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Nouveau contrat social pour le Maroc : les axes de réflexion de la CGEM

Le Maroc cherche à définir son nouveau contrat social. La CGEM porte le débat et présente ses axes de réflexion pour la mise en place d’un contrat social qu’elle veut « inclusif au service de la création des richesses ».

Nouveau contrat social pour le Maroc : les axes de réflexion de la CGEM

Le 17 avril 2018 à 15h09

Modifié 17 avril 2018 à 15h09

Le Maroc cherche à définir son nouveau contrat social. La CGEM porte le débat et présente ses axes de réflexion pour la mise en place d’un contrat social qu’elle veut « inclusif au service de la création des richesses ».

Alors que le dialogue social bat son plein et que les réunions se succèdent pour arriver à un accord avant le 1er mai, la CGEM décide de porter le débat sur la nécessité de réfléchir aussi à un nouveau contrat social pour le Maroc. Ce sujet fait office de thème principal de l’événement prévu par la confédération le jeudi 26 avril. Une journée de travail rassemblant le ministère de l’emploi, la CGEM, les partenaires sociaux, des institutions à l’image du HCP, CESE, IRES pour répondre à une seule question centrale : « Quel contrat social pour le Maroc ? ». 

Une question à laquelle il est difficile d’apporter une réponse unilatérale. « Un nouveau contrat social pour accompagner la dynamique du pays voulue par Sa Majesté, cela veut dire que toutes les parties prenantes doivent porter ce projet et assumer leur contribution dans un esprit constructif et de responsabilité », estime la CGEM.

Les défis sociaux du Maroc 

Avant de s’atteler à débattre du modèle marocain, il y a lieu de définir ce que c’est que le contrat social. Dans ce sens, la CGEM avance que « la notion de modèle social désigne l’ensemble des principes, des règles et des institutions qui organisent les relations sociales dans un pays, et elle n’implique pas les jugements de valeur. Elle inclut nécessairement la régulation du marché de travail et la protection sociale. Mais les chercheurs y ajoutent parfois d’autres aspects : l’éducation, la formation ou encore le rôle joué par les réseaux familiaux ».

Partant de là, le patronat estime que le Maroc doit faire face à plusieurs défis :

– Accepter l’idée que le système d’éducation ne peut fournir des individus expérimentés, d’où la nécessité de contribuer au développement de leurs compétences au début de leur carrière professionnelle.

– Bâtir ce nouveau contrat social en imaginant le travail de demain.

– Changer le rapport au travail pour les salariés.

– Avoir une vision nouvelle de l’entrepreneuriat et de l’entreprise.

– Accepter le rôle fondamental des partenaires sociaux.

– Assurer une protection sociale pour tous, un régime de retraite qui ne lèse personne et qui apporte les équilibres nécessaires.

– Ne plus former des compétences ou des filières dont notre pays n’a plus besoin.

– Faire prendre conscience aux opérateurs économiques de la place qu’ils doivent occuper et du rôle qu’ils doivent assumer dans l’intégration, la formation et l’accompagnement des jeunes diplômés en particulier. 


Les axes de réflexion proposés par la CGEM

L’organisation patronale présente ses axes de réflexion -dont Médias24 détient une copie- structurés autour de trois thématiques principales. 

Pour la confédération des entreprises, plusieurs actions doivent être menées au niveau du triptyque Éducation – Emploi – Formation : 

– La restructuration du système éducationnel marocain.

– La valorisation du Capital Humain par la promotion de programmes axés sur l’éducation.

– L’amélioration de l’aptitude à l’emploi des catégories de population touchées par la pauvreté.

– L’élargissement des programmes d’alphabétisation d’adultes.

– L’amélioration de la qualité des formations publiques et privées.

– La contribution de l’Etat à l’amélioration des services de placement.

 

La CGEM estime également qu’il faut mettre en place des réformes et des mesures pour améliorer la compétitivité et par ricochet la croissance économique : 

– Des réformes fiscales majeures.

– L’élimination des obstacles à l’investissement privé.

– La lutte contre l’informel.

– La promotion et l’expansion des petites et moyennes entreprises.

– La promotion du dialogue et la concertation entre les partenaires sociaux. 

– La réforme du Code travail.

– Le coût du travail.

– La flexibilité responsable.

 

Enfin, sur l’aspect social, le patronat propose : 

– La généralisation de la couverture sociale.

– L’augmentation des dépenses publiques de soins de santé par le gouvernement et la promotion des initiatives de sensibilisation à la santé.

– La facilitation de l’accès à l’eau potable et l’électricité.

– La restructuration des programmes destinés à aider les catégories sociales les plus vulnérables. 

– L’amélioration des programmes d’assistance des personnes à besoin spécifiques.

– Le lancement de systèmes de régime de retraite efficaces afin d’améliorer leur pérennité financière, en tenant compte des changements démographiques.

– Favoriser un marché efficace du logement et veiller à l’application de la réglementation de l’habitat.

Pour le patronat, « il est urgent de rétablir cette confiance entre le monde économique, l’administration et les partenaires sociaux pour lutter efficacement et durablement pour la création d’emplois. Il faut que chacun joue pleinement son rôle. Il faut que chacun accepte l’autre comme un partenaire et non comme un ennemi ».

Et d’ajouter, « notre ambition à travers cette réflexion est de co-construire avec les parties prenantes, un modèle social qui tienne compte de nos caractéristiques tout en nous projetant vers le futur et faire en sorte que chaque acteur de la nation puisse y trouver sa place ».

 

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