Le RNI se positionne comme un parti d'experts qui défend les couches moyennes
Les élections législatives sont dans tous les esprits. C’est dans ce contexte qu’il faut lire/écouter le discours de Salaheddine Mezouar dans le cadre de la réunion du Conseil national du RNI, tenue samedi 13 février à Bouznika.
Malgré la proximité des législatives, il ne s’agissait pas d’un discours de harangue ou de slogans. Plutôt un document structuré? qui répondait aux principales questions qui s’imposent aujourd’hui à ce parti? qui boucle ses 40 ans:
-l’étape actuelle;
-les relations avec le PJD;
-le bilan de l’action du gouvernement;
-l’identité du RNI;
-son positionnement, son programme;
-l’autocritique;
-la mobilisation, la communication.
Nous avons consacré un article séparé à la question de la relation du RNI avec le PJD. Voyons donc le reste et en particulier le positionnement dans le champ politique.
Le RNI a atteint l’âge de la maturité, avec ses 40 ans de vie politique. 40 années pendant lesquelles il a, selon Mezouar, pris une part importante à au moins trois rendez-vous historiques: 1/. A sa naissance, dans la foulée de la Marche Verte et au moment où s’entamait un processus démocratique autour du consensus sur la cause nationale. 2/. Lors de l’alternance de 1998, lorsqu’il a accompagné le premier gouvernement. 3/. Lorsqu’il a accepté de rejoindre le gouvernement Benkirane II, en octobre 2013.
Avec le recul, le RNI est un parti du centre, qui a toute sa place sur l’échiquier et ce n’est pas le cas de tous les partis. Il s’est forgé au cours de ces quatre décennies, une réputation de parti d’experts, capable de gérer les dossiers économiques avec une compétence certaine.
Aujourd'hui, il a raison d'insister sur le son apport à l'actuel gouvernement. C'est lui qui tient le pôle économique, dont la réussite est indéniable.
Il est de plus, le seul à être capable de produire un discours libéral global, économique, politique et sociétal, discours dont le champ politique a grandement besoin.
Le RNI est, objectivement parlant et quel que soit le poids électoral qu’il aura à l’issue des législatives, un parti qui va peser en face ou à côté des deux poids lourds, PJD et PAM.
Comme le PAM, il est moderniste dans son approche sociétale et il déconstruit bien le discours identitaire et idéologique du PJD. Mais contrairement au PAM, qui n’a pas eu l’occasion de faire ses preuves, il a une solide expérience et une réputation d’excellent gestionnaire. De plus, il se revendique ouvertement de la libéralisation économique, vous savez, cette politique suivie par le gouvernement depuis le début des années 90 et qu’aucun parti ne revendique ouvertement.
Dans son positionnement, le RNI se veut un parti enraciné dans la société et capable de développer des politiques publiques en phase avec le nouveau Maroc, celui de la régionalisation, de l’attractivité de l’investissement et du rayonnement à l’international.
L’une des nouveautés du discours de Mezouar ce samedi 13 février, c’est d’avoir insisté sur les couches moyennes. “Pour réduire les inégalités, il ne faut pas appauvrir les couches moyennes, mais améliorer la condition des couches démunies“, c’est la formule utilisée par Mezouar.
"Le RNI ne fait pas dans la démagogie, il n’est pas dans l’idéologie aveugle, il est capable d’apporter des solutions pour le monde rural, les régions montagneuses et reculées, contre la pauvreté et l’exclusion", promet le président du Rassemblement.
Enfin, Mezouar a réservé un chapitre de son intervention à l’autocritique. Notamment pour ce qui concerne la communication et l’ouverture à la jeunesse. On y a compris que le parti va devenir plus ouvert et plus volontariste en direction de l’opinion et également en direction des jeunes.
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