Stroc Industrie fait face à une nouvelle demande de résolution du plan de sauvegarde

En moins de six mois, la société cotée en bourse Stroc Industrie a fait l’objet de deux demandes de résolution du plan de sauvegarde. La plus récente a été introduite par la société créancière Sinpec. Le doute plane sur la capacité de Stroc Industrie à exécuter son plan de sauvegarde, validé par le tribunal de commerce de Casablanca en mai 2019.

Stroc Industrie fait face à une nouvelle demande de résolution du plan de sauvegarde

Le 21 octobre 2021 à 9h46

Modifié 21 octobre 2021 à 9h46

En moins de six mois, la société cotée en bourse Stroc Industrie a fait l’objet de deux demandes de résolution du plan de sauvegarde. La plus récente a été introduite par la société créancière Sinpec. Le doute plane sur la capacité de Stroc Industrie à exécuter son plan de sauvegarde, validé par le tribunal de commerce de Casablanca en mai 2019.

Stroc Industrie, société cotée à la bourse de Casablanca et acteur majeur du secteur métallurgique, fait l’objet d’une nouvelle demande pour la résolution de son plan de sauvegarde. La deuxième en moins de six mois.

Cette nouvelle demande de résolution a été initiée, début octobre, par Sinpec, fournisseur d’équipements industriels qui, à l’heure où nous écrivons ces lignes, n’a pas encore donné suite à nos sollicitations.

Selon une source proche du dossier, la société cotée en bourse « n’a pas pu respecter son plan de sauvegarde. Aucun des créanciers n’a encore été payé », hormis quelques anciens salariés qui, en mai 2021, ont eu recours à la justice pour demander la résolution du plan de sauvegarde.

Une demande qui a été rejetée par le tribunal de commerce de Casablanca en juillet 2021, puisque Stroc Industrie a finalement versé les sommes dues à ces anciens salariés.

De son côté, Stroc Industrie affirme à Médias24 que « malgré les difficultés qui lui ont valu de bénéficier de la procédure de sauvegarde, et malgré les difficultés additionnelles que constitue le ralentissement économique suite à la pandémie », la société « respecte toutes les décisions du tribunal de commerce ».

A noter que Stroc Industrie est la première entreprise à avoir bénéficié de la procédure de sauvegarde judiciaire au Maroc. Elle dispose d’un délai de cinq ans pour exécuter son plan de sauvegarde, validé par le tribunal de commerce de Casablanca le 9 mai 2019.

Néanmoins, si la société n’exécute pas ses engagements fixés par le plan, le tribunal peut « d’office, ou à la demande d’un créancier et après avoir entendu le chef de l’entreprise et le syndic, prononcer la résolution du plan de sauvegarde et décider, en conséquence, le redressement ou la liquidation judiciaire« . C’est ce que prévoit l’article 573 du livre V du Code de commerce.

« Stroc Industrie a du mal à rebondir »

Selon une source bien informée jointe par Médias24, « Stroc Industrie essaye de faire de son mieux mais elle a du mal à rebondir, notamment à cause de la pandémie et du ralentissement des affaires de ses principaux partenaires ».

La même source affirme que, pour l’instant, les grands créanciers de Stroc Industrie font preuve de « patience », mais n’excluent pas la possibilité de réagir en faisant appel à la justice.

De son côté, Stroc Industrie souligne que « la procédure de sauvegarde nous permet de travailler à la restauration de la confiance de nos créanciers, en leur apportant des solutions concrètes et qui sont de nature à pérenniser l’emploi de tout l’écosystème auquel nous appartenons ».

« Comme avec tous nos créanciers, nous sommes toujours volontaires pour trouver des solutions négociées dans l’intérêt de toutes les parties. Pendant de nombreuses années, nous avons eu la joie de participer au remplissage des carnets de commandes de nos fournisseurs. Depuis que nous éprouvons des difficultés, nous sommes particulièrement reconnaissants envers les entreprises qui s’en souviennent, et œuvrons quotidiennement à restaurer la confiance de tous nos partenaires. Dans tous les cas, nous souhaitons renouveler nos remerciements aux créanciers qui nous apportent leur soutien », ajoute Stroc Industrie.

L’avenir du statut de sauvegarde de la société cotée en bourse est donc incertain, compte tenu de son incapacité à honorer les engagements fixés par le plan. Ce statut risque d’être commué en redressement, comme cela a été le cas pour Delattre Levivier Maroc (DLM).

Également cotée à la bourse de Casablanca, DLM est un autre géant de la métallurgie placé sous sauvegarde judiciaire en décembre 2019, avant que le tribunal de commerce de Casablanca ne constate que la société était en cessation de paiement. Résultat : le statut de sauvegarde a été commué en redressement judiciaire en avril 2021.

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