Affaire de vol fictif : l'audience de l'animateur Momo reportée au 4 avril
L'audience de l'animateur Momo, poursuivi en état de liberté provisoire pour "participation à outrage à la police judiciaire par la dénonciation d’une infraction fictive", a été reportée au 4 avril. Joint par Médias24, son avocat, Me Youssef Chehbi, avance que son client est victime de sa "bonne foi et de sa bienveillance".
L'audience de l'animateur sur Hit Radio, Mohamed Bousfiha, alias "Momo", a été reportée au 4 avril. Poursuivi en état de liberté provisoire, pour "participation à outrage à la police judiciaire par la dénonciation d'une infraction fictive", Momo devait comparaîtra ce mardi 2 avril devant le tribunal correctionnel de Aïn Sebaâ.
Joint par Médias24, son avocat Me Youssef Chehbi nous explique qu'"il s'agit d'un report ordinaire. C'est la première audience. Les avocats se constituent pour la première fois. Ils n'ont pas connaissance des éléments du dossier ni du procès-verbal. Ils veulent s'entretenir avec leurs clients. Nous avons demandé le report de l'audience. La même demande a été faite par les avocats des deux autres individus en état d'arrestation".
"Momo est victime de sa bonne foi et de sa bienveillance"
"Honnêtement, je pense que mon client est plus victime qu'accusé dans ce cas de figure. D'abord, du fait que le standard de Hit Radio reçoit des milliers d'appels qui ne sont pas filtrés par Mohamed Bousfiha. Or, même les personnes qui s'occupent du filtrage ne peuvent connaître les éventuelles intentions des auditeurs qui appellent", souligne Me Youssef Chehbi.
L'avocat estime que son client est victime de sa bonne foi et de sa bienveillance. Il affirme que le travail de la police va permettre in fine de l'innocenter.
"Les suspects à l'origine de l'appel ont berné tout le monde. Je réponds aux gens qui disent que c'était pour booster l'audience : mon client n'en a pas besoin. Son émission marche bien. Momo, pour moi, est victime de sa bonne foi et de sa bienveillance", insiste notre interlocuteur.
"Je salue, par la même occasion, le travail de la police judiciaire. La vitesse avec laquelle elle a retracé et recoupé... c'est extraordinaire. Elle a retrouvé le coupable principal, puis le complice, et ce n'était pas sur la base de ouï-dire mais d'éléments scientifiques. C'est ce même travail de la police qui va permettre d'innocenter Mohamed Bousfiha", conclut-il.
Un faux vol commandité ?
Pour rappel, le dossier a été enregistré au sein de cette juridiction le jour même de la première audience, donc le lendemain de la publication d’un communiqué par la Direction générale de la Sûreté nationale, dans lequel figuraient les faits reprochés à l’animateur de l’émission Momo Ramadan Show.
Dans ce communiqué, l’implication de l’animateur et des chroniqueurs de cette émission n’a pas été affirmée, contrairement aux actes des deux suspects arrêtés qui ne sont autres que la prétendue victime et son complice.
Rappelons que les faits remontent au vendredi 22 mars lorsqu’un auditeur participe à l’émission Momo Ramadan Show pour partager une anecdote le concernant. Au moment de la raconter, l’auditeur se fait arracher son téléphone. L’on entend une personne courir et le terme “voleur, voleur” avant que l’appel ne soit coupé. L’animateur et ses deux chroniqueurs se sont montrés surpris, puis compatissants envers l’auditeur qui a fini par rappeler la station radio, avant de se voir offrir un nouveau téléphone, remis par l’animateur.
Or, ce scénario s’est avéré fictif selon l’enquête de la police judiciaire qui, en premier lieu, avait ouvert une enquête pour arrêter les voleurs du téléphone, avant de conclure qu’il ne s’agissait que d’une fiction.
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