Nationalisme et Nation : le filigrane, le fil de rasoir et l’illusion
La fin du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) s’inscrit dans un mouvement plus large : celui du déclin des luttes armées pour l’indépendance nationale. Face à l’échec des projets d’États fondés sur l’ethnie ou la religion, nombre de mouvements jadis révolutionnaires optent aujourd’hui pour le réalisme, abandonnant les armes au profit d’une intégration politique complexe, marquée par des dilemmes identitaires, stratégiques et démocratiques.
Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) turc est dissout. Une décision unilatérale qui ne surprend pas. Abdullah Öcalan, chef historique du mouvement, qui purge une peine de prison à vie communiée depuis 2002 après avoir été condamné à mort en 1999 en fait la déclaration solennelle le 12 mai 2025. C’était dans l’air du temps. La fin d’une aventure. La fin d’une époque.
Bien avant le PKK, au cours des trois dernières décennies, des mouvements dits de lutte armée pour la libération nationale prennent une décision identique. Il en est ainsi du mouvement pour l’autodétermination et l’indépendance de l’archipel canarien (MPAIAC, 1964-1979), du mouvement indépendantiste catalan (pancatalan 1978-1991) et de l’Euskadi Ta Askatasuna (ETA, 1959-2018) en Espagne, du Fronte di Liberazione Naziunale di a Corsica (FLNC, 1976- toujours actif) en France ou du Sinn Fein branche politique de Irish Republican Army (IRA, 1969-1997) en Irlande, du mouvement des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, 2016).
Plutôt que la roulette russe ou le suicide programmé, ces mouvements choisissent la sagesse, c’est-à-dire le réalisme, l’adaptation et l’évolution. Certains appellent ce type de décisions une évaluation à froid d’un cycle de combat qui ne mène nulle part ou une autocritique des approches adoptées dans le passé. D’autres ne s’offusquent pas de qualifier le geste comme étant une reconnaissance, à peine voilée, de l’échec d’un projet politique, d’érosion de la ferveur révolutionnaire ou tout simplement d’un moindre mal par rapport à une disparition inévitable dans la douleur et dans le sang.
Déjà, toutes les tentatives qui ont eu lieu pour la constitution d’un seul Etat réunissant ce qui est appelé "peuple kurde sous une seule bannière" n’ont pu aboutir. Même la tentative qui a été encouragée par des puissances étrangères telles que les Etats-Unis, certains pays européens et Israël pour l’autodétermination du Kurdistan irakien a été remise en cause à la veille et au lendemain du référendum de 2017.
Outre le fait que les Kurdes se répartissent entre l’Irak, la Syrie, la Turquie et l’Iran, il y a aussi l’écueil des autres minorités ethniques qui vivent dans ces pays. Si le projet kurde réussissait dans un pays, il pourrait faire boule de neige dans les autres. Les divergences politiques, diplomatiques et religieuses sont certes très nombreuses entre ces pays, mais leurs positions vis-à-vis du projet kurde sont identiques.
De même, si un tel projet de constitution d’Etats sur une base ethnique réussissait, il pourrait s’étendre à plusieurs régions du monde. À cet égard, force est de rappeler le projet de création des Etats-Unis du Sahara à partir des Touaregs que nourrissait Mouammar Kadhafi durant les années 1980-2000. Kadhafi ambitionnait de fédérer les Touaregs vivant en Libye, en Algérie, au Niger, au Mali et en Mauritanie et d'en faire le noyau de son projet hégémonique en deux temps. D’une part, faire main basse sur l’Afrique du Nord en soudoyant l’Algérie, et d’autre part, entretenir une nuisance ciblée en direction de l’Afrique subsaharienne, par l’utilisation de la carte tchadienne et faire, par la même occasion, peur au Niger, au Mali et à la Mauritanie.
Constituer un Etat à partir de la réalité ethnique se situe dans la même catégorie que celle de vouloir créer (ou consolider) une entité étatique à partir de la dimension religieuse. Deux exemples peuvent être cités, à cet égard. D’une part, la réinvention de l’Etat d’Israël sur la base de la religion pour en faire une entité exclusivement juive. D’autre part, l’ambition de certaines mouvances religieuses islamiques de faire revivre le califat islamique pour rappeler un âge d’or hypothétique.
