Régularisations : Une décision qui honore le Maroc
14 novembre 2013La décision du Maroc de régulariser les étrangers se trouvant sur son sol en situation irrégulière est juste et réaliste, réunissant les critères d’un geste qui sert les intérêts du pays tout en respectant les conventions internationales et les valeurs humanistes.
Les Algériens otages de l'Algérie officielle?
31 octobre 2013Le Maroc rappelle son ambassadeur à Alger. S’agit-il d’une nouvelle péripétie dans les relations tumultueuses entre Rabat et Alger ? Depuis son accession au trône le […]
Nouveau: Un manuel de philosophie plein Sud
11 septembre 2013C’est une démarche inédite. 12 philosophes de renom se réunissent à Rabat dans deux ateliers ouverts au public et destinés à élaborer un manuel pédagogique destiné aux jeunes, prenant en compte des apports philosophiques des pays du sud à la pensée universelle.
“Le monde arabe vit un choc de civilisations interne”
30 août 2013Vivant entre Le Caire et Berlin, Hamed Abdel Samad est un fin observateur de la vie politique dans le monde arabe et en Egypte. En 2010, il a publié son essai prémonitoire «La chute du monde islamique».
Le monde arabe s'enfonce dans un tunnel, entre dictatures et guerres civiles
29 août 2013En Syrie, une coalition internationale se met en place pour une frappe limitée, risquant de mener la région à un embrasement généralisé. En Egypte, la purge contre les Frères se poursuit.
Au 19ème siècle déjà, la réponse cinglante d’un alem marocain à Ibn Abdelwahab
13 juillet 2013Les tentatives wahhabites de s’implanter au Maghreb ne datent pas d’aujourd’hui mais du 19ème siècle. A l’époque, des oulémas marocains leur avaient répondu par des réfutations publiques. Retour sur un épisode méconnu de notre histoire.
Egypte: leçons d'histoire
4 juillet 2013La chute des Frères musulmans en Egypte, une année après leur triomphe aux élections législatives et présidentielles, annonce la fin d’une séquence. C’est un événement […]
Diplômés chômeurs : pourquoi Benkirane a tort sur toute la ligne
27 juin 2013S’il est un domaine dans lequel le chef du gouvernement ne doit pas être soutenu, c’est bien l’affaire des diplômés chômeurs. Ses positions doivent être combattues, car elles constituent un mauvais précédent et un danger pour la démocratie. Voici pourquoi. Ceux que l’on appelle ici les diplômés chômeurs sont environ 4.000 personnes qui ont davantage fait preuve d’esprit d’initiative dans l’organisation de sit-ins et dans la médiatisation que dans la recherche d’un emploi. Ce sont des personnes qui ont décidé unilatéralement qu’elles ne doivent travailler que dans la fonction publique et pas ailleurs. Elles ont manifestement une mentalité d’assisté, un esprit de rente, et ne reconnaissent ni l’effort ni le mérite individuel, puisqu’elles souhaitent accéder à un emploi sans concours. Leur position n’est ni légitime ni morale. Cela ne doit faire l’objet d’aucun doute. Mais il y a un gros mais… En 2011, le contexte né des printemps arabes a fragilisé le gouvernement de l’époque, présidé par Abbes Fassi. Celui-ci a négocié avec les représentants des diplômés chômeurs qui avaient le réflexe de descendre dans la rue à tout bout de champ. Ces différentes négociations ont abouti à un pv signé le 2 juillet 2011 par les deux parties et en vertu duquel ceux d’entre les diplômés chômeurs qui avaient un certain niveau d’études, allaient être embauchés dans la fonction publique avant la fin de l’année 2011. Ce pv est-il authentique ? oui, répond le tribunal administratif. Ce pv est-il légal ? oui. Ce pv est-il opposable à l’Etat en la personne du chef du gouvernement ? ce pv est-il valable malgré le changement de gouvernement ? oui. Est-il légal d’employer ces personnes sans concours ? oui. Le chef du gouvernement doit-il les intégrer en tenant de l’ancienneté qui aurait été la leur ? oui. Le tribunal administratif répond oui à toutes ces questions. En d’autres termes, la demande des diplômés chômeurs n’est pas légitime, mais elle est légale. Sa légalité se suffit à elle-même. Le chef du gouvernement ne peut en aucune manière opposer la légitimité à la légalité, ni vider la légalité de son essence en lui opposant l’absence de légitimité. Car cela va créer un dangereux précédent. Or, non seulement il a refusé de respecter la signature de son prédécesseur, mais il a fait appel du jugement du tribunal administratif. Demain, n’importe qui pourra se prévaloir de principes moraux, toujours valables, pour violer la loi, ou refuser son application. Un Etat de droit accepte de limiter son pouvoiren acceptant la suprématie de la loi. Il fonctionne en respectant la continuité de l’Etat. Aucune démocratie n’est possible sans le respect absolu de la loi, c’est elle qui est la charte du vivre-ensemble. Un chef de gouvernement doit donner l’exemple dans ce domaine. Malheureusement, ce n’est pas ce que l’on constate. Une partie du gouvernement actuel et à sa tête son chef, a tendance à considérer que l’Exécutif dispose d’une sorte de prééminence sur tout le reste, et notamment le pouvoir judiciaire et le pouvoir législatif. On estime et on l’entend dire, qu’une loi peut être mise en application ou pas, qu’un décret d’application peut être modifié ou suspendu quelques semaines après sa publication, que les projets de loi doivent de préférence provenir de l’Exécutif etc… En quelque sorte, l’Exécutif se donne une sorte de droit de véto sur la législation. Pour en revenir au sujet, une loi est une loi et elle doit être appliquée, a fortiori par l’Etat. Que la demande soit légitime ou pas, les chômeurs diplômés doivent être intégrés dès lors que la promesse a été faite, qu’elle est valide et qu’un tribunal la confirme. Tout le reste est rhétorique politicienne, perte de temps, dangereux précédent et mauvais départ dans l’application d’une constitution prometteuse.
Idées. L’urbanisme et la politique ne font pas bon ménage
19 juin 2013La ville est un être vivant avec une personnalité et une vocation et non une disposition de rues et de maisons, faite à l’ancienne. Abdellah Ibrahim El Haimer, architecte-urbaniste, nous livre sa vision progressiste de l’aménagement du territoire.
Maroc, Turquie, modernités non-occidentales
3 juin 2013La visite du premier ministre turc au Maroc est entourée d’un battage médiatique prévisible. Au-delà des clichés, il est utile de rappeler quelques vérités :
Comment améliorer l’efficacité de l’Etat
13 mai 2013Alors que les révolutions du printemps arabe se sont cristallisées autour de la lutte contre les économies de rente, les experts réunis dans le cadre du 14ème colloque international sur les finances publiques tenu les 8 et 9 mai à Rabat, ont débattu sur les perspectives d’amélioration du contrôle des finances publiques et d’introduction d’organes d’évaluation des politiques publiques au Maroc et dans le Maghreb. Et si en améliorant l’efficacité de l’Etat, on faisait des finances publiques un véritable facteur de développement ?
Les révolutions arabes racontées par Gilles Kepel
10 mai 2013Rencontre jeudi soir à Casa, avec Gilles Kepel venu au Maroc après la parution de son livre "Passion arabe". Que dit LE spécialiste français du monde arabe?
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