Des cartes Épée de Damoclès, des cartes Hécatombe
Je suis tenté de parler de cartes… Des cartes de crédit… Des dessous des cartes… Des châteaux de cartes… Peut-être d’Épée de Damoclès… Ou, mieux, du Clou de Joha (مسمار جحا ?). Des cartes genre "Les jeux sont faits". Embarras du choix. Dans ce cas, pourquoi ne pas parler des cartes géographiques ?
Que l’on ne s’égare pas ! La question des cartes est toujours sous les feux de la rampe et elle embrasse plusieurs domaines à la fois. Là, encore, je serais tenté de dire que les autres questions méritent d’être abordées en tant qu’Epée de Damoclès, de Clou de Joha, et de que "Les jeux sont faits". Elles traduisent des processus de gestion du temps par des acteurs étatiques, empêtrés dans des contradictions à telle enseigne qu’ils ne savent plus où donner de la tête.
Sérieusement, de quoi s’agit-il ? Il y a quelques jours, une information a circulé selon laquelle la Confédération africaine de football (CAF) aurait validé, encore une fois, que la Renaissance Sportive de Berkane (RSB) arbore sur ses maillots la carte géographique du Maroc comprenant les provinces du Sud. À l’instar des années précédentes, les joueurs de la RSB porteront ce maillot à l’occasion des matchs que leur équipe disputera dans le cadre du Championnat africain des clubs vainqueurs de coupes.
Une information qui a provoqué l’ire des milieux sportifs (et politiques) en Algérie. Car, pour mémoire, Ittihad Al-Assima algérien (USMA) avait refusé l’année dernière de disputer la demi-finale contre la RSB prétextant que les maillots arboraient la carte marocaine avec le Sahara. L’Algérie, qui prétend ne pas être partie dans le conflit régional autour du Sahara, mélange donc la politique et le sport. Une sanction a été infligée à l’équipe algérienne, il y a quelques jours, portant sur la somme de 40.000 dollars à s’en acquitter dans un délai de 60 jours. Un recours en appel est déposé par l’USMA.
"Excusez-nous, seriez-vous tenté, à votre tour, de me rétorquer ? Cela n’a rien à voir avec la diplomatie ou la géopolitique". Si. Et je vais le démontrer à travers la saga des cartes géographiques qui a été la toile de fond à partir de laquelle le Maroc et l’Algérie se sont livrés un combat diplomatique acharné. Cette lutte est devenue épistolaire au lendemain de la conclusion de l’Accord tripartite sur la décolonisation du Sahara dit espagnol signé par le Maroc, l’Espagne et la Mauritanie en 1975.
En effet, la carte géographique du Maroc a été un casse-tête pour la diplomatie marocaine pendant plus de quatre décennies. La scène de voir la carte de l’Afrique représentant le Maroc sans ses frontières englobant son Sahara fut insupportable pour les diplomates marocains. À chaque fois, il fallait se battre dur pour que la carte incriminée soit retirée ou que l’anomalie soit corrigée. Les adversaires du Maroc, notamment algériens, jubilaient et parfois –comble d’insolence– venaient consoler les Marocains en prétextant qu’ils n’avaient rien à voir avec cette supercherie.
Les temps ont changé depuis lors. La bataille se joue à l’inverse. Maintenant, ce sont les diplomates algériens qui quittent les conférences régionales et internationales à chaque fois que la carte du Maroc est présentée dans le respect total de son intégrité territoriale. Combe d’ironie, l’Algérie persiste à dire qu’elle n’est pas directement concernée. Elle refuse de reprendre sa place autour des tables rondes instituées par l’Envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, comme elle l’avait fait en 2018 et 2019.
C’est l’occasion pour moi de relater des anecdotes dignes de polars dont le suspense peut accrocher dès la première scène ou ne pas accrocher du tout. Elles se sont produites en Afrique, en Europe et dans le Caucase.
Au début des années 1990, nous sommes à Bamako. Un jour, un vendeur de cartes géographiques d’Afrique frappe à la porte de l’ambassade du Maroc. Il propose de belles cartes. On attire son attention sur le fait que les cartes représentent le Maroc séparé de son Sahara.
