La Bourse de Paris reste sur ses gardes avant la BCE
La Bourse de Paris évoluait en légère baisse jeudi matin (-0,29%), au lendemain d'un net rebond, dans l'attente d'en savoir plus sur la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).
A 09H26, l'indice CAC 40 perdait 12,24 points à 4.196,18 points. La veille, il avait pris 1,89%.
Le marché parisien temporisait après avoir nettement rebondi la veille, à la suite de deux jours de baisse. De même, Wall Street a terminé dans le vert mercredi, après la victoire républicaine aux élections de mi-mandat.
La prudence était surtout alimentée par le fait que "les marchés ont les yeux rivés sur la BCE", selon les analystes de Saxo Banque.
Cette réunion, qui sera suivie de la traditionnelle conférence de presse du président de la BCE Mario Draghi à 14H30, constitue le principal rendez-vous de la semaine pour les investisseurs.
Les analystes estiment que la BCE ne devrait pas faire d'annonces fracassantes, se contentant de laisser son taux directeur inchangé à son plus bas historique (0,05%).
Les spéculations sur la BCE ont pourtant été vives depuis la dernière réunion, notamment sur le fait que l'institution réfléchirait à lancer un programme de rachat de dettes d'entreprises.
Plus récemment, des informations de presse faisaient état de dissensions au sein du conseil des gouverneurs et de critiques envers les méthodes de Mario Draghi.
"La pression continue de monter pour l'institution. Les investisseurs attendent de nouvelles mesures contre le risque de déflation et contre le risque d'une nouvelle récession en Europe", observe le courtier Aurel BGC.
La BCE va être attendue sur sa perception de la situation économique en zone euro, après des indicateurs plutôt moroses, notamment en Allemagne.
Publiées avant l'ouverture, les commandes industrielles dans le pays se sont légèrement reprises en septembre, avec une hausse de 0,8% sur un mois, une progression toutefois moins forte que prévu.
Le marché surveillera par ailleurs une autre réunion de politique monétaire, celle de la Banque d'Angleterre, qui devrait opter pour le statu quo.
Enfin, l'agenda sera beaucoup plus léger aux Etats-Unis, puisque les investisseurs devront se contenter des inscriptions hebdomadaires au chômage, à la veille du toujours très attendu rapport mensuel sur l'emploi dans le pays.
Parmi les valeurs, Crédit Agricole était en forte baisse (-3,56% à 11,25 euros) malgré un bénéfice net en hausse au troisième trimestre et après avoir renforcé sa provision pour litiges de 65 millions d'euros, sans en préciser l'affectation.
Veolia était recherché (+3,67% à 14,14 euros) après avoir annoncé une nouvelle hausse de son activité et de son résultat opérationnel sur les neuf premiers mois de l'année.
Euronext (Cac 40)