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Tournages étrangers : Bensaid veut décupler le chiffre d’affaires actuel grâce à Netflix, Amazon...

Après s'être réuni avec les dirigeants de Netflix, ce lundi 3 octobre, le ministre de la Culture espère convaincre la plateforme américaine de s’installer au Maroc. L'ambition affichée est d'intégrer le top 5 mondial des lieux de tournage pour attirer d’autres grands producteurs comme Amazon, susceptibles d'investir, à l’horizon 2027, jusqu’à dix milliards de dirhams contre seulement un aujourd’hui.

Tournages étrangers : Bensaid veut décupler le chiffre d’affaires actuel grâce à Netflix, Amazon...

Le 3 octobre 2022 à 18h25

Modifié 4 octobre 2022 à 9h28

Après s'être réuni avec les dirigeants de Netflix, ce lundi 3 octobre, le ministre de la Culture espère convaincre la plateforme américaine de s’installer au Maroc. L'ambition affichée est d'intégrer le top 5 mondial des lieux de tournage pour attirer d’autres grands producteurs comme Amazon, susceptibles d'investir, à l’horizon 2027, jusqu’à dix milliards de dirhams contre seulement un aujourd’hui.

Programmée depuis le festival de Cannes, la rencontre de haut niveau entre Mehdi Bensaïd et l’envoyé spécial du président de Netflix a, selon le ministre, permis de préparer l’avenir pour décupler, d'ici cinq ans, le chiffre d’affaires annuel des tournages étrangers au Maroc.

Convaincre Netflix de s'installer au Maroc

Selon le ministre, l’objectif de cette réunion est d’entamer une collaboration permanente pour développer les investissements de cette plateforme et l'inciter à produire davantage d’œuvres cinématographiques ou télévisuelles sur la riche histoire du Maroc.

"En effet, en dehors de la série Lioness et du long-métrage Lonely Planet qu’elle produit déjà actuellement chez nous pour 190 MDH, nous voulons qu’elle s’installe au Maroc comme elle vient de le faire au Nigeria."

"L’idée est d’initier un quota annuel de séries américaines et de coproductions marocaines avec le CCM qui seront consacrées à notre histoire, à l’instar de ce qu’elle fait sur l'histoire française, anglaise, espagnole, américaine...", nous explique Bensaïd. Selon le ministre, le Royaume peut facilement capter un petit pourcentage des milliards de dollars qui sont consacrés à la production annuelle de Netflix.

Capter 20 millions de dollars pour commencer

"La première étape de cette réunion consistera à les écouter, puis à les mettre en relation avec les studios de Ouarzazate et les futurs studios de Marrakech pour qu’ils puissent travailler ensemble à l’année."

"Cela permettra à cette ville spécialisée dans les tournages cinématographiques d’avoir une véritable visibilité sur plusieurs années, notamment pour les séries télévisées qui comportent plusieurs saisons et des dizaines d’épisodes." Le ministre se dit confiant quant à une installation imminente et durable de la plateforme américaine au Maroc, et table sur un chiffre d’affaires minimal de départ de 20 millions de dollars.

Cinq ans pour placer le Maroc dans le top 5 des lieux de tournage

Avec un chiffre d’affaires prévisionnel d’un milliard de dirhams pour 2022, Bensaïd espère raisonnablement placer le Maroc, à l’horizon 2027, dans le top 5 des pays qui accueillent le plus de tournages étrangers, aux côtés des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne…

"Le temps que d’autres studios émergent, il est tout à fait faisable d’atteindre, à terme, un chiffre d’affaires annuel d'un milliard de dollars, soit dix fois plus que ce que nous allons réaliser en 2022.

Des décors naturels en dur pour faire du Royaume le nouveau Cinecittà

En effet, avec trois grands studios à Ouarzazate et un autre prévu à Marrakech, sans compter celui de Fès où a été tourné Indiana Jones dans les années 1980, le Maroc qui dispose d’espaces naturels exceptionnels peut, selon Bensaïd, également construire des décors en dur pour pouvoir travailler toute l’année.

"Sachant que le financement de ces nouvelles infrastructures, qui coûtent au moins 200 MDH, s’inscrit parfaitement dans les mesures prévues par la Charte de l'investissement initiée par mon collègue Mohcine Jazouli, nous allons essayer d’intéresser un maximum d’investisseurs grâce notamment au taux d’abattement fiscal qui vient de passer à 30% au lieu de 20% auparavant." D'après le ministre, la réalisation d’un chiffre d’affaires de 10 MMDH est tributaire de l’émergence de nouveaux studios pour développer leur capacité d’accueil qui reste insuffisante.

Entre Hollywood et Bollywood

Pour décupler le chiffre d’affaires actuel, le ministre espère que d’autres producteurs, tels Amazon ou Disney, finiront par s’installer au Maroc en vue de tourner des faits historiques qui s’y sont déroulés à l’image de La bataille des trois rois, La conquête de l’Andalousie…

"Selon moi, il convient de s’inspirer du Nigeria qui a beaucoup investi dans le cinéma. En effet, ce pays accueille de nombreux tournages étrangers, y compris des œuvres bon marché à 200.000 DH, comme celles qui sont produites par centaines chaque année à Bollywood."

"Sans atteindre les chiffres d’affaires cinématographiques des Nigerians ou des Indiens, le Maroc peut produire un cinéma de meilleure qualité avec, par exemple, une série coûtant 20 millions d’euros qui soit capable d’intéresser le marché international", conclut Bensaïd. Le ministre nous confie qu’une deuxième réunion avec Netflix est prévue au mois de novembre pour "enfin passer aux choses sérieuses".

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