Un syndicat déplore l’insuffisance des garanties accordées aux professionnels de santé
Le Syndicat indépendant des médecins du secteur public déplore l’insuffisance des garanties accordées par le ministère de la Santé aux professionnels du secteur malgré la signature de l’accord général du 29 décembre. Le syndicat appelle à une réunion urgente avec le ministère de tutelle.
Alors que le ministère de la Santé et les syndicats du secteur sont parvenus à un accord général portant, entre autres, sur l’augmentation du salaire fixe et la préservation des droits concédés aux professionnels de santé dans la fonction publique, le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP) déplore l’insuffisance des garanties accordées aux professionnels de santé et l’absence de clarté et de communication sur les textes d’application.
"Après les premières consultations menées par le bureau national au cours des derniers jours avec des experts en droit administratif, nous vous informons que les données actuellement disponibles penchent en faveur de l’insuffisance des garanties et du manque de clarté, notamment en raison du silence actuel autour des textes et des décrets d’application", souligne le SIMSP dans un communiqué.
"En ce qui concerne nos revendications matérielles, bien que leur importance et leur nécessité soient reconnues à l’heure actuelle, nous les considérons comme secondaires par rapport à l’importance cruciale des garanties et de la préservation des acquis. Cependant, tant que le débat est actuellement ouvert, le bureau national met en garde contre la répétition des anciens scénarios, en particulier celui de l’accord de 2017 qui avait permis à d’autres catégories de bénéficier de toutes leurs demandes matérielles et de leurs droits, avec d’énormes avantages, alors que le ministre de la Santé avait à l’époque exclu les médecins malgré nos revendications antérieures convenues mais non mises en œuvre", poursuit le syndicat.
Ce dernier annonce ainsi avoir pris les mesures suivantes :
- continuer à informer les médecins, les pharmaciens et les chirurgiens-dentistes de tous les développements dès leur disponibilité ;
- mener des consultations juridiques approfondies par le biais d’un comité juridique aux compétences multiples autour des garanties proposées dans le cadre des métiers de la santé ;
- convoquer une réunion urgente avec le ministère de la Santé ;
- réunir le comité administratif pour prendre les décisions appropriées, y compris celles relatives aux protestations si nécessaire.
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