Détails de l'accord signé entre le gouvernement et les enseignants-chercheurs
L'accord signé ce jeudi 20 octobre entre le gouvernement et le Syndicat national de l'enseignement supérieur porte sur la reprise de la réforme de l'enseignement supérieur. Il prévoit, entre autres, une augmentation des salaires de 3.000 dirhams sur trois ans, à compter du 1er janvier 2023.
Initié en 1995, le projet de réforme est, depuis, relativement suspendu, relève le secrétaire général du Syndicat national de l'enseignement supérieur (SNES), Jamel Eddine Sebbani, qui voit ainsi en l'accord fraîchement signé un pas vers sa réactivation.
Au centre du nouvel accord figure le triptyque "gouvernance", "statut de l'enseignant-chercheur", "réforme pédagogique".
Le volet "gouvernance" prévoit la gestion des questions liées aux dépenses, nominations et lourdeurs administratives, nous précise Jamal Eddine Sebbani. L'axe "statut de l'enseignant-chercheur" traite quant à lui de l'accès à la fonction, du recrutement des enseignants-chercheurs et de la rémunération de ces derniers.
“Le nouvel accord prévoit d'actualiser les conditions actuelles de recrutement des enseignants-chercheurs, comme par exemple les étrangers (dont les MRE) ou les professeurs âgés de plus de 45 ans”, signale le syndicaliste.
"Supposons qu’un Marocain dispose d’une expérience de quinze ou vingt ans dans un grand laboratoire étranger, et que l’on voudrait l'attirer dans une université marocaine, on ne le peut pas ; pas seulement à cause de l’âge, mais aussi parce qu’il devra recommencer sa carrière à partir de zéro", déplore Jamal Eddine Sebbani.
3.000 dirhams sur trois ans
La réforme du statut de l'enseignant-chercheur passe également par celle des rémunérations. L'accord signé ce jeudi 20 octobre permettra la révision du régime actuel des indemnités. Il prévoit ainsi, à compter du 1er janvier 2023, une augmentation des salaires de l'ordre de 3.000 dirhams nets, tous grades confondus, précise notre interlocuteur, ajoutant que ce montant sera versé, en trois tranches, sur trois ans.
Auparavant, le Syndicat défendait une augmentation nette de 8.000 DH du salaire de professeur de l’enseignement supérieur, 4.000 DH pour un professeur de l’enseignement supérieur assistant et 3.500 DH pour un professeur habilité.
“Un syndicaliste a pour rôle d'estimer les besoins de la catégorie qu'il défend. Maintenant, la période difficile que traverse notre pays, marquée par la sécheresse et une conjoncture internationale défavorable, fait que nous nous contenterons actuellement des augmentations négociées”, indique Jamal Eddine Sebbani.
Quant au dernier axe figurant au cœur de l'accord du jeudi 20 octobre, celui de la réforme pédagogique, notre interlocuteur nous confie que des bourses vont être accordées aux étudiants inscrits dans les cycles doctoraux.
“Ces étudiants vont pouvoir bénéficier de bourses en contrepartie de la réalisation de travaux, comme par exemple des travaux pratiques, au niveau de l'université. Le système qui régit actuellement ce type de bourses fait malheureusement défaut”, conclut le secrétaire général du SNES.
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