaire, de politiques industrielles volontaristes et d’une logistique performante."
Le prochain défi du Maroc est de s’assurer que ses investissements orientés vers l’exportation se traduisent par une croissance inclusive, un transfert de compétences vers les PME locales et des opportunités économiques pour tous. "Ceci est crucial dans un contexte marqué par une pression des prix de l’énergie et des denrées alimentaires", a-t-elle rappelé.
Elle estime qu’investir au Maroc permettrait d’accéder à un marché global, compte tenu du fait que le pays est profondément intégré dans certaines chaînes de valeur les plus internationalisées. C'est également le pays d’opération de la BERD le plus présent dans les marchés d’Afrique.
Face à la pandémie de Covid-19, "le Maroc a fait preuve d’une grande résilience. Grace au taux de vaccination le plus élevé d’Afrique et des politiques volontaristes du gouvernement et de la Banque centrale, l’impact de la crise a été réduit pour le secteur privé et les plus vulnérables, ce qui a permis un rebond plus important".
"Pour toutes ces raisons, nous sommes aujourd’hui convaincus du potentiel du Maroc et nous réjouissons de continuer à y intensifier nos investissements", a conclu la présidente de la BERD.
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