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Agadir : au pays des mille et une vagues

Surnommée 'la Californie du Maroc', Agadir est considérée depuis les années 1960 comme la Mecque des surfers, grâce à des spots d’exception : Imsouane, Imourane, Anchor Point, Mistry, Dracula, Banana Beach, Anza... Maryam El Gardoum, cinq fois championne du Maroc de surf, Brahim Iddouch, bodyboarder multi-médaillé à l’international, ou encore Youssef Drouiche, cofondateur de Travel Surf Morocco et rider de vagues depuis plus de vingt ans, décrivent les vagues qui ont bercé leur enfance.

Agadir : au pays des mille et une vagues

Le 7 avril 2022 à 15h52

Modifié 29 avril 2022 à 13h46

Surnommée 'la Californie du Maroc', Agadir est considérée depuis les années 1960 comme la Mecque des surfers, grâce à des spots d’exception : Imsouane, Imourane, Anchor Point, Mistry, Dracula, Banana Beach, Anza... Maryam El Gardoum, cinq fois championne du Maroc de surf, Brahim Iddouch, bodyboarder multi-médaillé à l’international, ou encore Youssef Drouiche, cofondateur de Travel Surf Morocco et rider de vagues depuis plus de vingt ans, décrivent les vagues qui ont bercé leur enfance.

« C’est à Imourane que j’ai surfé une vague pour la première fois. On m’avait montré rapidement sur le sable comment se mettre debout sur une planche, qui n’était pas à moi d’ailleurs, puisque je n’avais fait que du bodyboard jusque-là. Quand j’ai réussi à prendre ma première vague debout, c’était une sensation énorme, indescriptible. Je ne l’oublierai jamais. Les mots sont incapables de décrire ce que j’ai ressenti à ce moment-là. Il faut le vivre pour savoir ce que c’est », raconte Maryam El Gardoum, cinq fois championne du Maroc de surf.

La rideuse professionnelle, native du village de Tamraght, à 15 kilomètres au nord d’Agadir, a su dès l’âge de 11 ans que sa vie se résumerait au surf et aux vagues.

« Je m’en rappelle encore très bien. C’est vrai que j’étais debout sur la planche, mais il n’y avait aucune technique, et les gestes n’étaient pas les bons. On me l’avait dit tout de suite, mais moi je n’écoutais rien. J’avais en tête la prochaine vague. Je voulais surfer encore, peu importe la manière. Tout a commencé là. »

La surfeuse a tout fait depuis pour continuer à surfer. N’ayant à cet âge-là ni planche ni combinaison ni les moyens matériels de s’équiper convenablement, elle attendait sur la plage que quelqu’un veuille bien lui prêter sa planche pour un essai ou deux, pour rider les vagues d’Imourane, encore une fois. Et c’est peut-être là que réside la force magnétique des waves d’Agadir sur les surfeurs débutants ou professionnels, locaux ou internationaux. Des vagues et des spots d’exception qui font de la région la Californie du Maroc.

Crédit photo Talah photographe

Imourane, fabrique de champions

Le spot d’Imourane est plébiscité par un autre athlète marocain de renom. En 2012, Brahim Iddouch est 1er au classement d’une épreuve au Brésil, et remporte les trials au Chili. Il intègre, après cette performance, le top 24 mondial et figure encore dans les grands Slams. Le bodyboarder qui s’est illustré dans plusieurs compétitions à l’international a également surfé ses premières vagues à Imourane.

« Imourane est l’un des meilleurs spots pour apprendre à surfer. C’est à la fois un beach break et un point break. Donc, ce sont deux spots à la fois. Grâce à cette particularité, Imourane correspond parfaitement à celui qui veut commencer à prendre des cours de surf comme à celui qui maîtrise les bases pour pouvoir faire les manœuvres », explique le bodyboarder qui, en septembre 2021, a été classé 3e de la compétition Sintra Bodyboard Pro au Portugal.

