Foodeals, la start-up qui donne une seconde vie aux invendus
Foodeals est une start-up qui valorise les excédents alimentaires des restaurants et des petits commerces en proposant d’écouler les plats et les produits via des offres promotionnelles.
La gestion des déchets alimentaires est l’un des défis de durabilité à l’échelle mondiale. « Chaque année, 1,3 milliard de tonnes de nourriture sont jetées ou perdues, ce qui correspond à plus d’un tiers des aliments produits dans le monde sans qu’ils soient consommés, selon l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation », appuie Yassine Bentaleb, fondateur de Foodeals, une start-up qui s’imbrique dans la chaîne de valeur agroalimentaire et dont la mission est de s’attaquer au gaspillage alimentaire.
Le principe est simple : proposer des deals à prix réduits sur les invendus des restaurants et petits commerces comme les boulangers. Les produits peuvent être récupérés à la fermeture.
A travers l’application, les restaurateurs et commerçants de proximité mettent en ligne leurs invendus ou les produits dont la DLC (date limite de consommation) est très proche, sous forme d’offres exclusives. « Il suffit de poster les offres promotionnelles concernées, et c’est ensuite au client de récupérer sa commande. Le paiement s’effectue sur l’application par carte bancaire ou au moment de récupérer la commande. L’application prélève une commission sur chaque transaction », explique Yassine Bentaleb, fondateur de Foodeals, joint par Médias24.
Lancée en 2021 par ce jeune entrepreneur, l’application mobile a été téléchargée plus de 8.000 fois. Elle revendique plus de 1.000 repas vendus, notamment grâce à un réseau de plus de 30 restaurants et boulangeries partenaires.
Opérationnelle dans un premier temps à Fès, la start-up compte sur l’année 2022 pour lancer la solution dans les autres grandes villes.
Son équipe, constituée de six personnes, est répartie entre un bureau à Fès et un autre à Rabat, au sein de l’espace de co-working de start-up au Maroc. Elle est en train de préparer des stores physiques qui seront dédiés à la commercialisation des produits invendus et à ceux dont la DLC est proche.
Foodeals Donate, pour éviter la destruction des aliments
« On est actuellement dans une phase de sensibilisation des restaurants et des petits commerces, en mettant l’accent sur le manque à gagner, car ils auront toujours des invendus à la fin de la journée, même en petite quantité. De l’autre côté, on sensibilise les particuliers pour les inciter à adhérer au principe de l’anti-gaspillage », détaille notre interlocuteur.
Qui plus est, l’application offre une visibilité à ses partenaires : même si ce n’est pas l’objectif escompté, les restaurants et boulangeries affichent une image environnementale.
C’est dans le cadre de son activité en tant que consultant en marketing et événementiel depuis 2015 que Yassine Bentaleb a régulièrement constaté un gaspillage alimentaire à la fin des évènements et buffets. Il décide alors de s’y attaquer avec l’équipe de son entreprise Smartmove Consulting. « L’objectif est de réduire le gaspillage alimentaire par la valorisation de ces aliments et de leur trouver des preneurs à des fins économiques ou sociales », affirme-t-il.
Car si la raison à l’origine du lancement de Foodeals est bien d’ordre économique, il n’en demeure pas moins que le social tient une place importante. « Une partie des invendus dans quelques enseignes de grandes surfaces et des PGC (produits de grande consommation) dont la date de péremption est proche sera redistribuée à des associations caritatives, notamment la banque alimentaire du Maroc ou la fondation Ataa. L’autre partie sera vendue à petit prix pour éviter sa destruction », conclut le fondateur.
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