La décharge contrôlée de Médiouna se dotera d’un second casier d’enfouissement
Ce casier viendra en aide à celui existant de 11 ha, accueillant en moyenne 4.000 tonnes de déchets par jour.
La société de développement locale Casablanca Baia a lancé, début juin, un appel d’offres portant sur les travaux d’aménagement de l’extension du casier de la décharge contrôlée de Casablanca. Le marché est estimé à 34,85 millions de DH (34.856.094,14 DH). L’ouverture des plis est prévue pour le 1er juillet.
Six concurrents ont visité le lieu du nouveau casier
Selon les documents de cet appel d’offres, consultés par nos soins, le délai d’exécution de ces travaux est fixé à 6 mois. Dans le détail, ces travaux consistent en :
- l’aménagement d’un casier d’une surface d’environ 9 ha, subdivisé en deux alvéoles, comme le montre l’image ci-dessous ;
- le raccordement (soudure) du nouveau dispositif d’étanchéité de l’extension à celui du casier en cours d’exploitation ;
- le raccordement du réseau de drainage des lixiviats à la bâche de lixiviats d’une capacité de 38.000 m3 ;
- la mise en place d’un réseau de gestion des eaux pluviales ;
- l’aménagement de la voie périphérique d’accès au casier ;
- la fourniture et la mise en place de projecteurs d’éclairage du casier d’extension.
Emplacement du nouveau casier de 9 ha.
Source : Casablanca Baia
D’après nos informations, une visite des lieux a été effectuée le 20 juin, en présence des représentants de Casablanca Baia, maître d’ouvrage, du bureau d’études Novec et de six concurrents. Il s’agit des sociétés suivantes : GCR, SNTRO, CAVO, Total Végétal, Kaisso Trans et SOS NDD.
Un casier qui permettra à SOS NDD d’achever ses trois ans d’exploitation
Jointe par Médias24, une source proche du dossier nous explique que ce projet s’inscrit dans la continuité de l’ouverture de la décharge contrôlée, actuellement en service.
"Il s’agit d’un marché des travaux relatifs à la construction d’un casier pour la réception des déchets de la ville de Casablanca et leur enfouissement, en attendant le lancement d’un grand marché de gestion déléguée", déclare notre source.
"La première étape était la fermeture de la décharge sauvage", intervenue en novembre 2021. "La seconde était l’ouverture de la décharge contrôlée, en exploitant le casier de 11 ha mis en place pour accueillir environ 4.000 tonnes de déchets par jour", poursuit notre source. "La construction de ce casier de 9 ha représente la troisième étape du projet. Ce dernier viendra ainsi en aide à celui de 11 ha."
Selon la même source, "le casier existant est déjà bien rempli et ne sera encore exploitable que pour une durée de 18 autres mois au maximum".
"Ce casier nous permettra d’achever les trois ans d’exploitation, comme le stipule le contrat signé notamment avec la Commune", nous explique de son côté une source de SOS NDD, la société qui gère actuellement la décharge contrôlée.
Le 5e vice-président de la commune de Casablanca, chargé du nettoiement, Moulay Ahmed Afilal, confirme. "Notre défi est d’exploiter la décharge contrôlée durant trois ans. Le casier de 11 ha est en service depuis environ 9 mois et l’on sent qu’il commence déjà à déborder. Il peut encore être exploité durant une année et demi au maximum."
"D’ici là, ce nouveau casier de 9 ha doit être prêt pour pouvoir accueillir les déchets de 11 communes du Grand Casablanca ; l’objectif étant de fermer cette décharge au bout de trois années d’exploitation pour, enfin, ouvrir l’usine de valorisation des déchets", ajoute M. Afilal.
L’usine de valorisation sera en partie financée par l’Etat
"A l’issue de ces trois années, une société sera nommée pour la gestion déléguée" de ladite usine pour une durée plus longue, de 15 ou 20 ans, à l’instar de ce qui a été fait à Rabat", précise notre interlocuteur à SOS NDD. Un appel d’offres dans ce sens sera lancé. Cette société sera également chargée de gérer le centre de tri et l’unité de traitement des lixiviats.
Pour rappel, la nouvelle décharge actuellement en service sera également transformée en espace vert, à l’instar de l’ancienne décharge sauvage. L’usine qui la remplacera s’étalera sur environ 260 ha et nécessitera un investissement de 4 milliards de DH. Dans celle-ci, l’enfouissement ne concernera que les produits organiques, après le tri des déchets. Les autres matières (carton, papier, plastique…) feront l’objet de recyclage.
Le terrain pour la construction de cette usine, ainsi que le centre de tri, a été identifié. Il se situe à proximité de la décharge contrôlée. "Il s’agit d’un terrain domanial", précise le 5e vice-président de la commune de Casablanca.
"Pour son acquisition, la commune aura besoin d’une très grande somme d’argent. Nous essayons donc d’obtenir l’aide de l’Etat par le biais de la Direction générale des collectivités locales (DGCT) et du ministère de tutelle (le département de l’Environnement du ministère de la Transition énergétique et du développement durable, ndlr)."
Environ 80% de la décharge sauvage recouverte de terre végétale
Concernant l’ancienne décharge sauvage, "elle est en train d’être recouverte de terre végétale", poursuit notre source.
"A ce jour, environ 80% de sa superficie a été recouverte. Lorsque l’on atteindra 100%, nous lancerons un appel d’offres pour sa réhabilitation", conclut Moulay Ahmed Afilal.
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