Pour cet athlète de haut niveau, Imourane fait partie des meilleurs spots à Agadir. Une raison pour laquelle on y organise des compétitions internationales comme le Agadir Open, l’Euro Junior ou encore le championnat d’Europe de bodyboard.

Brahim Iddouch sur son bodyboard à Imsouane

Le bodeyboarder de 37 ans, natif d’Agadir, nous confie que c’est également à Imourane qu’il a tout appris. « La première fois que j’ai surfé, c’était là-bas et j’y retourne toujours. » Il cite d’autres spots qu’il estime également incontournables à Agadir.

« Il y a Km 11, Anchor Point, Dracula pour lequel il faut être un professionnel, la Source, Mistery, Tamri qui a aussi a une très belle plage. L’un des meilleurs spots aujourd’hui à Agadir est Anza dont la vague est d’une bonne qualité, aussi bien pour les débutants que pour les expérimentés. Ces derniers peuvent y faire de très belles manœuvres. Anza est également un beach break et un point break. Pour les débutants et ceux qui ont un bon niveau, je conseillerais également Km 25, Aghroud, la plage d’Agadir ou encore Km 12 ».

Pour les surfers, difficile de leur faire dire qu’il n’y a qu’un seul spot qui vaille le coup d’être ‘ridé’. Leur relation avec la vague est souvent quasi mystique. C’est surtout qu’à différentes étapes de leur vie et de leur parcours, ils fréquentent un spot plutôt qu’un autre. Ce qui fait donc qu’au final, ils sont tous très importants. C’est le cas de Maryam El Gardoum qui nous confie que, après avoir appris à surfer dans le spot d’Imourane, elle s’est attaquée ensuite à Anchor point et Mistery.

« J’aime bien ces spots qui ont une belle vague. Je préfère d’ailleurs les point break, car quelle que soit la taille de la houle, la vague est toujours très belle. Les point break nécessite d’ailleurs de grandes houles. Il faut comprendre aussi qu’il y a deux types de surfers. Les Goofy (le pied droit est devant) et les Regular (qui surfent avec le pied gauche devant). Et comme je suis Regular, je surfe donc à droite. À Madraba (appelé communément Anchor point) et Mistry, il n’y a que la droite. Donc, c’est parfait pour moi »,  décrypte  la surfeuse de 24 ans.

Aux origines de la passion

Selon les riders aguerris, le littoral d’Agadir se caractérise autant par la richesse de ses spots que par la variété de ses vagues. C’est ce que nous confirme Youssef Drouiche, longboarder, surfer depuis plus de vingt ans. « Entre Essaouira et Agadir, il y a une variété de spots incroyables qu’on ne peut pas trouver ailleurs. »

Maryam Al Gardoum, qui gère depuis trois ans sa propre structure de surf à Agadir « Dihya Surf Morocco », en mettant de côté, à contrecœur, la compétition en l’absence de sponsors et de moyens, abonde dans ce sens. « Taghazout est devenue célèbre parce que ses spots sont parfaits à la fois pour les débutants et les professionnels. Il y a une multitude de spots, et les surfers ont un large choix. »

Pédagogue, Youssef Drouiche explique cette technicité des vagues. « On peut passer du beach break (une plage où les vagues déferlent et se brisent sur un fond de sable, souvent proche du bord, ndlr) à un point break (des vagues créées par une houle qui s’enroule autour d’une pointe rocheuse. Les vagues sont ainsi plus longues, ce qui facilite la variation de manœuvres). Il y a également les Slab, des vagues de rochers, les Reef Break, des vagues de rochers aussi mais avec un fond marin varié, et les Outer Reef, des vagues qui cassent au large, que seuls les surfers professionnels qui ont le matériel, les moyens et beaucoup d’adrénaline, peuvent surfer. Ce sont de grosses vagues comme Nazaré au Portugal. »

Youssef Drouiche sur un Reef à Imsouane près d’Agadir – Crédit photo Talah photographe

Pour mieux comprendre le succès international des vagues d’Agadir, Youssef Drouiche revient sur la genèse de ce phénomène et son évolution.

