Réaffirmation de l'alliance entre le Maroc, la Jordanie et les pays du Golfe
Le Maroc, la Jordanie et les pays du Conseil de Coopératioon du Golfe, ont tenu le mercredi 9 mars une réunion ministérielle conjointe, à travers laquelle ils ont confirmé leur alliance sécuritaire et politique. Le communiqué commun dénonce notamment le terrorisme et la complicité du Hezbollah dans un plan visant le Bahrein.
La proximité et l'alliance entre le CCG (Arabie saoudite, Bahrein, Koweit, Qatar, Emirats arabes unis, Oman) d'un côté, le Maroc et la Jordanie de l'autre, n'ont cessé de se renforcer depuis 2011.
Lors de l'invasion du Koweit par l'Irak en 1990 et la guerre qui s'en était suivie, les deux derniers pays avaient militairement soutenu les pays du CCG et notamment le Koweit et l'Arabie saoudite.
En 2011, devant les menaces nées au Proche-Orient des printemps arabes, le Maroc et la Jordanie avaient été sollicités pour conclure des accords de défense commune, ainsi que des accords économiques. Pendant quelques mois, l'idée d'une adhésion de ces deux pays au CCG avait été avancée.
En 2014, avec la proclamation du califat de Daech, et l'extension des graves troubles au Yémen et à l'Irak, l'alliance militaire s'est installée. Le Maroc et la Jordanie participent notamment aux frappes au Yémen et en Syrie et ont perdu chacun un pilote.
Les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), le Maroc et la Jordanie ont fait part, mercredi 9 mars 2016 à Riyad, de leurs positions constantes rejetant le terrorisme et l'extrémisme dans leurs différentes formes et leurs aspects, abstraction faite de leurs origines, et de leurs justifications.
Selon un communiqué ayant sanctionné les travaux d'une réunion du CCG, du Maroc et de la Jordanie, au niveau des ministres des Affaires étrangères, les participants ont insisté également sur la nécessité de geler toutes les sources de financement de ce fléau.
Les participants se sont engagés également à lutter contre la pensée extrémiste, dont ne cessent de se nourrir et de s'inspirer les groupes terroristes, dans le seul dessein de ternir l'image de la sainte religion.
La tolérance et la coexistence entre les nations et les peuples constituent les fondamentaux inébranlables de la politique interne et étrangère des pays membres du CCG, ainsi que du Maroc et de la Jordanie, ont-ils relevé, réitérant la mobilisation de ces pays et leur vigilance face aux menaces terroristes qui planent sur la région et sur le monde entier.
Ils ont également réitéré leur détermination à poursuivre la participation effective au sein de la coalition internationale pour lutter contre Da'ech.
La réunion a aussi insisté sur l'impératif de traiter le phénomène dangereux du terrorisme et les groupes terroristes criminels avec toute la fermeté et la rigueur qui s'imposent, louant les efforts menés par les pays du CCG, le Maroc et la Jordanie en la matière, tant sur le plan régional qu'à l'échelle internationale.
Les ministres ont, en outre, mis en exergue la compétence, mais aussi la capacité des services sécuritaires, ainsi que la pertinence des différentes actions anticipatives menées jusque-là, qui ont ont permis d'identifier et de démanteler des réseaux terroristes, et de préserver la sécurité et la stabilité dans la région.
Ils ont, en ce sens, loué l'initiative de l'Arabie Saoudite de former une coalition militaire arabe de lutte contre le terrorisme et l'extrémisme, soulignant l'importance de cette coalition dans le renforcement des efforts internationaux de lutte contre ce fléau.
Les ministres se sont félicités aussi de la décision émise lors de la 33e session du Conseil des ministres arabes de l'intérieur, tenue le 2 mars courant en Tunisie, considérant le Hezbollah comme une organisation terroriste se livrant à des actes dangereux, visant à mettre en péril la sécurité et la paix sociale dans certains pays arabes.
Ils ont aussi salué les efforts des services sécuritaires au Bahreïn, qui ont réussi à mettre en échec un plan terroriste en janvier 2016, et de mettre hors état de nuire les membres d'une organisation terroriste qui s'apprêtaient à exécuter ce plan, avec l'appui et la complicité avérés de l'Iran et du Hezbollah.
Il est à noter que le Maroc a été représenté à cette réunion par Ali Lazrek, inspecteur général du ministère des Affaires étrangères et de la coopération.
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