Coupe du monde 2026. Le Maroc bouscule le Brésil mais doit se contenter du nul (1-1)
Après une entame énergique et l’ouverture du score par Ismaïl Saibari, l’équipe nationale a concédé l’égalisation face au Brésil, ce samedi 13 juin dans le New Jersey. Les Lions de l’Atlas sont toujours dans la course à la qualification. Ils pourront valider leur billet contre l’Écosse lors de la deuxième journée, vendredi 19 juin.
La fin de match a été étouffante et indécise. C’est certainement la meilleure illustration du nouveau statut du Maroc qui n’était pas loin de battre le Brésil (1-1), ce samedi 13 juin en match d’ouverture du groupe C du Mondial 2026.
Dans le New Jersey, le MetLife Stadium, paré de rouge et de jaune, a été le théâtre d’une rencontre de très haut niveau qui s’est soldée par un nul somme toute logique au vu de la physionomie du match.
Auteurs d’une entame audacieuse, les Lions de l’Atlas ont pris l’avantage grâce à Ismaïl Saibari au bout d’une vingtaine de minutes de jeu.
Mais c’est au moment où les Marocains cherchaient à doubler la mise qu’ils ont été pris à défaut par Vinicius dont le puissant tir dans la surface de réparation semblait imparable pour Yassine Bounou (32').
En tout cas, la prestation des Lions de l’Atlas, bien qu’inégale et inconstante, rassure sur les chances d’Achraf Hakimi et ses coéquipiers pour la suite de la compétition.
Après quelques jours de repos, l’EN tentera de décrocher sa qualification pour le second tour lors de la 2e journée face à l’Écosse, vendredi 19 juin.
Le Maroc a pris le match par le bon bout
Si l’entame de la rencontre a été hachée et quelque peu brouillonne, avec des pertes de balle à foison, ce sont tout de même les Lions de l’Atlas qui se sont mis en évidence les premiers.
Dès la cinquième minute, le superbe travail de Mazraoui sur le côté gauche s’est conclu par une tentative signée Neil El Aynaoui, contrée in extremis par la défense centrale brésilienne.
Puis c’est Achraf Hakimi qui s’est mis en évidence dans la foulée avec une percée et un tir croisé qui est tout de même passé assez loin des cages d’Alisson.
Les Brésiliens étaient particulièrement gênés par le pressing des Marocains qui était déclenché dès que le ballon se trouvait dans les pieds des milieux auriverde.
La technicité de l’entrejeu de l’EN, renforcée par la titularisation de Bilal El Khannouss sur l’aile gauche et les décrochages d’Ismaïl Saibari en faux 9, a permis une meilleure maîtrise.
🚨 التشكيلة الرسمية لـ منتخبنا الوطني أمام البرازيل
📋 Our National Team's 𝐒𝐓𝐀𝐑𝐓𝐈𝐍𝐆 𝐗𝐈 against Brazil 🇧🇷#DimaMaghrib 🇲🇦 #FIFAWorldCup pic.twitter.com/ngKcu0kyJq
— Équipe du Maroc (@EnMaroc) June 13, 2026
Avec des sorties de balle bien plus fluides que celles de leurs adversaires. À la lumière de ces éléments, il n’était pas surprenant que le Maroc ait tenté sa chance à six reprises contre une seule du côté brésilien lors des dix premières minutes.
Même si un débordement de Vinicius suivi d’un centre effleuré de la tête par Igor Tiago a fait passer des sueurs froides dans la défense marocaine (14’).
Une preuve que la Seleção peut être extrêmement dangereuse même à l’arrache et avec des bouts de ficelle. Quelque peu refroidis, les supporters se sont réchauffés sur l’ouverture du score d’Ismaïl Saibari juste avant la pause fraîcheur.
Lancé en profondeur par Brahim Diaz, son lob lumineux sur Alisson fut d’une grande subtilité (21’). Saibari a offert au Maroc un avantage amplement mérité au regard de la physionomie des vingt premières minutes.
Une supériorité qu’Achraf Hakimi aurait pu accentuer si sa tentative n’avait pas fui le cadre d’Alisson sur une nouvelle phase de transition éclair (27’).
Les Lions de l’Atlas ont perdu le fil entre la fin de la première et le début de la deuxième mi-temps
Totalement perdu et étouffé, le Brésil n’a eu de cesse de perdre des ballons et de voir sans cesse revenir les vagues marocaines. Sans doute dépassé par l’intensité, la générosité et les courses des Lions de l’Atlas qui ont paru nettement moins gênés par la chaleur.
Mais le Brésil possède des individualités de très haut niveau, comme l’a prouvé Vinicius dont l’enroulé dans la surface n’a laissé aucune chance à Yassine Bounou à la demi-heure de jeu (32').
Sur l’action, la position d’Achraf Hakimi est autant discutable que la couverture de Neil El Aynaoui sur le une-deux entre Casemiro et l’attaquant du Real Madrid.
Moins compact et discipliné, le bloc défensif marocain a laissé de plus en plus d’espace aux attaquants brésiliens. Heureusement pour les Lions de l’Atlas que les Auriverde ont manqué de précision.
Mais globalement, chacune des deux équipes a eu son momentum pendant cette première mi-temps. Et c’est lors de ces périodes de domination que leurs filets ont tremblé.
Le Brésil aurait même pu prendre l’avantage sans la formidable horizontale de Bounou sur un geste acrobatique de Lucas Paquetá à quelques instants de rejoindre les vestiaires.
En regagnant la pelouse, le sélectionneur du Brésil, Carlo Ancelotti, a modifié son onze en lançant Fabinho et Danilo à la place de Casemiro et Ibáñez. Deux joueurs avertis en première période.
Côté marocain, Mohamed Ouahbi a opéré un léger ajustement en demandant à Neil El Aynaoui et Ayoub Bouaddi de permuter.
Mais le technicien marocain ne pouvait rien sur le manque de vigilance de ses joueurs sur une touche rapidement exécutée qui a permis à Igor Thiago de mettre à contribution le portier de l’EN sur un tir puissant (52’).
Une fin de rencontre étouffante
Une occasion qui n’a fait que confirmer le réveil des Brésiliens depuis l’ouverture du score d’Ismaïl Saibari qui les a clairement piqués au vif.
Plus agressifs et moins permissifs, les Auriverde étaient clairement dans de meilleures dispositions mentales, techniques et physiques. Même sur le plan tactique, ils ont réussi à réduire les espaces qu’ils laissaient à la perte du ballon.
Le staff de l’équipe nationale a tenté de remédier à la baisse de forme évidente de ses joueurs à l’heure de jeu en lançant Chems Eddine Talbi et Samir El Mourabet à la place d’Azzedine Ounahi et Brahim Diaz.
Même s’il y a eu du mieux, le Brésil demeurait le plus dangereux. À l’image de cette tentative au point de penalty de Raphinha, servi par Vinicius Junior (79’). Sur le coup, Yassine Bounou s’est interposé sans grande difficulté.
Mais c’était une nouvelle alerte à prendre au sérieux par les Lions de l’Atlas. Issa Diop n’a pas été non plus particulièrement rassurant sur un ballon en retrait trop court pour Yassine Bounou.
Heureusement que le gardien de l’EN avait anticipé la boulette de son défenseur. Yassine Bounou a été au four et au moulin pour maintenir le résultat dans une fin de match qui pouvait basculer d’un côté comme de l’autre.
D’ailleurs, il a fallu une double intervention d’Alisson sur deux tentatives marocaines au bout du temps additionnel pour empêcher les Lions de l’Atlas de l’emporter.
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