« Le surf est passé par plusieurs étapes. Il y a eu, dans les années 1960-1970, à Taghazout l’arrivée des premiers surfers venus d’Australie, d’Angleterre et de France. Et c’est seulement à partir des années 2000 que ce sport est passé du surf passion au surf business. C’est à dire qu’on a vu s’installer de petites structures de surf, françaises et anglaises, qui permettaient aussi d’importer du matériel, de faire de la publicité et du marketing pour les spots et le potentiel de la région. L’arrivée des médias et des réseaux sociaux a donné ensuite une énorme visibilité au surf dans cette zone. Et là encore, le surf a évolué. Il est passé d’un statut de business à celui de fashion. C’est-à-dire que tout le monde voulait pratiquer le surf et poster sa photo de profil avec une planche. Avant, le surf était réservé aux gens qui habitaient au bord de la mer et qui en avaient les moyens. Il a été popularisé grâce aux associations et aux marques qui se sont installées à Agadir. »

Dans le vent

Un constat confirmé par le champion international du bodyboard, Brahim Iddouch.

L’athlète marocain souligne que l’embellie actuelle de ce sport-passion est le résultat d’un effort collectif. Il cite les surfers professionnels qui ont percé aussi bien à l’échelle nationale que mondiale, les associations qui ont formé les moniteurs, la fédération de surf et les spots d’exception, évidemment. « Sans oublier le climat. À Agadir, on a le soleil presque toute l’année. La saison de surf de haut niveau commence à partir de septembre et se termine au mois de mars. En été, les étrangers partent plutôt au Brésil ou au Portugal, sachant qu’à cette période, au Maroc, on a aussi de belles vagues à Dakhla, Mirleft et Sidi Ifni », précise Brahim Iddouch qui est déjà en pleine préparation des compétitions internationales de bodyboard. À commencer par le Pérou en avril prochain, avant d’enchaîner avec le Chili, le Brésil, l’Australie, l’Afrique du Sud, le Portugal, la France et les Canaries.

Si l’agenda du rider marocain est déjà bien chargé, avec une carrière professionnelle à faire rougir les plus talentueux des surfers, il n’oublie pas que quand il a commencé cette discipline en 2000, les planches de surf n’étaient pas disponibles.

« Il n’y avait pas encore de distributeurs qui ramenaient ce matériel au Maroc. On attendait les touristes afin de leur demander, quand ils se préparaient à repartir, de nous vendre leur planche à un prix abordable. Les planches étaient aussi très chères à l’époque. Quand je pense aujourd’hui au chemin parcouru, c’est complètement fou. C’est vraiment incroyable comment le surf s’est développé. Le matériel est disponible aujourd’hui partout. Les écoles de surfs sont nombreuses : de Tamraght à Taghazout, il y a au moins 120 surfcamps. Et chaque surfcamp emploie au moins cinq personnes. L’économie à Tamraght et à Taghazout est basée essentiellement sur ces écoles de surf. Et je dis aujourd’hui aux jeunes qu’ils ont une chance qu’on n’avait pas, nous. Moi à l’époque, je n’avais pas de coach par exemple », nous raconte cet autodidacte qui réside à Agadir.

Le surf, une histoire collective

L’histoire du développement du surf dans la région et l’histoire personnelle de plusieurs Gadiris s’entremêlent étroitement à bien des égards.

C’est le cas de Youssef Drouiche qui, à l’époque où il a commencé, faisait partie de la deuxième génération de surfers d’Agadir. Il habitait au bord de la mer. Il quitte l’école à l’âge de 14 ans pour faire du bodyboard. Et afin d’épargner suffisamment pour acheter le matériel de surf, Youssef Drouiche se lance dans la pêche.