Les deux exemples sont exclusifs et laissent peu de place aux autres minorités ethniques. L’utilisation du terme "minorité" est indicative et non pas quantitative, car dans certains pays du Moyen-Orient, ce sont des minorités ethniques ou religieuses qui gouvernent. Cette affirmation nécessite cependant une clarification supplémentaire.
Si dans le cas des pays à dominante islamique, les droits des minorités religieuses sont garantis par la religion, dans celui d’Israël, les Arabes (chrétiens et musulmans) qui ont la nationalité israélienne se trouvent dans une situation délicate. En effet, l’ouverture politique à leur égard devient de plus en plus problématique. Il serait à craindre qu’ils ne perdent le prétexte idéal qui leur permet à la fois de survivre en défendant deux appartenances culturelle et politique et celui de clamer leur citoyenneté israélienne pour ne pas se faire neutraliser par les mouvements extrémistes religieux en Israël.
Nationalisme et syndicalisme, le dilemme de la préséance
Les mouvements dits de lutte armée pour la libération nationale sont aussi divers que différents. Outre le fait de constituer l’esquisse "d’Etats faillis", il y a celui de l’existence chez eux, au fil du temps, d’une érosion du sentiment national idéalisé. La spontanéité et l’enthousiasme, à la naissance de l’idée, refroidissent au fur et à mesure que les obstacles se dressent devant le projet qu’ils s’assignent.
Il est loin, le temps où les mouvements de lutte armée pouvaient terminer leur aventure par la constitution programmée d’entités étatiques. Depuis trois décennies, les mouvements qui peuvent être inclus dans cette catégorie se comptent sur le bout des doigts. Ceux qui se sont constitués depuis lors présentent le spectacle d’être des Etats faillis ou des Etats défaillants.
Ils se sont constitués sur la base des pratiques syndicales, d’un corporatisme limité dans les ambitions et la finalité ultime. Le nationalisme n’était qu’un alibi de bonne conscience. Or, le nationalisme et le syndicalisme ne vont pas de pair. De même, le nationalisme et le chauvinisme qui émergent en dernier ressort constituent un couple antinomique. La jonction entre le nationalisme, le syndicalisme et le chauvinisme invente la recette de l’explosion idéale dans la figure de leurs partisans et initiateurs.
Nombreux sont les projets de création d’entités étatiques sur la base du syndicalisme latent qui ont échoué. Les projets constituent une sorte d’éponge qui absorbe toutes les passions qui s’expriment. Tous les mouvements dits de libération nationale sont passés par cette étape ; celle de réunir le maximum de partisans pour pouvoir peser sur l’échiquier des revendications. Ils ont compté aussi des éléments dont le but était d’atteindre des objectifs sur mesure.
L’aspiration générale s’absorbe alors par les ambitions individuelles, plus égotistes et plus terre à terre. Si bien que même dans les expériences qui ont relativement réussi, des dommages collatéraux se sont produits. Ils ont été enregistrés à travers des règlements de compte et des liquidations physiques. Après la constitution d’entités étatiques, les étapes de transition ont été nécessaires pour l’adaptation aux réalités sur le terrain. Chemin faisant, des figures compactes ont été sacrifiées.
L’adaptation s’est faite en fonction des rapports de force intranationaux qui ont une obligation de reconnaissance (et de retour de faveurs) à l’égard des soutiens extérieurs étatiques et non étatiques. C’est à ce stade que le syndicalisme de départ se manifeste.
C’est dans cet esprit qu’il faudrait insérer le lâchage ou la neutralisation du mouvement dissident arménien dans la région du Nagorno-Karabakh récupérée par l'Azerbaïdjan en 2020-2022. C’est dans le même esprit que le projet de la nation kurde englobant les Kurdes d’Irak, d’Iran, de Syrie et de Turquie a été avorté, en commençant par le Kurdistan irakien.
