À l’Alhambra, la Fondation Docteur Leïla Mezian offre une vitrine mondiale au patrimoine amazigh
Le Carmen de los Porcel accueille depuis le samedi 13 juin une exposition permanente de 200 m² consacrée aux objets, aux gestes et aux récits amazighs, enrichie notamment par la donation de bijoux de Jorge Dezcallar, ancien ambassadeur d’Espagne au Maroc.
L’inauguration, le samedi 13 juin 2026, de l’Espace Amazigh dans l’enceinte de l’Alhambra de Grenade marque une étape symbolique dans la reconnaissance et la valorisation du patrimoine amazigh dans l’espace méditerranéen.
Installé au cœur de l’un des monuments les plus emblématiques d’Europe, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce nouvel espace inscrit la mémoire, l’histoire et les expressions culturelles amazighes dans un lieu qui incarne depuis des siècles les échanges, les influences et les rencontres entre les deux rives de la Méditerranée.
Porté par la Fondation Docteur Leïla Mezian, il se veut plus qu’un espace muséal. Pensé comme une passerelle entre passé et présent, il constitue un outil de transmission et de préservation d’un héritage plurimillénaire. À travers une riche collection de bijoux, textiles, céramiques, armes cérémonielles et objets du quotidien, il met en lumière la diversité, la profondeur et la vitalité de la civilisation amazighe.
Chaque pièce exposée témoigne d’un patrimoine vivant transmis de génération en génération, où se conjuguent savoir-faire, esthétique, spiritualité et mémoire collective.
L'Espace Amazigh rend également hommage à la ville de Grenade, fondée par une dynastie amazighe, les Zirides, en 1013, ainsi qu’aux grandes dynasties qui ont façonné son destin : les Almoravides, les Almohades et les Mérinides.
Cinquante ans de collection
Situé dans le Carmen de los Porcel, à l’Alhambra, l’Espace Amazigh s’étend sur 250 m², dont 200 m² consacrés à une exposition permanente.
Il présente une collection exceptionnelle d'objets rassemblés pendant plus de cinquante ans par feue Leïla Mezian Benjelloun, enrichie par une contribution majeure de Jorge Dezcallar, ancien ambassadeur d'Espagne au Maroc, qui a fait donation d'une précieuse sélection de bijoux amazighs.
Bijoux rituels, tapis millénaires, armes cérémonielles, céramiques et vanneries : chaque pièce raconte une civilisation. Parmi les objets les plus remarquables figurent des parures d'exception, des diadèmes "Taounza", des fibules, des pectoraux "Fekroun", ainsi que des colliers et pendentifs en argent niellé, corail et verroteries, témoins d'un savoir-faire ancestral et d'une symbolique séculaire.
Cinq ensembles de bijoux issus des collections de la Fondation habillent également des mannequins, offrant au visiteur une vision vivante de la parure amazighe traditionnelle.
L'Espace Amazigh propose par ailleurs une programmation audiovisuelle riche, avec la projection de 17 films répartis entre les deux niveaux de l’espace. À l'étage, trois films sont dédiés à l'architecture amazighe, explorant les greniers, les kasbahs et les ksours.
Au rez-de-chaussée, la salle de projection diffuse 14 films célébrant notamment les noces nomades et amazighes, les musiques et les danses à travers les vallées.
Cet ensemble audiovisuel offre une immersion sensible et complète dans la culture vivante des Amazighs. L’espace propose ainsi un parcours au cœur de l’histoire amazighe, de l’Antiquité à nos jours, en passant par Al-Andalus et les grandes dynasties amazighes.
Le visiteur découvre successivement la richesse des joyaux rituels, la finesse des textiles tissés de symboles millénaires, la diversité des céramiques et des armes cérémonielles, ainsi que l’architecture singulière des ksour, kasbahs et igoudars.
En accueillant cet espace dédié à la mémoire et à la création amazighes, l’Alhambra consacre la place de ce patrimoine dans l’histoire méditerranéenne et ouvre un nouveau chapitre du dialogue entre les cultures des deux rives de la Méditerranée.
à lire aussi
Article : Bourse de Casablanca : les minières flambent, le MASI réalise l'une de ses meilleures séances de l'année 2026
Portée par un puissant rebond des valeurs minières et par l'optimisme suscité par l'annonce d'un accord de paix au Moyen-Orient, la Bourse de Casablanca a signé l'une de ses plus fortes progressions de l'année ce lundi 15 juin. Le MASI a bondi de 4,46%, dans un marché marqué par un regain d'appétit pour le risque et des échanges dépassant les 540 MDH.
Article : Prévisions météorologiques pour le mardi 16 juin
Voici les prévisions pour le mardi 16 juin 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Temps assez chaud sur le Sud-Est, […]
Article : CAN 2025 : en exclusivité, les arbitres du TAS appelés à trancher le litige Maroc-Sénégal
Qui tranchera le recours du Sénégal contre la décision ayant attribué la CAN 2025 au Maroc ? Médias24 révèle l'identité des trois arbitres du TAS et les derniers développements d'une procédure désormais entrée dans sa phase d'instruction, mais dont le calendrier repousse toute échéance importante à l'après-Mondial 2026.
Article : Météo du 15 au 21 juin : chaleur, orages locaux et brouillards côtiers au menu de la semaine
Sous l’effet de la dépression thermique saharienne, les températures pourront atteindre 39°C à 46°C dans le Sud-Est, l’Oriental et les provinces sahariennes, tandis que l’influence maritime continuera de tempérer les zones proches de l’Atlantique et de la Méditerranée.
Article : Casablanca : le tourisme d’affaires marque le pas, les hôteliers s’inquiètent pour la saison estivale
Entre les répercussions du conflit au Moyen-Orient, les perturbations aériennes, l’absence d’infrastructures adaptées et la concurrence croissante de l’hébergement informel, les hôteliers constatent un recul sensible du tourisme d’affaires à Casablanca. Inquiet pour la saison estivale, Mohamed Saouti, vice-président du conseil régional du tourisme de Casablanca-Settat et président de l’Association de l’industrie hôtelière de Casablanca, tire la sonnette d’alarme.
Article : Marché des capitaux : les banques portent les levées à 32,75 MMDH à fin avril
À fin avril, le marché reste animé, mais son moteur a changé de régime. Les titres de créance négociables concentrent désormais l’essentiel des opérations, loin devant les obligations et les rares émissions de capital.