Sans se laisser intimider, le commerçant s’excuse et dit qu’il croyait qu’il était à l’ambassade d’Algérie. Mais que ce n’est pas grave, car il a un autre lot de cartes dans lequel le Maroc est représenté avec le Sahara comme partie intégrante du Royaume.
Il se lance dehors, et une minute après, il revient effectivement avec un lot de cartes confirmant ses dires. En parfait négociateur, il propose à son interlocuteur marocain qu’il pourrait lui faire un bon prix sur les deux lots (carte avec et sans le Sahara), comme cela, lui-même et le Maroc seraient gagnants.
La carte…, oui, mais la réalité du terrain…
Ensuite, il se rendit à l’ambassade d’Algérie pour faire la même proposition. Le business autour du Sahara a été florissant à l’époque. Le Mali, qui a reconnu la pseudo-rasd en 1980, est menacé aujourd’hui plus que jamais par le séparatisme. Il s’interroge sur la validité de l’accord frontalier qu’il a signé avec l’Algérie en 1983. Bamako serait décidé à remettre tout en cause.
À Oslo, toujours au début des années 1990, dans une librairie se trouvant dans l’une des artères les plus fréquentées du Centre-ville, des Marocains constatent qu’un livre en format d’Atlas est exposé sur la vitrine dont la couverture présente la carte de l’Afrique du Nord, où l’on constate que le Maroc est amputé de ses provinces du Sud.
Les Marocains attirent l’attention du libraire sur cette anomalie. Ce dernier demande des précisions et écoute attentivement. Il promet d’y réfléchir. Quelques jours plus tard, les mêmes personnes passent près de la librairie, quand ils entendent quelqu’un les appeler : "Vous, les Marocains, venez voir!" C’était le libraire.
Il les invite à l’intérieur, leur offre du café et dit qu’il avait effectué des recherches et qu’il les remercie pour l’avoir aidé à s’informer davantage sur l’Afrique du Nord. Et en guise de bonne volonté, il leur montre quelques exemplaires du livre en question, en disant qu’il avait décidé de les retirer de la vente et d’inviter ses clients avides de l’histoire de l’Afrique à être plus vigilants. Il a tenu sa parole.
Le libraire norvégien en savait des choses sur les aberrations et les diktats qui ont accompagné la délimitation des frontières et la confection des cartes dessinées au gré des rapports de force entre les pays scandinaves et les puissances internationales en dépit des apparences de quiétude et de relations amicales. L’histoire de la Scandinavie, notamment celle se rapportant aux deux Guerres mondiales et à la Guerre froide, demeure très mal étudiée en Europe et complétement ignorée ailleurs. Or, en matière de cartes, le menu dans cette partie du monde est riche en ingrédients et en surprises.
Durant les premières années 2000, une délégation marocaine effectuait une visite à Bakou. Dans le programme, était inscrite la visite de la Fondation Heydar Aliyev. La délégation est introduite dans l’espace où étaient exposés le bureau et les objets personnels que le leader azerbaidjanais utilisait du temps où il était secrétaire général du Parti communiste soviétique en Azerbaïdjan (1969-1992). Sur le mur, derrière le bureau, une grande carte géographique représentant le monde était accrochée. On y voit la carte du Maroc amputé du Sahara.
Un membre de la délégation marocaine attire l’attention de son homologue azerbaïdjanais sur la question. Très futé, ce dernier lui répond que son pays soutient l’intégrité territoriale du Maroc, mais que la carte datait du temps soviétique et que personne n’a le droit, quelles que puissent être les circonstances, de porter la main sur des objets que le fondateur de la nation azerbaidjanaise moderne utilisait à une période particulièrement spéciale dans l’histoire du Caucase du Sud.
Une observation judicieuse, cependant, quelques mois plus tard, Bakou a crié au scandale quand une publication égyptienne a fait un reportage sur l’Azerbaïdjan et, par inadvertance, a illustré l’article principal par une carte où la province du Nagorno-Karabakh était rattachée à l’Arménie. Une tension qui a vite été étouffée. Une erreur qui ne s’est plus reproduite. Aujourd’hui, l’Azerbaïdjan a récupéré presque la totalité du Nagorno-Karabakh.
