Mondial 2026. Maroc-Brésil : un élan à prolonger
Frappés par deux importants forfaits, les Lions de l’Atlas n’en restent pas moins confiants au moment de lancer leur aventure américaine face au Brésil, ce samedi 13 juin (23h) au MetLife Stadium dans le New Jersey. Contrairement à l’édition précédente, Achraf Hakimi et ses coéquipiers ne seront pas épargnés par la lumière qui nimbe les grandes nations.
La Coupe du monde 2026 débute enfin pour le Maroc. Elle s’ouvre ce samedi 13 juin dans le New Jersey (23h) par un choc face au Brésil, au MetLife Stadium.
Un match qui ressemble à une passerelle entre un légendaire parcours au Qatar et le nouveau monde où l’EN siège dans les hautes sphères.
La plus belle compétition sur la planète football a envahi les conversations et les espaces. De la cour de récréation jusqu’à la machine à café. Mais qui se souvient que le Maroc a perdu ces deux dernières rencontres en Coupe du monde ? Personne.
Par contre, tout le monde s’enorgueillit de voir les Lions de l’Atlas dans le gotha du football mondial. La confiance transpire aussi bien dans les rues qu’au sein même du groupe marocain.
"L’ambiance est positive et nous sommes confiants. Les joueurs sont prêts, les principes et les valeurs que nous avons mis en place sont assimilés", a confié avec le sourire le sélectionneur national, Mohamed Ouahbi, lors de la conférence d’avant-match.
La fin d’une longue attente et le début de la grande aventure
Le temps où la qualification pour les phases finales donnait lieu à des liesses populaires n’est plus qu’un souvenir d’une époque ancienne.
Les ambitions et les attentes ont grandi à l’aune de la formidable épopée au Qatar. Mais aussi à mesure que les succès du football marocain ont résonné jusqu’au Chili, où les U20 sont devenus champions du monde sous la houlette de Mohamed Ouahbi.
Désormais, l’impossible ne fait plus partie du lexique national. Dès lors, bien qu’il s’annonce chargé d’humidité, l’air sera quand même plus léger du côté du New Jersey. Car une victoire, même contre le Brésil, n’est plus considérée comme un exploit en soi.
Cependant, l’effet de surprise s’est également estompé, rançon du nouveau statut des Lions de l’Atlas.

En tout cas, le rendez-vous de ce samedi est extrêmement attendu car il sonne la fin d’une longue attente et le début de la grande aventure.
Il intervient un peu plus de trois mois après la nomination de Mohamed Ouahbi à la place de l’un des héros de 2022, Walid Regragui.
Et après quatre matchs de préparation qui nous ont poussés à admirer les nouvelles ressources stratégiques d’une équipe, remontée à un 7e rang historique au classement FIFA. Ce qui n’est pas un trophée mais ne survient pas par hasard.

En l’absence de Nayef Aguerd et Ezzalzouli, l’EN sera une équipe différente
Mais les Lions de l’Atlas devront composer sans la science défensive de Nayef Aguerd ni les fulgurances de Abdessamad Ezzalzouli. Difficile de croire que l’équipe nationale sera meilleure sans ces deux joueurs.
Elle sera une autre équipe. Différente. Qui s’appuiera sur davantage de ressources collectives pour compenser ces absences individuelles.
Le sens de la liste des 26 et des derniers mois poussera le staff à rester articulé en 4-2-3-1, autour de Azzedine Ounahi autant qu’autour d’Ismaïl Saibari.
L’absence de Nayef Aguerd "a été anticipée", dixit le sélectionneur. Et tout porte à croire que la charnière centrale sera composée d’Issa Diop et Chadi Riad.
Achraf Hakimi et Noussair Mazraoui compléteront une ligne arrière qui portera une grande partie du poids de la rencontre sur ses épaules.
Au même titre que les doubles pivots devant la défense, où Neil El Aynaoui et Ayoub Bouaddi tiennent la corde. Il restera à voir ce que les autres attaquants, en l’absence de Abdessamad Ezzalzouli, seront capables de faire.
Un événement à la hauteur duquel le onze national va devoir se hisser
En assurant que tous les joueurs sont aptes à intégrer le onze, Mohamed Ouahbi a dissimulé ses intentions aussi bien au public qu’à son homologue italien.
Carlo Ancelotti, sélectionneur du Brésil, n’en prendra pas ombrage. Surtout qu’il se doute bien que les qualités de vitesse de Chems Eddine Talbi et la technicité d’Amine Sbai seront aussi des problèmes à solutionner.
Pour sûr, cette rencontre face à un adversaire "de prestige" comme l’a décrit le sélectionneur n’est pas uniquement un match contre le Brésil. C’est surtout un premier match de Coupe du monde.

Le retour à une compétition du 4e de la dernière édition et un événement à la hauteur duquel le onze national va devoir se hisser sans tremblement et sans timidité.
D’autant qu’on ne sait pas grand-chose, paradoxalement, d’une équipe outillée avec un milieu de terrain sans expérience de ces altitudes.
Hormis l’inusable Sofyan Amrabat, présent dans le groupe en 2022, mais qui a plus de chances de lancer sa compétition sur le banc.
Cela dit, il suffit d’un bon premier match pour maintenir l’élan né lors du dernier mondial. Et pour une nation qui a disputé une demi-finale, le curseur de la réussite ne bouge pas beaucoup.
Avant les quarts de finale, c’est un échec. À partir de la demi-finale, c’est une réussite. Et en quarts de finale, il faudrait voir. Mais comme l’a si bien souligné le capitaine de l’EN, Achraf Hakimi : "un match après l’autre".
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