Batteries : le chinois Camel Group place le Maroc au cœur de sa stratégie industrielle mondiale
Dans son plan 2026-2030, le fabricant asiatique prévoit d’accélérer la construction d’une base locale dans le cadre d’un dispositif "3+N" articulé autour de la Chine, de la Malaisie et du Royaume.
Le fabricant chinois de batteries Camel Group prévoit d’accélérer la construction d’une base industrielle au Maroc, dans le cadre de son plan stratégique 2026-2030, confirmant l’intérêt croissant des industriels chinois pour la plateforme automobile marocaine.
Dans un document stratégique, le groupe coté à la Bourse de Shanghai indique vouloir renforcer son déploiement international afin d’accompagner l’expansion des constructeurs automobiles chinois à l’étranger, de localiser ses capacités de production et de rapprocher ses chaînes d’approvisionnement des marchés finaux.
Camel Group cite explicitement le Maroc parmi ses "bases clés" à l’étranger. Le groupe prévoit de mettre en place une organisation mondiale dite "3+N", structurée autour de la Chine, de la Malaisie et du Maroc, afin de couvrir de manière plus souple l’Asie du Sud-Est, l’Amérique du Nord et l’Europe.
Ce positionnement est destiné, selon le document, à améliorer les délais de livraison, à répondre aux barrières commerciales et à soutenir la montée en puissance de ses activités hors de Chine.
Spécialisé dans les batteries automobiles basse tension, Camel Group présente son activité plomb-acide comme son socle industriel. Le groupe affirme vouloir passer, sur ce segment, d’un statut de leader chinois à celui d’acteur mondial de référence.
Pour le Maroc, l’intérêt du dossier tient au type d’activité visé. Il ne s’agit pas, à ce stade, d’une annonce portant sur des batteries de traction pour véhicules électriques, mais sur les batteries basse tension utilisées dans les véhicules thermiques, hybrides et électriques, notamment pour alimenter les équipements électroniques, les systèmes de sécurité, l’éclairage ou les fonctions de bord.
L’arrivée éventuelle de Camel Group viendrait ainsi élargir la présence chinoise dans l’écosystème automobile marocain, déjà portée par plusieurs projets liés aux batteries, aux matériaux et aux composants destinés aux véhicules électriques.
Le document ne précise toutefois ni le montant de l’investissement envisagé au Maroc, ni le site d’implantation, ni le calendrier de réalisation. Il inscrit le Royaume dans une stratégie industrielle internationale en préparation, sans annoncer, à ce stade, le lancement opérationnel d’une usine.
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