L'ANME dénonce le piratage des contenus de la presse et n'exclut pas un recours en Justice
L'Association nationale des médias et des éditeurs prend une position ferme sur les pratiques de piratage du contenu de la presse imprimée ou en ligne, par le biais de sociétés organisées et ayant pignon sur rue.
Le phénomène existe depuis plusieurs années. Le protagoniste principal de ces pratiques, le précurseur en quelque sorte, le fait depuis plus de 20 ans, comme il le revendique lui-même. En privé, il évoque 350 salariés. Dans ses communications professionnelles, il se contente de 250. Le personnage en question a une étiquette et exerce des responsabilités politiques, ce dont il est fier et qu'il revendique.
Sa prospérité supposée, en tous les cas visible, grâce à cette pratique qui consiste à violer les droits des éditeurs, a fait des émules. Aujourd'hui, les officines qui proposent ce genre de "prestations" sont devenues nombreuses.
Voici une description du circuit: un client, administration publique, ministère, multinationale, grande société, avocat, etc..., signe un contrat annuel par lequel la société prestataire lui fournit des services de veille médiatique. Il y a plusieurs options: veille sur un ou des mots clés, panorama général de la presse, demandes spécifiques d'accès à un article sans avoir à acheter le journal ou s'abonner, accès à une base de données d'archives de journaux... Les journaux imprimés sont tous scannés, chaque jour, par les petites mains; la presse en ligne subit le même sort par un copier-coller. Ce copier-coller conduit le prestataire à violer les dispositifs informatiques de protection telles qu'un paywall, ce qui contrevient non seulement à la législation sur les droits d'auteur mais également au code pénale et aux règles de cybersécurité. Il s'agit d'une intrusion dans un secteur jugé stratégique par la loi, le secteur des médias.
Ce genre d'officines ont tellement pignon sur rue, la pratique s'est tellement banalisée, que des ministères font partie de leur clientèle.
Ce que dit le communiqué de l'ANME, c'est que ces pratiques violent les lois; que les éditeurs spoliés doivent être indemnisés; que les clients sont complices d'une pratique relevant du pénal; que l'association a réuni des preuves, a adressé quelques mises en demeure et n'hésitera pas à recourir à la Justice pour faire valoir les droits des éditeurs. Cette affaire n'en restera pas là. Pour les éditeurs, il s'agit du début de différentes procédures. Les seules revues de presse autorisées par la loi sont celles où figure seulement le titre, la date, le nom du journal ainsi que l'url dans le cas de la presse en ligne.
Voici le communiqué publié par l'ANME, qui a pris une position ferme dans la défense des droits des éditeurs marocains:

À découvrir
à lire aussi
Article : Au congrès mondial de la CGLU, le Roi appelle à faire des villes un moteur de justice sociale
Dans un message lu mardi 23 juin à Tanger par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, le Souverain a défendu une action publique territoriale fondée sur la proximité, l’équité et l’efficacité, en affirmant que l’accès aux services de base devait être “un droit du citoyen” et non dépendre du lieu de résidence ou du statut social.
Article : Abdellatif Jouahri : “Nous souhaitons le réveil de l'investissement privé”
Le deuxième Conseil de Bank Al-Maghrib de l'année 2026 s'est tenu ce mardi 23 juin, suivi par la traditionnelle conférence de presse du Gouverneur. Voici l'essentiel des réponses de Abdellatif Jouarhri aux questions des journalistes.
Article : Mauritanie : à Nouakchott, Attijariwafa bank organise plus de 350 rendez-vous B2B pour accélérer les partenariats africains
Les 18 et 19 juin 2026, le Club Afrique Développement et Attijari bank Mauritanie ont réuni près de 300 acteurs économiques et institutionnels venus notamment du Maroc, du Sénégal, de Côte d’Ivoire, d’Égypte, des États-Unis et d’Europe. Mines, énergie, pêche, agro-industrie, BTP... La 46e mission multisectorielle du groupe a mis en avant les secteurs appelés à porter l’industrialisation du pays, avec un mémorandum signé pour accompagner les micro, petites et moyennes entreprises.
Article : ONHYM-SA : la réforme qui change les règles du jeu pour les ambitions énergétiques du Maroc
Le changement peut sembler administratif. Il est en réalité hautement stratégique. En devenant ONHYM-SA, l’Office obtient une marge de manœuvre nouvelle pour porter des actifs, investir au Maroc comme à l’étranger et s’impliquer davantage dans la création de valeur, à un moment où le Royaume prépare les prochaines étapes du gazoduc Afrique-Atlantique et la structuration de son marché gazier.
Article : ASMEX. Avec 102 voix sur 293, Sonia Mezzour élue présidente
Sonia Mezzour a été élue présidente de l’ASMEX, à l’issue de l'assemblée générale élective tenue ce mardi 23 juin à Casablanca. Elle succède à Hassan Sentissi El Idrissi, qui dirigeait la Confédération marocaine des exportateurs depuis 2013.
Article : Ordre des médecins : inscrite au prochain Conseil de gouvernement, la réforme débloquera-t-elle enfin les élections ?
Depuis décembre 2022, les instances ordinales vivent sous mandat expiré, tandis que les médecins privés contestent des négociations menées en leur nom sur l’AMO, les tarifs et leur place dans les futurs groupements sanitaires territoriaux. Le texte attendu le jeudi 25 juin pourrait ouvrir une sortie de crise pour quelque 17.000 praticiens, dans un secteur qui affirme assurer 67% de l’offre de soins. Détails.