Et la bataille sur la conformité de la carte avec la réalité continuera sans doute dans la mesure où des pays européens où existe une large communauté d’Arméniens ne reconnaissennt toujours pas le changement de statuts de la province.
Les anecdotes citées plus haut invitent à réfléchir sérieusement sur la question de la manipulation exercée par des acteurs étatiques ou non-étatiques pour servir leurs intérêts. Les cartes dessinées peuvent alors être des instruments utiles soit pour augmenter la capacité de marchandage, soit des instruments talon d’Achille pour une ou plusieurs parties en conflit dans le cas des différends territoriaux endémiques.
Si bien que dans les conventions bilatérales ou traités internationaux, la mention précise des limites territoriales est fondamentale. Elle exprime de manière claire la portée et la signification de la souveraineté et de l’intégrité territoriale.
À la veille de la vague des colonisations européennes, les explorateurs et les ethnologues militaires ont aiguisé leurs armes dans la production des cartes des contrées découvertes ou visées pour être conquises. Il est certain que toutes les cartes constituent une projection dont l’élément subjectif est la toile de fond.
Les cartes deviennent encore plus importantes quand elles revêtent une dimension politique et militaire. C’est ainsi que les cartes Atlas qui sont les plus véhiculées sont celles dessinées par Mercador (Mercador projection) pour les besoins de la navigation et non pas, comme la tendance générale le laisse entendre, pour des raisons politiques ou militaires. Elles représentent une déformation de la superficie réelle des continents. Si bien qu’il existe d’autres cartes telles que celles de Gall-Peters (Gall et Peters projection), mais qui restent, elles aussi, une projection, dont l’élément subjectif est incontestable.
C’est dans cette logique que l’on pense que les droits acquis ou l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation vont de pair en apparence, mais en réalité, ils sont antinomiques et –plus est– consacrent des injustices à la fois morales et politiques. Parmi les pays les plus fervents défenseurs de cet état de fait, il y a ceux qui n’avaient pas d’existence historique à la veille des différentes étapes de la colonisation.
Ces pays, qui demandent que justice soit faite pour les torts que cette colonisation leur a causés, ne s’offusquent guère de prendre comme arguments les dispositions de la Convention de Berlin sur le partage de l’Afrique convoquée par Bismak (1885) qui a réuni des représentants américains, européens et ottomans. C’est à peine qu’ils ne rendent pas hommage à Richard de Rénauld de Lannoy de Bissy (1888) qui a échafaudé la carte de l’Afrique au lendemain de la Conférence de Berlin susmentionnée.
Une carte géographique revêt, cela va de soi, une dimension politique, militaire et stratégique indéniable. Elle traduit la situation des rapports de force au moment où elle a été dessinée ou commandée. Dans le cas où une guerre éclate et se termine par la défaite d’une partie, elle laisse chez elle des séquelles incurables. Les séquelles sont encore plus profondes quand cette défaite débouche sur la modification des frontières ou l’occupation de territoires non contestés.
Les vérités premières n’existent pas en politique et encore moins en politique étrangère. Dire que tout est relatif est une évidence, mais s’en convaincre pour en faire son sacerdoce est une autre paire de manche. La gestion de certains conflits qui revêtent une dimension régionale ou internationale est très révélatrice à cet égard. Car la gestion par les privilèges (ou droits) obtenus ou par un ascendant intellectuel hypothétique est une expression de dogmatisme et de myopie intellectuelle de premier degré.
Il en est ainsi de l’anecdote que Bruno Etienne, l’un des professeurs qui a marqué une génération d’étudiants vers la fin des années 1970 à la Faculté des Sciences juridiques, économiques et sociales de Casablanca, a racontée à ses étudiants. Une histoire qui les a laissés bouche bée. Une expédition française qui entreprenait une étude anthropologique dans le delta du Nil en Égypte s’apprêtait à naviguer sur des barques artisanales, pour les besoins de la recherche.