De même, la mise en place de garde-fous afin que des projets d’aspiration nationale, à l’image de la nation kurde englobant les Kurdes d’Irak, d’Iran, de Syrie et de Turquie, ne soient ressuscités. C’est dans cet esprit qu’il faut entendre l’avortement du rêve national au Kurdistan irakien en 2017.
La Nation, ce vocable est lourd, chargé et fort en matière d’exacerbation des passions et de capacités de mobilisation des foules. Qu’est-ce qui fait naître chez les femmes et les hommes le sentiment d’appartenir ? Je ne vais pas épiloguer sur les différents critères de définition de ce qui est qualifié de nation. Cependant, je relaterai une histoire réelle d’un professeur de philosophie qui demande à ses collègues, alors que tout le monde sirote du thé à la menthe à la salle des professeurs avant de reprendre les cours. Le professeur demande à ses collègues quelle serait la définition idéale de la Nation. Tout le monde se moque de lui et donne une réponse vague.
Le lendemain, tôt le matin, le professeur décide de prendre son thé sous un arbre abandonné au fond du jardin. Il est rejoint par deux professeurs. Le lendemain, l’attroupement se renforce par d’autres professeurs. Vers la fin du mois, la salle des professeurs ne compte plus que des toiles d’araignées. L’arbre devient le lieu de rencontres par excellence. Alors, très futé et se sentant dans ses éléments, le professeur pose la même question : "Qu’est-ce qui fait une Nation ?".
C’est alors que les autres professeurs comprennent le processus qui va d’un arbre abandonné à ce qu’il devient un corps autour duquel des âmes se rassemblent. La morale de l’histoire ramène au sentiment 'de vivre ensemble' cher à Ernest Renan ((1882 et 1887).
Le sentiment d'appartenance est autrement plus convaincant car, il définit le degré d'adhésion ou non à une nation et ne s’accommode pas des clauses de style et d’accidents historiques pour en faire un fonds de commerce.
La Nation peut être formée de plusieurs Etats-nations, selon la définition attribuée à Renan quand elle parle de la France. Dans ce cas-là, la notion ‘’nation’’ se confond avec la notion ‘minorité’. Se pose alors la question de savoir laquelle des deux devrait avoir l’ascendance sur l’autre ? Pour y répondre, je m’attarderai sur ce que j’appellerais une série de dilemmes à comprendre.
Le dilemme de l’intégration et de la réintégration. Le fait le plus saillant, quand les mouvements séparatistes choisissent l’option de déposer les armes, est de savoir à quel point ils croient ou non à l’intégration ou à la réintégration. La dimension psychologique joue un rôle déterminant à ce propos. Cela intervient à deux niveaux au moins. D’une part, au niveau de l’acceptation des nouvelles conditions de la hiérarchie et de l’asymétrie. D’autre part, au niveau de l’ouverture de l’autorité nationale attitrée à intégrer cette dimension dans la gestion des rapports pendant le processus d’interaction ou de réintégration.
Le dilemme patron-client. Les dirigeants des mouvements séparatistes sont habitués à être au sommet et à prendre les décisions en toute indépendance. Une fois décidant d’intégrer l’armée nationale ou de se dissoudre, ces dirigeants se voient insérer dans la case des clients. C’est-à-dire des subordonnés. Ils passent des donneurs d’ordres aux receveurs-exécuteurs d’ordres.
L’intelligence de la gestion de nouvelles relations par les acteurs de cette équation psycho-didactique conditionne la suite des évènements. Car, les velléités de reprendre les armes ou de se rétracter restent omniprésentes chez les leaders des mouvements concernés.
D’où le troisième dilemme, celui de la double allégeance. Il est certain que les mouvements séparatistes qui choisissent l’intégration ou la réintégration restent vulnérables. Cette vulnérabilité s’exprime à travers le maintien ou la rupture avec les alliances transnationales antérieures. Le risque serait de constater que l’intégration ou la réintégration ne soit qu’une stratégie de diversion pour gagner du temps ou pour infiltrer un tissu national qui fait montre d’une certaine forme de faiblesse ou de besoin de remise en cause.
