La Banque mondiale veut faire disparaître “l'extrême pauvreté” d'ici 2030
Le président de la Banque mondiale (BM), Jim Yong Kim, a fixé l'objectif mardi de faire disparaître "l'extrême pauvreté" sur le globe d'ici à 2030 tout en reconnaissant que ce cap demandera des "efforts extraordinaires".
"Un monde débarrassé de la pauvreté et de l'exclusion économique est à notre portée (...). Atteindre cet objectif demandera des efforts extraordinaires. Mais qui peut encore douter que cela en vaille la peine?", a déclaré M. Kim lors d'un discours à Washington.
Concrètement, le patron de la BM veut faire baisser la proportion de gens vivant avec moins de 1,25 dollar par jour de 21% en 2010 à 3% d'ici à 2030."Sous la barre des 3%, le défi posé par la pauvreté changera totalement de nature. Le coeur de notre action passera de mesures structurelles à des mesures ciblées sur de petits groupes (...) Le combat contre la pauvreté de masse que les pays ont mené depuis des siècles sera gagné", a estimé M. Kim.
En 2000, la communauté internationale avait déjà défini huit objectifs du millénaire pour le développement (OMD) à atteindre d'ici à 2015. L'un d'eux, réduire la pauvreté de moitié, a déjà été accompli en 2010, "avec cinq ans d'avance", s'est félicité M. Kim."Nous savons que la fin de la pauvreté ne sera pas aisée (...). La tâche va devenir de plus en plus ardue parce que ceux qui resteront plongés dans la pauvreté seront les plus difficiles à atteindre", a-t-il souligné.Dans son discours, le président de la Banque fixe un deuxième objectif, moins quantifiable, de "doper" les revenus des 40% de la population les plus pauvres dans chaque pays du globe."Cela requiert que nous ne nous inquiétions pas simplement de savoir si les pays en développement progressent mais que nous regardions directement si la situation des populations les plus pauvres s'améliore", a précisé M. Kim.Pour mener à bien ce double objectif, le président de la Banque mondiale estime que la croissance économique devra "s'accélérer", en particulier en Asie du Sud et dans l'Afrique sub-saharienne et met en garde contre des "chocs potentiels" qui pourraient menacer l'entreprise: catastrophes climatiques ou une nouvelle crise financière ou alimentaire.
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