Un fellah égyptien s’approcha de l’interprète et lui conseilla d’aviser les chercheurs de ne pas s’aventurer dans le Nil. Il expliqua que, malgré le temps splendide, la marée haute était attendue dans les heures à venir et qu’il y avait un grand risque que les embarcations chavirent.
Des cartes…, des certitudes daltoniennes
Pressé d’expliquer pourquoi, le fellah répondit, en montrant du doigt des cortèges de fourmis et de petites créatures en train de s’éloigner précipitamment des rives du fleuve. Le prenant à peine au sérieux, le chercheur en chef exhiba une carte, des schémas et autres supports pour convaincre ses collègues de continuer l’expédition. Un pari risqué. Effectivement, c’est ce qui passa.
L’équipe faillit être avalée par les crues du Nil et fut secourue à la dernière minute par hélicoptères grâce à la vigilance du fellah égyptien qui, devant le comportement irresponsable des chercheurs français, prit soin d’en avertir le chef du village, lequel avertit les autorités avant qu’il ne fût trop tard. Tout cela à cause d’une carte qui a ignoré la réalité du terrain. La certitude, l’excès de confiance et le regard de supériorité sui generis des chercheurs faillirent leur coûter la vie.
De même, la gestion des conflits par ruse sans laisser la porte ouverte au compromis est un strabisme intellectuel de deuxième degré. Dans le film The Great Dictator sorti en 1940, Charlie Chaplin dépeint de manière satirique Adolf Hitler et Benito Mussolini. Chaplin joue une scène épique dans laquelle on voit l’acteur prendre la carte Atlas du monde, l’utiliser comme ballon de football et l’envoyer en l’air et en jouer à satiété.
L’histoire révèle qu’Hitler, cartes à l’appui, avait conclu des arrangements avant d’entamer son aventure. Il a perdu au change quand d’autres cartes ont été dessinées pour lui fausser compagnie. La folie des grandeurs ne rime jamais avec les certitudes daltoniennes.
Excès de confiance, excès de zèle. Des dessous de cartes pendant une période critique de l’histoire de l’Europe et du monde. Ironie du sort, les alliés d’hier, dont des bénéficiaires de la Convention de Berlin et des autres traités bilatéraux imposés à des pays africains, s’emmêlent les pinceaux. Les cartes concoctées au mépris des valeurs qu’ils étaient censés défendre ne leur auraient pas tellement servi pour se défendre à l’intérieur de leurs propres frontières.
L’obligation de sérieux n’empêche pas de s’éclater de temps en temps. En effet, la tentation d’exploser en rires est légitime dans notre cas d’espèce. La raison en est que les cartes géographiques et la délimitation de l’espace territorial, aérien et maritime pourraient ne servir à rien à l’époque de l’ascendance des cartes virtuelles.
De nos jours, les cartes sont dessinées à l’aide de photos prises par des satellites qui sont d’une précision indéniable. Cependant, les pays qui disposent de ce privilège se comptent sur le bout des doigts. De même, les photos et les cartes communiquées peuvent être modifiées dans des détails qui serviraient les intérêts des acteurs étatiques qui en tirent profit.
C’est le cas pour justifier le déclenchement d’une guerre ou l’exercice de pression, voire du chantage. Tout le monde se rappelle des photos et des cartes que Colin Powell, secrétaire d’État américain, a exhibées devant le Conseil de sécurité des Nations unies en 2003 pour justifier l’intention de son pays et de ses alliés d’intervenir en Irak et de renverser Saddam Hussein. Il s’est avéré par la suite que ces cartes n’étaient pas si fiables que cela. En 2013, Colin Powell reconnaissait que nombre d’informations qu’il avait reçues étaient inexactes. Il affirme qu’il ne s’agissait pas d’un mensonge délibéré de sa part.
Les technologies de l’information, la cybernétique, l’intelligence artificielle et d’autres inventions gardées secrètes chez des acteurs influents rendent les frontières transparentes, perméables et aisément conquises. La victoire à l’issue d’une guerre géopolitique est une arme à double tranchant. Il est peut-être aisé pour le vainqueur de dicter sa loi ici et maintenant, mais la victoire a un prix en terme de maintien de la sécurité et de l’obtention de l’assentiment des populations concernées.
