La Cour des comptes s’attaque à l’opacité de la gestion des associations
Le Chef du gouvernement a adressé une circulaire à l’ensemble des ministres les appelant à fournir à la Cour des comptes les listes des associations qui bénéficient de subventions publiques.
2014 sera l’année des associations. Après les révélations de Habib Choubani et des experts du HCP sur l’opacité de gestion des associations subventionnées, et le nouveau rapport de la Cour des comptes qui a pointé du doigt plusieurs irrégularités, la Cour des comptes va recevoir une liste détaillée de toutes les associations qui reçoivent des subventions publiques, accompagnée des montants en question.
Dans une circulaire publiée le 5 mars, le Chef du gouvernement souligne que «sur la base de la disposition 86 de la loi 62-99 relative au code des juridictions financières, et dans le cadre de la bonne gouvernance et du contrôle de l’argent public reçu par les associations, j’appelle les ministres à fournir à la Cour des comptes les listes des associations bénéficiaires, les montants des subventions et des aides et les conventions signées avec ces associations».
Il ajoute que «face à la grande importante de ce sujet, je vous prie de bien vouloir suivre personnellement ce dossier et de rappeler aux associations l’obligation qu’elles ont de remettre à la Cour des comptes les éléments liés aux subventions».
Pour rappel, Habib Choubani avait révélé en février dernier que l'Etat accorde annuellement 3 milliards de dirhams aux associations dans le cadre de son programme de subventions, sachant que 80% du financement profite à une vingtaine d’entre elles (institutions des œuvres sociales des ministères et établissements publics, c'est à dire les associations du secteur parapublic qui s’occupent des missions de service public déléguées par l’Etat).
Le HCP avait révélé pour sa part que 95% des associations ne présentent pas des comptes contrairement à la réglementation en vigueur. Le Maroc compte 100.000 associations selon le gouvernement.
à lire aussi
Article : ENQUÊTE. Manuels scolaires : derrière les pénuries de livres, la fin d’un modèle vieux de 20 ans
Affiché à seulement 4,05 DH, un manuel scolaire a fini par coûter près de 200 DH à certains parents, contraints de multiplier les déplacements et les tournées de librairies pour parvenir à le trouver lors de la rentrée 2025-2026. Derrière cette situation se joue une réforme qui bouleverse l’ensemble de la filière du livre scolaire. Pendant plusieurs semaines, Médias24 a interrogé les professionnels du secteur et reconstitué les effets de cette réforme sur un marché de plusieurs centaines de millions de dirhams.
Article : L’agence marocaine Com&Talk rejoint le réseau international IPRN
L’agence marocaine Com&Talk Agency a intégré l’International Public Relations Network (IPRN), un réseau mondial d’agences indépendantes spécialisées dans les relations publiques et la communication. Cette adhésion doit lui permettre de renforcer son accompagnement de clients au Maroc, en Afrique et à l’international.
Article : Essai Citroën C3 : le confort comme meilleur argument face au prix
Sur les chaussées parfois imparfaites de Casablanca, la nouvelle C3 donne rapidement le ton. Dans sa version essence Plus à 163.000 DH, la citadine française ne cherche pas à impressionner par ses performances, mais par une promesse plus concrète au quotidien : rendre les trajets urbains plus simples, plus doux et moins fatigants.
Article : Bourse de Casablanca : le MASI bondit après l’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran
Vers 11h10, l’indice gagnait 2,83%, porté par le recul des craintes sur le pétrole et le retour de l’appétit pour le risque sur les marchés.
Article : Port de Casablanca : le terminal polyvalent de Marsa Maroc accueille son premier navire de 55.000 tonnes
Un premier navire d'une capacité avoisinant les 55.000 tonnes, affrété par le groupe Cosumar, a été accueilli au terminal polyvalent de Marsa Maroc au port de Casablanca.
Article : Jaida et Chari veulent ouvrir le crédit aux petits commerçants via le digital
En s’appuyant sur la base de marchands et les canaux numériques de Chari, Jaida veut mieux identifier, instruire et suivre les dossiers de micro-entrepreneurs souvent exclus des circuits bancaires classiques. Le partenariat cible notamment les commerces de proximité, la petite restauration et les acteurs de la mobilité urbaine.