« Parfois, les touristes nous laissaient leur matériel quand ils repartaient chez eux, avec des prix au rabais. Ma première planche, je l’ai payée 900 dirhams. À 14 ans, pour moi, c’était une énorme dépense. Ce n’était pas un sport, c’était une passion, qui n’était d’ailleurs pas toujours bien vue par nos familles. Pour elles, on voulait devenir des touristes », déplore-t-il.

À 38 ans aujourd’hui, le waterman confie que c’est à partir de 2000 qu’on lui propose son tout premier job dans le surf. « J’accompagnais les touristes, je leur montrais les spots et leur apprenais à surfer. Grâce à l’association de surf d’Imourane, j’ai suivi des formations, et c’est comme ça que le surf est passé d’une passion à un gagne-pain. »

Le lancement du tourisme de surfcamp a donné un réel coup de pouce à l’activité dans la région, en créant des opportunités de travail pour les locaux qui vivaient principalement de la pêche. Plusieurs clubs et association de surf ont alors vu le jour. « Grâce à Sa Majesté, il y a eu suffisamment de structures et de ‘matos’ pour que tout le monde puisse surfer dans la région. Et aujourd’hui, si on veut surfer, c’est beaucoup moins cher qu’auparavant », indique Youssef Drouiche.

Pour ce longboarder, les spots sont un patrimoine qu’il faut protéger contre la multiplication des projets immobiliers.

« Un spot de surf est un bien durable grâce auquel les gens peuvent déstresser. C’est à la fois une thérapie et un patrimoine mondial qu’il faut valoriser. Et c’est une économie aussi. C’est pour ces raisons d’ailleurs que les spots de surf doivent rester accessibles à tous, et qu’il ne faut surtout pas les bétonner », souligne-t-il.

Le rider met ainsi en garde contre le risque de détérioration des spots de surf lié aux projets touristiques mal pensés. « Ce serait un désastre écologique. Les projets touristiques et immobiliers proches du littoral changent généralement la direction des vents, ce qui influe sur les vagues, leur longueur et leur qualité », alerte-t-il.

Banana, Anchor Point, Dracula… les incontournables

Les spots de surf de la région d’Agadir n’ont plus aucun secret pour le longboarder.

« J’ai appris à surfer entre les deux spots Banana (le légende dit que c’est Jimi Hendrix, qui aimait s’y rendre dans les années 1960, qui l’aurait surnommé en raison de la proximité des plantations de bananiers, ndlr) et Km 14 qui est un beach break. Ils sont à proximité de là où j’ai grandi. Et ce sont des vagues faciles à manœuvrer pour un débutant et faciles d’accès par rapport à la zone de déferlement. En plus, c’est sécurisé. »

Pour les surfers expérimentés, le longboarder cite Anchor Point, un spot taillé sur mesure pour les riders accros à l’adrénaline. Des vagues pour lesquelles il est nécessaire d’avoir beaucoup d’engagement et un certain niveau de maîtrise. Le nom Anchor Point fait référence à la présence d’ancres par le passé. Les Espagnols, les Portugais et les Marocains y ont pêché jusque dans les années 1980. Ce spot est également appelé ‘Madraba’ par les locaux.

L’autre spot qui nécessite une bonne maîtrise est Dracula. « Ce spot est pour les surfers expérimentés, les professionnels et… les kamikazes. Ce sont de grosses vagues pour lesquelles il faut une bonne apnée. Ce n’est pas un spot où l’on surfe tout seul. Il faut avoir un minimum de sécurité », préconise le rider.

Tous ces spots avaient à l’origine des noms berbères. Les premiers surfers, anglais et français, leur ont donné, à leur arrivée, de nouvelles appellations, parce que c’était plus facile et pratique, pour eux.

