Guerre au Moyen-Orient, jour 7 (6 mars 2026). Le Qatar met en garde contre un effondrement économique mondial
L'escalade militaire se poursuit entre l'Iran, Israël et les États-Unis à travers de nouvelles frappes directes. Emmanuel Macron précise que si la France soutient ses alliés et ses ressortissants, elle n'est toutefois pas "en guerre". De son côté, Donald Trump écarte tout envoi de troupes au sol et sollicite l'intervention de l'Ukraine dans le conflit.
14H30 - Le président Trump exclut tout accord avec l’Iran sans "capitulation inconditionnelle"
Le président américain, Donald Trump, a affirmé vendredi que toute perspective d’accord avec l’Iran demeurait conditionnée à une "capitulation inconditionnelle" de Téhéran, estimant qu’aucune autre option ne saurait être envisagée par les États-Unis.
"Il n'y aura aucun accord avec l'Iran, sauf une CAPITULATION INCONDITIONNELLE !", a écrit M. Trump sur son réseau Truth social, ajoutant qu’une fois cette étape franchie et après la désignation d'un ou de plusieurs dirigeants, qu’il a qualifiés de "grands et acceptables", Washington et ses alliés œuvreraient à la reconstruction du pays.
Selon le Chef de l'exécutif américain, les États-Unis, en coordination avec leurs partenaires, travailleront "sans relâche pour ramener l'Iran du bord de la destruction, le rendant économiquement plus grand, meilleur et plus fort que jamais”.
"L'IRAN AURA UN GRAND AVENIR. RENDRE SA GRANDEUR À L'IRAN (MIGA !)", a-t-il écrit, en référence à son célèbre slogan "Make America Great Again" (Rendre sa grandeur à l'Amérique).
Jeudi, le président Trump a affirmé qu'il "devait être impliqué" dans le choix du successeur du guide suprême iranien Ali Khamenei, soulignant qu'il n'accepterait pas que son fils Mojtaba Khamenei prenne la relève.
"Je dois être impliqué dans le choix, comme avec Delcy (Rodriguez)", la dirigeante actuelle du Venezuela, a estimé le président dans un entretien avec le site d'information américain Axios.
"Le fils de Khamenei n'est pas acceptable pour moi. Nous voulons quelqu'un qui apporte la paix et l'harmonie à l'Iran", a ajouté le locataire de la Maison Blanche.
Le guide suprême iranien, qui dirigeait le pays depuis 1989, a été tué dans une frappe samedi, au début de l'offensive israélo-américaine.
14H - Des dirigeants européens dénoncent une "erreur" des États-Unis
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a qualifié la guerre menée par les États-Unis "d'erreur extraordinaire". Ce positionnement intervient dans un contexte de relations tendues avec Donald Trump, après que le président espagnol a refusé l'accès des bases militaires de son pays à l'armée américaine.
De son côté, le chancelier allemand Friedrich Merz a alerté sur les risques liés à une déstabilisation de la région. Selon lui, l'effondrement de l'Iran entraînerait une "vague migratoire incontrôlée"
"Une guerre sans fin n'est pas dans notre intérêt. L'économie iranienne ne doit pas s'effondrer", a déclaré Friedrich Merz, insistant sur la nécessité d'empêcher des mouvements migratoires massifs en provenance d'Iran.
13H - Massoud Pezeshkian évoque des efforts de médiation tout en réaffirmant la souveraineté de l'Iran
Le président iranien Massoud Pezeshkian a annoncé que plusieurs pays ont entamé des efforts de médiation afin de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Dans un message publié sur le réseau social X, le président a précisé la position de son pays : "Soyons clairs : nous sommes attachés à une paix durable dans la région, mais nous n'avons aucune hésitation à défendre la dignité et la souveraineté de notre nation".
Massoud Pezeshkian a par ailleurs estimé que ces initiatives de médiation devraient viser prioritairement les États-Unis et Israël. Il accuse ces deux nations d'avoir sous-estimé le peuple iranien et d'être à l'origine du déclenchement de ce conflit.
12H - Bond des prix du pétrole sur fond de tensions géopolitiques
Les cours du pétrole ont enregistré une hausse brutale lors des échanges de ce vendredi.
Les marchés demeurent inquiets des répercussions de la confrontation entre les États-Unis et l’Iran sur l’approvisionnement énergétique mondial.
10H30 - Le Qatar met en garde contre un effondrement économique mondial
Le ministre de l’Énergie du Qatar a averti que le conflit au Moyen-Orient pourrait "mettre à bas les économies du monde".
Selon lui, l'ensemble des pays exportateurs du Golfe pourraient cesser leur production d'énergie d'ici quelques semaines. Une telle interruption ferait grimper le prix du baril de pétrole à 150 dollars.
10h - Donald Trump sollicite l’aide militaire de l’Ukraine face aux drones iraniens
Le président américain a formulé une demande d'assistance auprès de Kiev pour contrer les drones Shahed en Iran. Cette démarche, inhabituelle de la part de Donald Trump envers Volodymyr Zelensky, s'explique par le coût élevé et l'épuisement des stocks de défense américains.
Actuellement, l'utilisation de missiles Patriot (3,5 millions d'euros l'unité) pour intercepter des drones Shahed (20.000 euros) fragilise les réserves des États-Unis. À l'inverse, l'Ukraine intercepte plus de 90 % de ces engins grâce à des drones intercepteurs, une technologie qui intéresse désormais Washington.
En retour, l'Ukraine pourrait conditionner son aide à l'obtention de systèmes Patriot supplémentaires.
9h - Donald Trump écarte toute opération terrestre en Iran
Malgré la poursuite des frappes aériennes américaines, le président Donald Trump a exclu l’envoi de troupes au sol en Iran, qualifiant une telle intervention de "perte de temps" lors d’un entretien accordé à NBC.
De son côté, le régime de Téhéran s'était déclaré prêt à une éventuelle incursion américaine
8h - Israël lance une offensive d’envergure contre l’Iran et le Liban
Israël a annoncé le début d’une "nouvelle phase" de la guerre en lançant des frappes à grande échelle contre Téhéran. L’opération vise les infrastructures du régime iranien.
L'armée israélienne affirme avoir détruit 80% des moyens antiaériens iraniens et 60% des lanceurs de missiles du pays.
Le chef de l’état-major a déclaré que l'objectif est désormais le démantèlement des capacités militaires et du régime iranien.
Parallèlement, des bombardements touchent la banlieue sud de Beyrouth et le sud du Liban. L’armée israélienne menace d’y engager une opération terrestre contre le Hezbollah.
7h - La France déploie des Rafale pour protéger ses bases aux Émirats arabes unis
Face à l'escalade de l'insécurité au Moyen-Orient, la France a pris la décision de déployer des avions de chasse Rafale au-dessus des Émirats arabes unis.
Selon les déclarations du ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, ces appareils ont pour mission de sécuriser l’espace aérien environnant les bases françaises.