“La décharge de Médiouna n’est pas à l’origine des odeurs nauséabondes à Casablanca” (M. Afilal)
Une commission ayant effectué hier une visite à la décharge contrôlée de Médiouna confirme que celle-ci n’est pas à l’origine des odeurs nauséabondes qui envahissent certains quartiers de la métropole depuis plusieurs jours.
Les odeurs nauséabondes qui envahissent certains quartiers de Casablanca depuis plusieurs jours interpellent les responsables du Conseil de la ville. Une commission dirigée par Mohamed Afilal, et composée de quelques membres de la SDL Casa Baïa, a effectué une sortie d’inspection dans la soirée du lundi 31 octobre pour tenter d’identifier la cause de ces odeurs.
“La décharge n’est pas à l’origine des mauvaises odeurs”
Joint par Médias24 dans la matinée de ce mardi 1er novembre, Mohamed Afilal nous confirme que “ces odeurs ne proviennent pas de la décharge de Médiouna”.
“Notre constat confirme donc les rapports qui nous ont été transmis par les responsables de Casa Baïa”, nous assure-t-il.
Contacté lundi soir avant la tournée, Mohamed Afilal nous avait appris que la commission allait inspecter la décharge de Médiouna pour s’assurer qu’elle n’était pas à l’origine de ce phénomène. “Nous sommes certains que ces odeurs ne proviennent pas de la décharge, car la SDL Casa Baïa y a dépêché deux commissions ces derniers jours et les rapports ont conclu qu’elle n’y était pour rien.”
Il nous avait également indiqué avoir décidé d’effectuer une nouvelle inspection, puisque les réclamations des citoyens persistaient. Il voulait ainsi s’assurer par lui-même de la pertinence des rapports de la SDL.
La décharge dispose d’une station météorologique pour vérifier les odeurs
Mohamed Afilal explique par ailleurs qu’à la décharge, “nous procédons à l’enfouissement. Cette technique permet d’éviter les odeurs. C’est le fait de brûler les déchets qui dégage des odeurs nauséabondes”.
Des propos confirmés par Youssef Chakour, directeur de Casa Baïa, contacté par nos soins. “Les déchets sont enfouis à 30 cm sous le sol. La décharge contrôlée dispose d’une station météorologique qui permet de suivre l’impact des vents notamment”, explique-t-il.
“Nous avons une personne chargée du suivi environnemental de la décharge, dont le travail consiste à suivre les nuisances de manière générale, et olfactives en particulier. Cette station lui permet ainsi d’effectuer un suivi quotidien du sens du vent et de sa vitesse. Sur la base de ces indicateurs, cette personne se déplace aux points indiqués par la station de météorologie, à l’intérieur de la décharge et à l’extérieur, pour s’assurer que le vent n’a aucun impact environnemental”, ajoute Mohamed Afilal. “Des rapports quotidiens me sont transférés. Tous ces éléments sont enregistrés au niveau de ladite station”, assure-t-il.
“À titre d’exemple, sur les réseaux sociaux, certaines personnes disent avoir senti des odeurs nauséabondes à Hay Hassani et ont accusé la décharge. Or, d’un point de vue scientifique, il aurait été impossible de sentir de mauvaises odeurs provenant de la décharge dans ce quartier, car le vent a été orienté nord-sud toute la semaine dernière. S’il y avait eu des odeurs, elles auraient été plutôt senties à Berrechid ou Oulad Zeroual”, conclut Mohamed Afilal.
Une visite à la décharge sera d’ailleurs organisée par la Commune de Casablanca dans les prochains jours, en présence de la presse, pour démontrer que la décharge n’y est pour rien.
Une usine clandestine à l’origine de ces odeurs ?
Selon nos informations, les soupçons continuent de porter sur une usine clandestine, proche de la décharge et brûlant des batteries. C’est elle qui serait à l’origine de ce phénomène.
Cette usine démarre habituellement son activité entre 21 h 30 et 22 h. C’est pourquoi les odeurs, dont se plaignent les habitants de plusieurs quartiers, s’intensifient la nuit. Lundi soir, après l’annonce de cette nouvelle inspection, ladite usine a retardé le démarrage de son activité.
Cette usine dispose de huit cheminées, selon nos sources. Impulsées par la chaleur régnant ces derniers jours à Casablanca, les odeurs seraient parvenues jusqu’à l’intérieur de la métropole, en l’occurrence à Oulad Ziane, Ibn Tachfine, la Gironde, Aïn Chock, Californie et autres, comme l’ont rapporté différents témoignages publiés sur la page Facebook “Save Casablanca”.
La décharge contrôlée, en cours d’exploitation actuellement, dispose d’un casier d’enfouissement de 11 hectares, accueillant en moyenne 4.000 tonnes de déchets par jour. Un nouveau casier de 9 hectares sera construit afin de venir en appui à celui qui existe déjà. Ce casier permettra à SOS NDD, l’actuel gestionnaire de la décharge, de compléter les trois ans d’exploitation, comme le stipule le contrat signé avec la Commune de Casablanca.
La technique adoptée actuellement est donc l’enfouissement, en attendant le lancement d’un grand marché de gestion déléguée. La décharge sera alors remplacée par une usine de valorisation des déchets, où l’enfouissement ne concernera que les produits organiques, après le tri des déchets. Les autres matières (carton, papier, plastique…) feront l’objet de recyclage.
À découvrir
à lire aussi

Article : Aïd al-Adha : le samedi 30 mai inclus dans les vacances scolaires
Le ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement préscolaire et des sports a décidé d’ajouter le samedi 30 mai aux vacances de Aïd al-Adha de cette année. Cette disposition concerne l’ensemble des établissements scolaires publics, qui fonctionnent normalement le samedi.

Article : Aïd al-Adha : les mesures validées par le Conseil de la concurrence ne comprennent pas de plafonnement des prix
Le Conseil de la concurrence a approuvé l’adoption par le gouvernement de mesures temporaires visant à organiser les marchés dédiés à la vente des moutons de sacrifice pour Aïd al-Adha, jusqu’au 3 juin 2026. Dans son avis émis le 21 mai 2026, aucune mention relative au plafonnement des prix de vente des sacrifices au kilogramme n’a été faite. Cette mesure ne figure pas dans le dispositif annoncé.

Article : Maroc-Cameroun (CAN U17) : quelle heure, quelles chaînes
La sélection marocaine U17 affrontera son homologue camerounaise en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations (Maroc-2026), le 24 mai 2026 au Complexe Mohammed VI de football.

Article : La vague de chaleur persiste au Maroc, jusqu'à 44°C dans le sud
La vague de chaleur que connaît le Maroc persiste et se généralise. Des températures élevées sont attendues de ce samedi 23 mai au mardi 26 mai dans plusieurs provinces.

Article : Tourisme : la pénurie de grands chefs marocains menace la montée en gamme du segment luxe
Porté par le boom touristique et la montée en gamme de l’hôtellerie, le Maroc fait face à une pénurie croissante de grands chefs à même de répondre aux standards du luxe international. Entre fuite des talents, insuffisance de formation spécialisée et explosion de la demande, plusieurs professionnels nous alertent sur un déficit stratégique pour l’avenir du tourisme premium. Explications.

Article : Gaming : Garena mise sur le “talent marocain” pour conquérir la région
Présent pour la troisième année consécutive au Morocco Gaming Expo, Hans Saleh, Head of Garena (éditeur de Free Fire) pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a salué la "vitalité" de l’écosystème marocain du gaming.

