Brahim Saadoun sera-t-il échangé comme prisonnier de guerre ?
Le porte-parole de la Légion internationale pour la défense territoriale de l’Ukraine estime que les trois étrangers condamnés à mort pour mercenariat, dont le Marocain Brahim Saadoun, sont des prisonniers de guerre. L’ouverture d’une procédure pénale à leur encontre viole ainsi les Conventions de Genève de 1949.
Le porte-parole de la Légion internationale pour la défense territoriale de l’Ukraine, Damien Magru, espère que les Britanniques Aiden Aslin et Shaun Pinner, et le Marocain Brahim Saadoun, seront "échangés comme prisonniers de guerre", rapporte le média "HOBOCTИ".
Il a précisé que les trois hommes condamnés à mort pour mercenariat n'étaient pas des légionnaires. Autrement dit, ils ne relèvent pas de la légion dont il est le parole-parole. Fondée en mars 2022 à la demande du président ukrainien Volodymyr Zelensky, ladite légion est une unité militaire réunissant les étrangers qui se sont portés volontaires pour se battre aux côtés de l’Ukraine.
Brahim Saadoun, Aiden Aslin et Shaun Pinner sont, eux, des soldats relevant des Forces armées de l’Ukraine. Selon Damien Magru, ils avaient rejoint l’armée ukrainienne avant même l’éclatement du conflit russo-ukrainien.
"Eu égard à leur statut, il doit y avoir un échange de prisonniers de guerre tel que stipulé par le droit international, plus spécifiquement par les Conventions de Genève de 1949. J’espère alors que le gouvernement ukrainien parviendra à une sorte d’accord avec la République populaire de Donetsk pour organiser l’échange des trois hommes capturés", a poursuivi le porte-parole de la Légion.
Pour rappel, ces derniers ont été déclarés, le jeudi 9 juin, coupables d’avoir participé aux hostilités en tant que mercenaires par la Cour suprême de l’autoproclamée "République populaire de Donetsk". Capturés alors qu’ils combattaient dans le Donbass, dans le cadre de la guerre russo-ukrainienne, ils ont été condamnés à la peine capitale.
Cette affaire a fait grand bruit tant à l’échelle nationale qu’internationale.
Après la condamnation du Marocain Brahim Saadoun, la Coalition marocaine contre la peine de mort, le Réseau des avocats contre la peine de mort et le Réseau des journalistes contre la peine de mort ont demandé l’intervention "urgente" du chef du gouvernement, du ministre des Affaires étrangères, du ministre de la Justice, de la présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et du président du ministère public.
Côté britannique, la secrétaire d’Etat des Affaires étrangères, du Commonwealth et du développement du Royaume-Uni, Liz Truss, s’est entretenue avec son homologue ukrainien, Dmytro Kuleba, afin de trouver une solution pour libérer les deux ressortissants britanniques.
Première réaction de l'ambassade du Maroc en Ukraine au sujet de Brahim Saadoun
Ce que l'on sait de l'affaire Brahim Saadoun, le jeune marocain condamné à mort au Donbass
Brahim Saadoun. La Coalition marocaine contre la peine de mort demande l’intervention d’Akhannouch
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