De la lassitude à l’érosion
La double allégeance conduit au quatrième dilemme que constitue la taqîa idéologique. Il s’agit là d’un flottement à connotation psychologique qui fait que les connexions idéologiques sont enveloppées dans une écharpe d’extrapolations destinées à leurrer les interlocuteurs. Le risque procède du passage du verbe à l’action.
Le passage à l’action décrit une sorte de cinquième dilemme existentiel qui évolue en fonction des coups assenés, en étant entre le marteau du changement incontournable et l’enclume de la résistance dite salutaire.
D’où, encore une fois, le sixième dilemme qui pose avec acuité la question du charisme d’antan dont les chefs historiques sont censés jouir et la souplesse-manœuvre d’aujourd’hui qui détermine leur survie ou leur disparition.
Cependant, l’un des dilemmes les plus dramatiques est celui de la perception de la démocratie par les mouvements séparatistes. La plupart d’entre eux donne la priorité, toute la priorité, à la praxis et autorise des exactions pour que la lutte réussisse. La neutralisation des éléments éclairés s’avère douloureuse, mais inévitable.
Le réalisme des mouvements de lutte armée et le jeu de la démocratie. Est-ce que la démocratie peut sauver les meubles et mettre fin aux rivalités politiques et idéologiques ? Il est certain que la démocratie par l’union et non pas par le morcellement et le séparatisme est indispensable à la réalisation de la paix et de la stabilité dans les régions réputées pour être des terrains de confrontation durable.
Qu’en est-il des mouvements séparatistes qui s’agrippent aux ficelles de la survivance alors que leurs chances de survie se réduisent de plus en plus dans un système international qui s’achemine vers le regroupement et non pas le morcellement des Etats souverains ? L’étau se resserre sur ces mouvements et le système d’alliances traditionnelles basées sur l’idéologie et le destin commun s’effrite à une cadence rapide.
Des mouvements optent pour le pragmatisme et concentrent leurs revendications sur l’économique et le social tout en exigeant plus sur le plan politique et de la gestion des affaires locales. Il en est ainsi du Front de libération des peuples de Tigré (FPLF, 1970-2022) en Ethiopie. D’autres, au contraire, prennent du poil de la bête et caressent encore l’espoir de se faire entendre sur le plan interne et international. Dans les deux cas, ces mouvements sont constitués à l’intérieur des pays où ils veulent voir leur spécificité reconnue de façon à leur permettre d’avoir droit au chapitre.
Tel n’est pas le cas des mouvements hybrides tels que al-Hashd Shaabi en Irak, l’Etat islamique dans le Levant (IS), ou Boko Haram au Nigéria dont la longévité a été associée à des agendas circonscrits dans le temps. Les Talibans en Afghanistan et le Hezbullah au Liban présentent une autre variante, car l’objectif de leurs commanditaires était le contrôle des rouages de l’Etat par association ou intervention indirecte. Les Talibans ont réussi leur pari, tandis que le Hezbullah traverse une période difficile susceptible de le transformer en une force politique moins influente sur la scène politique libanaise.
Qu’en est-il du polisario ? Le mouvement créé pour servir un agenda dont il n’a pas eu conscience à sa formation, présente un cas de mouvement à la fois hybride (de par sa composition tribale) et apatride (de par l’avenir qui sera le sien). Ceci, à moins que ses dirigeants, se trouvant face au mur, ne décident d’élire domicile dans les camps de Tindouf.
Dans ce cas, le mouvement participerait à la résolution de l’une des énigmes les plus passionnantes qui a été construite à partir du stratagème de l’intangibilité des frontières. Cette astuce quasi-juridique qui a fait le bonheur dérisoire de plusieurs Etats créés à la faveur de la décolonisation des années 1960.
Force est, dans ce cas, de mentionner l’Algérie, qui se retrouve dans une situation plus qu’inconfortable. De la construction d’un Etat qui n’a jamais existé avant 1962 à la reconstruction d’un système bradé pour assouvir le besoin de prestige d’une oligarchie révolutionnaire à la carte, les décideurs algériens ont beaucoup de pain sur la planche. Ils doivent gérer deux types de transitions politiques et diplomatiques. La première serait de faire évoluer le système politique interne pour plus de transparence institutionnelle. La deuxième serait de procéder au tri idoine pour se débarrasser du fardeau des locataires des camps de Tindouf.