Mais s’il y a aujourd’hui des vagues qui font l’unanimité, ce sont bien celles d’Imsouane. Youssef Drouiche, qui a établi son camp de surf « Travel Surf Morocco » dans la commune rurale éponyme, estime qu’Imsouane à la particularité d’être un spot facile d’accès et adapté à tous les niveaux.

Anchor point à Taghazout, Agadir – Crédit photo Travelsurfmorocco

Imsouane, ‘the’ spot

« Ici, il y a un potentiel de vagues énorme. Les gens qui viennent à Imsouane progressent deux fois plus vite que dans les autres spots d’Agadir. La vague de ce spot est assez longue. Elle est parfaite. On a cette vague presque 300 jours dans l’année. Les clients qui viennent chez nous prennent les plus longues vagues de leur vie, puisqu’elle fait entre 900 mètres et 1 km de longueur. Mon meilleur score est de trois minutes sur la vague. La majorité des gens tiennent une à deux minutes. Ce qui est déjà énorme ! Que ce soit l’été ou l’hiver, on peut surfer les vagues d’Imsouane. C’est vrai qu’elles sont un peu plus petites l’été, mais on a toujours de superbes vagues. Le problème aujourd’hui, c’est que c’est surpeuplé. »

Victime de son succès, Imsouane figure d’ailleurs parmi le top 10 des spots mondiaux pour le longboard, qui se pratique avec des planches plus longues que la moyenne. Ce sont les premières planches de surf qui ont été conçues. La taille et la stabilité de cette planche font qu’on peut facilement marcher dessus. Beaucoup de riders viennent du monde entier pour y pratiquer le longboard, pour la facilité et la longueur de la vague.

« C’est une vague douce, avec une zone de déferlement où le pic est assez accessible. Donc, on peut faire le Nose, c’est-à-dire marcher sur la planche pour arriver à l’avant (le nez de la planche). Les filles sont attirées d’ailleurs par ce côté artistique du longboard », explique celui qui a pratiqué plusieurs disciplines de surf tout au long de sa vie. Aujourd’hui, Youssef Drouiche exprime une préférence pour le longboard. « J’aime bien ce côté classique. Vous savez, c’est comme pour les voitures, il y a ceux qui préfèrent les voitures de sport ou de luxe, et ceux qui aiment plutôt les anciennes voitures ou les voitures de collection. C’est pareil. Je me suis converti au longboard parce que j’aime bien ce côté classique, un peu artistique, danse… »

Suivre la vague

Grâce au surf, la baie d’Imsouane emploie plusieurs centaines de personnes. Sa notoriété n’est plus à prouver. Selon Youssef Driouche, Imsouane a fait l’une des meilleures saisons touristiques en 2019. Il affirme qu’avant la dernière fermeture des frontières en novembre 2021, en raison de la pandémie, Imsouane avait triplé sa clientèle.

Malgré le marasme touristique de 2020 et 2021,  Youssef Drouiche prédit, que dans les prochaines années, les destinations touristiques de surf connaîtront un vif succès, et pas uniquement autour d’Agadir mais dans tout le pays.

En attendant, quand il ne travaille pas, le longboarder sillonne l’Atlantique et ses spots. Parce que oui, les surfers gadiris ne se cantonnent pas à leurs spots, aussi exceptionnels soient-ils. Quand ils évoquent leur passion, ils ne peuvent s’empêcher de citer d’autres spots dans d’autres régions. Et c’est pour eux une immense chance.

« Au Maroc, on a une grande variété de spots. On n’a pas vraiment besoin de voyager à l’étranger pour s’entraîner sur des vagues différentes. On a 3.000 km de littoral du côté de l’Atlantique. Pour suivre les vagues, la semaine dernière, je suis allé à Dakhla, puis à Safi, la semaine prochaine, j’irai à Kénitra. C’est simple, je vais là où il y a une bonne vague », conclut Brahim Iddouch. Et il y en a toujours une quelque part…

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