Peine de mort : Les exécutions en hausse de 15% dans le monde

Peine de mort : Les exécutions en hausse de 15% dans le monde

Le 27 mars 2014 à 16h34

Modifié le 27 avril 2021 à 22h26

Dans un rapport accablant, Amnesty International relève 778 exécutions capitales en 2013, sans compter les milliers d’exécutions réalisées en Chine. Au Maroc, 113 condamnés sont dans le couloir de la mort et 10 condamnations à mort ont été prononcées l’année passée.  

Dans un rapport accablant présenté ce jeudi 27 mars, l’ONG de défense de droits humains Amnesty International dénonce une augmentation du nombre d’exécutions, dont une grande partie se concentre dans la région Mena.

Bien qu’il n’ait jamais été démontré que la peine de mort ait un effet plus dissuasif que les autres peines, cette condamnation capitale continue à gagner du terrain à travers le globe. Dans son de rapport 2013 sur l’état des condamnations à mort et des exécutions, l’ONG Amnesty International dénonce en effet l’augmentation de ce terrible nombre, qui concerne 778 personnes, officiellement exécutées dans 22 pays, en 2013.

Ce nombre a bondi de 15% comparativement aux données de 2012, mais n’intègre toutefois pas les condamnations à mort prononcées et appliquées en Chine. Dans ce pays, bafouant fréquemment les droits de l’homme selon l’ONG, on estime ces exécutions – classées secrets défense – à plusieurs milliers.

Ce rapport accablant attire également l’attention sur la région Mena, plus précisément sur les exécutions en Irak, en Iran et en Arabie Saoudite, qui réunissent à eux-seuls 80% des condamnations à mort à l’échelle mondiale et sont responsables de 95% des exécutions confirmées dans cette région du monde. Malgré une baisse sensible en 2013, la zone Mena s’illustre tristement par pas moins de 638 exécutions et 373 condamnations.

Celles-ci ont été notamment prononcées en Algérie (40), au Maroc (10) mais aussi en Jordanie, Liban, Qatar et Tunisie, sans pour autant aboutir à des exécutions capitales.

Selon Amnesty, un grand nombre de ces condamnations ont été appliquées suite à infractions autres que des « homicides volontaires », autrement dit des délits ne répondant pas à la définition des crimes dits « les plus graves » selon les dispositions des normes internationales. Ainsi, le viol, le trafic de stupéfiants, l’adultère, « l’inimité à l’égard de Dieu » ou le visionnage d’une série télévisée interdite (en Corée du Nord) ont entrainé la mort de nombreux condamnés, dont certains mineurs en Arabie Saoudite notamment au mépris du droit international.

Au Maroc, les informations officielles font état de 10 condamnations à mort en 2013 et de 113 personnes sous le coup de la peine capitale à la fin de l’année. Le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture a relevé en février dernier que le régime carcéral et les conditions de détention étaient particulièrement sévères pour les individus condamnés à mort.

Cette même période a vu l’émergence d’un réseau de parlementaires contre la peine de mort dans royaume, rassemblant des responsables politiques d’appartenance diverse. En novembre, des élus de l’opposition ont déposé une proposition de loi visant à abolir la peine capitale. Selon les informations recueillies par l’ONG, le texte prévoirait le remplacement dans le Code pénal et le Code de la justice militaire de la peine de mort par la réclusion à perpétuité, sans possibilité de grâce.

 

 

 

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