Istiqlal. Le comité exécutif valide deux exigences des “réformateurs”
Comité exécutif paisible ce mardi soir 18 avril au siège du parti de l'Istiqlal. Présidée par Hamid Chabat, la réunion a validé à l'unanimité deux exigences du courant réformateur, figurant dans l'accord de sortie de crise signé quelques jours auparavant à Rabat entre les frères ennemis. Mais la méfiance reste de mise.
Le comité exécutif, qui est la plus haute instance de gestion du parti, est dominé par le courant réformateur ou contestataire mené par Hamdi Ould Rachid.
Au cours d'une réunion la semaine précédente au domicile de Bouamar Taghouane, sous la houlette de Mohamed Soussi et Abdelouahed Fassi, les deux courants, celui de Chabat et celui de Hamdi Ould Rachid, avaient convenu d'un certain nombre de décisions de sortie de crise.
Le premier effet avait été l'évacuation du siège de l'Istiqlal par les squatters qui se réclamaient de Ould Rachid.
Parmi les autres décisions, figure la réintégration de Yasmina Baddou et de Karim Ghellab, qui avaient été suspendus du parti. Conformément à l'accord signé, ils ont présenté des excuses.
Enfin, il y avait deux exigences de la part des réformateurs:
-la modification ou la suppression de l'article 54 des statuts, pour ouvrir la candidature au secrétariat général à tous les militants.
-la modification ou la suppression de l'article 91 relatif à la composition du comité préparatoire du congrès.
Ces deux derniers points ont été validés à l'unanimité mardi soir, par le comité exécutif. La modification de l'article 54 ouvrira la voie à la candidature de Nizar Baraka qui est favori pour succéder à Chabat.
Le comité exécutif a également décidé de mettre à jour les listes relatives à la composition du Conseil national.
Tout n'est cependant pas réglé, loin de là:
-La méfiance reste de mise. Au cours de la réunion, Chabat a rappelé qu'il n'est pas favorable à un changement des articles 54 et 91, mais qu'il les soumettra au vote des congressistes. Chaque partie devra donc défendre sa position. Si le vote maintient ces deux articles, toute la stratégie des réformateurs tombera à l'eau.
-Deux questions importantes demeurent en suspens: la réintégration de Toufik Hejira, souhaitée par les réformateurs et pas encore validée; et celle de Mohamed Louafa.
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