Décharge contrôlée de Tanger: 5 sociétés pré-qualifiées
Suez, Ecomed et Averda font partie du groupe de sociétés pré-qualifiées pour l’équipement et la gestion déléguée de la future décharge contrôlée de Tanger.
Le groupement intercommunal Al Boughaz de la région de Tanger a examiné, ce jeudi 19 janvier, les offres administratives des sociétés candidates à l’équipement et à la gestion déléguée de la décharge contrôlée de Tanger. La valeur de ce marché qui concerne 21 communes urbaines et rurales, avoisine les 400 MDH.
Selon le président du groupement intercommunal et vice-président de la commune urbaine de Tanger, Abdeslam Aidouni (UC), "les cinq sociétés ont passé le cap de la validation des offres administratives. Les offres techniques vont être examinées la semaine prochaine, avant la publication du cahier des charges détaillé".
Le groupement intercommunal est conseillé par GTZ, l’agence de coopération allemande pour le développement experte en projets de gestion environnementale, développement durable et énergie. Outre Suez, Ecomed et Averda qui travaillent déjà dans la gestion des déchets dans plusieurs villes marocaines, une société portugaise et un groupement italo-libanais ont également présenté des dossiers.
Revenus: Tri, compost et méthane
La future décharge dont une partie du site est prête sur la commune d’El Menzla, à une vingtaine de kilomètres au sud de Tanger près du douar de Hjar Nhel, doit pouvoir traiter le lixiviat et valoriser par le tri, la transformation en compost et la production de méthane, 70% des déchets de la ville et de sa région. En 2016, la seule décharge communale de Tanger a accueilli près de 1.000 tonnes de déchets par jour pour une population d’environ 1,1 million d’habitants.
Le modèle économique de la future décharge de Tanger est radicalement différent de celui de l’actuelle décharge située en milieu urbain sur l’arrondissement de Moghogha sur la route de Tanger.
La nouvelle décharge es, tout d’abord, située à plus de 20 km de la ville et à 35 km d’Asilah. Etant donné que la nouvelle décharge doit traiter les déchets et les valoriser, ses gestionnaires doivent payer les déchets à des sociétés sous contrat, Seita et Solamta, qui les ramassent et les jettent dans d'autre forme de procès, dans une décharge située à quelques kilomètres du centre-ville.
A ce jour et selon les échanges que Médias24 a pu avoir avec des responsables du projet, aucune décision définitive n’a encore été prise sur le modèle économique du projet: la détermination de la répartition des nouveaux coûts et des bénéfices engendrés par le tri des métaux et des plastiques, la fabrication de compost et la production de méthane si cette dernière option est également choisie.
"C’est pour cela que la détermination finale du cahier des charges et du CPS se fera après l’examen des offres techniques", indique M. Aidouni à Médias24. L’objectif est d’avoir la nouvelle décharge d’El Menzla en activité au plus tard en juin 2017, à la veille de la saison d’été.
L’actuelle –et "future ancienne"- décharge qui s’étend sur 21 hectares en périmètre urbain doit être officiellement réaménagée en espaces verts et en zones résidentielles. Déjà plusieurs immeubles ont poussé dans son environnement immédiat, et malgré les odeurs et les fumées, des dizaines de familles vivent à proximité.
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