UEMOA : la BCEAO lancera le paiement instantané le 30 septembre 2025 et prépare l’e-CFA

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Par | Le 8/8/2025 à 11:20
La BCEAO s’apprête à lancer la plateforme de paiement instantané Pi-Spi et à introduire l’e-CFA, version numérique du franc CFA, afin de moderniser les paiements et de renforcer l’inclusion financière dans l’UEMOA.

Le 30 septembre 2025, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) lancera la plateforme interopérable du système de paiement instantané (Pi-Spi) et prépare l’arrivée de sa monnaie numérique officielle, l’e-CFA.

Paiements instantanés et interconnectés

La Pi-Spi reliera toutes les banques, services de mobile money et institutions de microfinance à une même infrastructure publique et sécurisée. Les transferts, aujourd’hui souvent lents et coûteux, seront exécutés en temps réel, depuis n’importe quel canal et à moindre frais.

Pour les particuliers, cela signifie des paiements plus rapides et plus sûrs. Pour les PME, c’est la garantie de transactions accélérées, d’une trésorerie mieux gérée et d’un coup de pouce au commerce en ligne.

L’e-CFA, version digitale du franc CFA

La BCEAO prépare aussi l’e-CFA, une version numérique du franc CFA émise et garantie par la banque centrale. Elle aura la même valeur que la monnaie physique, mais sera utilisable via application mobile, carte ou appareil dédié, même sans connexion internet.

Cette monnaie numérique vise à renforcer la souveraineté monétaire dans un environnement digital, à réduire l’informel, à lutter contre le blanchiment et à encourager l’innovation dans les services financiers.

Contexte régional et défis

Alors que le projet de monnaie unique Eco de la CEDEAO stagne, ces initiatives placent l’UEMOA parmi les zones les plus avancées du continent en matière de paiements numériques. Le Maroc, l’Égypte et l’Afrique du Sud progressent aussi, mais restent en phase pilote. En Afrique centrale, la CEMAC est nettement en retard.

Le principal défi sera de rendre ces innovations accessibles aux populations rurales, où l’équipement en smartphones est faible, l’électricité instable et le taux d’analphabétisme élevé. Comme le souligne Donald Kaberuka, ancien président de la Banque africaine de développement : "Le progrès technologique n’a de sens que s’il ne laisse personne de côté".

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