Les cartes virtuelles rendent caduques les cartes physiques dans la mesure où l’interdépendance et les exigences du développement font qu’aucun pays ne peut, à lui seul, progresser. Une évidence qui n’empêche pas de reconnaitre que depuis quelques années, on constate en Afrique le regain de tension sur les frontières héritées de la colonisation.
Les pays qui en ont profité sont ceux qui s’agitent le plus de nos jours. Les conflits sont certes entretenus en connivence avec des forces étrangères, mais le pire est à venir. Une remise en cause des tracés des frontières est dans l’air du temps. Les cartes virtuelles, qui n’ont cure des frontières classiques, sont déjà utilisées pour dessiner les contours d’un monde dans lequel les États qu’on connait aujourd’hui ne seront que des éléments dans le décor. C’est cela que je serais tenté d’appeler alors, Epée de Damoclès ou Clou de Joha.
Le ridicule ne tue pas. Mais en politique, c’est comme de l’arsenic : il finit par avoir raison de celui qui le reçoit en petites doses sans en être conscient. À force de contester la carte du Royaume du Maroc comprenant toutes ses régions, y compris les Provinces du Sud, les décideurs algériens vont finir par voir des cartes émerger de partout contestant les territoires que l’Algérie a injustement hérités de la France en 1962 en contrepartie d’un arrangement dont tout le monde est conscient aujourd’hui.
Il aura suffi qu’une poignée de bloggeurs marocains, arabes et africains postent la carte de l’Algérie sans la Kabylie, ou parlent de la naissance d’un mouvement indépendantiste dans le sud sur les frontières avec le Mali et le Niger pour que les décideurs algériens expérimentent la transe de l’Hécatombe.
Le Maroc continue son chemin, la force tranquille. Il n’en a cure des épées de Damoclès de fortune, ni des clous de Joha, ni des cartes de crédit virtuelles, comme ce fut le cas, la semaine dernière, de l’arrêt de la Cour européenne de Justice annulant les accords de pêche et d’agriculture entre le Maroc et l’Union européenne.
Un arrêt politiquement motivé qui rappelle avec éloquence les mêmes arguments qui ont justifié l’annonce de l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice de 1975 sur le Sahara. Des courts de justices qui dépassent le cade de leurs mandats et posent des interrogations sur leurs impartialité.
Les cartes basées sur une appréciation asymétrique de la géopolitique voient leur encre prendre des couleurs, celles de l’érosion. De même, les cartes basées sur une perception archaïque des relations internationales ne sont même plus l’ombre d’elles-mêmes.
Preuve en est la convocation, il y a qu’élues jours, par le ministère algérien des Affaires étrangères de certains ambassadeurs des pays membres de l’Union européenne leur demandant des explications sur les déclarations de leurs capitales au sujet du partenariat stratégique avec le Maroc en dépit de l’arrêt de la Cour européenne de Justice.
Les diplomates ont été sommés de transmettre à leurs pays l’ordre de l’Algérie qu’ils doivent se conformer à la décision de la Cour. N’en déplaise aux puristes des proverbes révélateurs, le ridicule, dans le cas d’espèce, tue –et de belle manière. Il tue parce que le dindon de la farce se prend pour un paon.
En définitive, les cartes… c’est du virtuel… c’est des châteaux construits sur l’illusion. Les cartes… ce sont des crédits à long terme et des pertes de milliards de dollars sur une cause perdue à l’avance, parce que bâtie sur le mensonge, la duplicité et l’arrogance d’être un potentiel intermittent stratégique.
En somme, dans l’air du temps, il y a certainement un Richard de Rénauld de Lannoy de Bissy qui, dessous des cartes obligeant, guette les complices d’hier pour en faire des proies aujourd’hui par le réel et surtout par le virtuel. La seule différence avec 1888, c’est qu’aujourd’hui, la confection des cartes se fait à distance à partir du ciel. Et fait avéré, il ne s’agit plus de projections pour le Plaisir des yeux.
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