La question du Sahara est sur la voie de la résolution dans le cadre de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Maroc ; il faudra trouver un gîte durable pour les récalcitrants au sein du mouvement séparatiste. Tindouf serait-il une option ? Pas réaliste, estiment certains observateurs. Il reste une autre option plus plausible, soit la dissolution des forces armées du mouvement soit leur intégration au sein de l’armée algérienne. L’adaptation se ferait facilement, car en réalité, l’encadrement des forces du polisario a toujours été assuré par des officiers algériens.
Des sceptiques seraient tentés de conclure que la question du Sahara ne pourrait pas être résolue selon le paradigme de Bitter End. Sans doute, et c’est dans cet esprit que la proposition d’une large autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine est idéale. Elle permettrait à l’Algérie, étant la partie principale dans le conflit du Sahara, de sauver la face et de faire valoir le paradigme de Joint Survival. Le Polisario n’est qu’un paravent et il est condamné à disparaitre de gré ou par la force des choses. À l’instar du PKK et des autres mouvements dissidents qui n’ont plus raison d’être dans un système international qui lorgne l’inclusion et pas l’exclusion.
À moins que les décideurs algériens ne versent encore et toujours dans leur entêtement et aveuglement et optent pour la fuite en avant. Et alors, même si la question du Sahara marocain est résolue, ils inventeront d’autres problèmes pour croiser le fer avec le Maroc. C’est dans cet esprit qu’ils ont décidé d’abriter des opposants de la dernière pluie qui se réclament du Rif. Ils le font comme leurs prédécesseurs l’avaient fait durant les années 1960 et 1970 durant lesquelles, l’Algérie recevait des opposants étrangers des quatre coins du monde, dont des Marocains, lesquels, heureusement, se sont réveillés de leur hibernation au moment opportun.
L’Algérie est prête à faire le pacte avec le néant pour nuire à ses voisins, dont le Maroc. Il n’y aurait pas mieux que cette boutade relevée sur les plateaux d’une chaine de télévision algérienne dite privée. En effet, un commentateur sportif algérien auquel on a demandé s’il pouvait, un jour, soutenir l’équipe du Maroc de football, demi-finaliste de la Coupe du monde de football au Qatar 2022, a répondu que cela n’arriverait jamais.
Le commentateur a ajouté, avec un peu d’esprit, que même si l’équipe marocaine jouait contre le vide (والو), il soutiendrait le vide (والو). Par extension, même si toute la planète, humains, faune et flore, reconnaissait la souveraineté du Maroc sur le Sahara, l’Algérie continuerait à soutenir la pseudo-rasd, c’est-à-dire soutenir (والو) ; soutenir le vide.
N’en déplaise aux samaritains de la dernière décennie, la question des frontières sera un éternel cauchemar pour les décideurs algériens. Elle le deviendra encore plus maintenant qu’ils sont dans l’impuissance de gérer le pseudo-Etat que leurs prédécesseurs ont créé pour asseoir l’hégémonie de l’Algérie sur le Maghreb et l’Afrique subsaharienne.
De tous les accords frontaliers (intangibilité de frontières comprise ou non) qu’ils ont signés avec leurs voisins durant les années 1960-1970-1980, celui que l’Algérie a conclu avec une entité fantoche en 2022 sera celui qui sonnera le glas des fossoyeurs, rôle que les décideurs algériens ont savamment joué, à ce jour.
La décennie post-Covid comporte beaucoup d’enseignements pour les planificateurs politiques et stratèges militaires des pays qui se sont nourris des malheurs des minorités ethniques et politiques et de ceux qui ont cru pouvoir jouer de l’obstruction diplomatique tous azimuts. Qu’ils se rendent compte qu’ils appartiennent au passé s’ils ne veulent pas être écrasés par la nouvelle rotative géopolitique qui broie les pantins des équations stratégiques dépassées.
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