Amélioration du climat des affaires : les grandes lignes de la feuille de route dévoilée mercredi
EN DIRECT. Ce 15 mars, le gouvernement a révélé la nouvelle stratégie pour l’amélioration de l’environnement des affaires à l’horizon 2026. En voici les grandes lignes.
La nouvelle stratégie pour l'amélioration de l'environnement des affaires à l'horizon 2026 a été dévoilée ce mercredi 15 mars, lors d'une conférence nationale présidée par le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.
"L'amélioration du climat des affaires est un levier indispensable, crucial même, si nous souhaitons dynamiser de façon significative et durable l’investissement privé dans notre pays", a déclaré Mohcine Jazouli. "La nécessité d’améliorer le rendement des investissements a également été évoquée. C’est bien là la conviction de ce gouvernement. En effet, la rentabilité ne peut plus être la seule unité de mesure de l’investissement productif. Celui-ci dispose désormais d’une responsabilité économique, sociale et durable."
Pour le ministre, "l’investissement productif doit servir à financer l’Etat social, créer de la valeur ajoutée et générer des emplois stables et de qualité".
Quatre piliers et dix chantiers prioritaires
Pour encourager l’émergence d'une nouvelle génération d’entrepreneurs et d’investisseurs, le gouvernement, en concertation avec tous ses partenaires, a élaboré une nouvelle feuille de route, orientée vers "les chantiers stratégiques du Royaume en matière d’amélioration de l’environnement des affaires" et "inscrite dans la continuité des orientations royales et des principales conclusions du Nouveau Modèle de développement".
Le plan d’action repose sur trois piliers et un quatrième transversal, ainsi que sur dix chantiers prioritaires :
I- Le premier pilier vise à améliorer les conditions structurelles de l’acte d’investir et d’entreprendre, à travers :
- le renforcement du cadre relatif au droit des affaires ;
- l’optimisation, la digitalisation et la déconcentration des procédures administratives ;
- le renforcement de la coordination et de la veille en matière d’environnement des affaires.
II- Le deuxième pilier vise le renforcement de la compétitivité nationale, à travers :
- la mobilisation des financements pour une meilleure relance économique ;
- l’amélioration de l’accès aux énergies renouvelables et la décarbonation industrielle ;
- le renforcement de l’accès au foncier ;
- le renforcement de la compétitivité logistique.
III- Le troisième pilier vise le développement d’un environnement propice à l’entrepreneuriat et à l’innovation, à travers :
- le développement des dispositifs de soutien aux TPME et startups ;
- la promotion de l’innovation, des activités de R&D et de la culture entrepreneuriale ;
- le renforcement de l’offre de formation et de la performance du capital humain.
IV- Le pilier transversal vise le renforcement de l’éthique, de l’intégrité et la prévention de la corruption.
Le CNEA au cœur du déploiement
La gouvernance stratégique de la feuille de route sur l’environnement des affaires est assurée par le Comité national de l’environnement des affaires (CNEA). Créé en 2010, le CNEA a pour mission d’institutionnaliser le dialogue public-privé dans le domaine de l'environnement des affaires.
Aujourd’hui, le CNEA change son mode opératoire en matière de gouvernance des réformes et adopte une nouvelle approche fondée sur une vision à moyen terme, des plans d'action pluriannuels, un travail collaboratif et inclusif.
Cette planification pluriannuelle de nouvelle génération devrait enrichir et améliorer l'efficacité du processus d'élaboration, de mise en œuvre et d'évaluation des réformes. Elle offrira également aux opérateurs du secteur privé et aux investisseurs nationaux et étrangers une visibilité à moyen terme sur les chantiers prioritaires de l'environnement des affaires dans le Royaume.
À découvrir
à lire aussi
Article : Interpellation à M'diq d'un partisan de “Daech” pour préparation présumée d’un projet terroriste (BCIJ)
Un individu imprégné de l'idéologie extrémiste de l'organisation terroriste "Daech", soupçonné d'implication dans la préparation d'un projet terroriste visant à porter atteinte à la sécurité des personnes et à l'ordre public, a été interpellé par le Bureau Central d'investigations judiciaires.
Article : Le mouton de l’Aïd est-il condamné à devenir plus coûteux ? L’analyse du Pr Sraïri
Invité de l’émission "le 12/13" de Médias24, l’enseignant-chercheur Tahar Sraïri estime que les tensions observées lors de Aïd al-Adha 2026 révèlent des fragilités plus profondes. Décapitalisation du cheptel bovin, hausse durable des coûts de production, raréfaction de la main-d’œuvre agricole et impact croissant du changement climatique sur l’élevage marocain.
Article : Huit élus, dont la maire de Rabat, démissionnent du RNI au lendemain de l'annonce des candidats du parti
La maire de Rabat, le président de l'arrondissement Souissi et six autres élus communaux annoncent leur retrait du Rassemblement national des indépendants (RNI) dans un communiqué commun.
Article : Marhaba 2026 : De nouvelles facilités douanières pour les Marocains du monde (document)
À l’occasion de l’opération Marhaba 2026, l’Administration des douanes annonce des mesures destinées à simplifier les démarches des MRE, parmi lesquelles l’assouplissement des conditions d’admission temporaire des véhicules immatriculés ou la création d’une cellule dédiée à l’accompagnement des MRE porteurs de projets. Détails.
Article : Le Maroc condamne l’attaque contre la centrale nucléaire de Barakah aux Émirats Arabes Unis
Le Royaume du Maroc a condamné, vendredi à Vienne, avec la plus grande fermeté et dénoncé les attaques dont l’État des Émirats arabes unis a été victime à travers trois drones, dont l’un a visé un générateur électrique de la centrale nucléaire de Barakah à Abou Dhabi.
Article : À Marrakech, le retard du palais des congrès interroge la gouvernance des grands projets
Annoncé depuis deux décennies comme un "projet stratégique" pour développer le tourisme d'affaires, le projet de palais des congrès et des expositions de Marrakech est toujours en stand-by. Selon plusieurs sources des secteurs public et privé, les blocages actuels relèvent avant tout de problèmes de gouvernance, et sa concrétisation est désormais suspendue au bon vouloir du futur gouvernement. Explications.