Salima Naji lauréate du prestigieux Global Award for Sustainable Architecture 2025
L'anthropologue, architecte et artiste marocaine Salima Naji a été distinguée par le Global Award for Sustainable Architecture 2025, l’un des prix internationaux les plus prestigieux en matière d’architecture durable.
Parmi les cinq figures distinguées lors de la 18ᵉ édition du Global Award for Sustainable Architecture, l'architecte et anthropologue marocaine Dr Salima Naji se démarque par son engagement profond envers la préservation du patrimoine culturel et le développement socio-économique des communautés du sud du Maroc. Son travail, qui explore avec finesse les contextes complexes où s'entremêlent politique, histoire et nature, a été salué par le jury pour son approche unique et son impact transformateur.
Le thème de cette année, "L'Architecture est construction", trouve un écho particulier dans la démarche de Salima Naji. Il met en avant la nécessité de territorialiser les projets en les ancrant localement, de réhabiliter le bâti existant avec créativité et d'expérimenter des solutions novatrices intégrant les savoir-faire vernaculaires. Ce sont précisément ces principes qui guident l'œuvre de l'architecte marocaine.
Originaire de Rabat, Salima Naji a consacré les deux dernières décennies à des projets emblématiques qui illustrent sa vision. Elle a notamment mené la restauration d'une série de greniers collectifs, témoins précieux d'une organisation sociale et d'une architecture traditionnelles. Son intervention sur la Kasbah Aghenaj à Tiznit est un exemple frappant de sa méthodologie : au-delà de la restauration des remparts, le projet a inclus la création d'un théâtre en plein air, d'un centre d'interprétation du patrimoine et d'un centre d'archives. Ces réalisations ne se contentent pas de sauvegarder des pierres, elles insufflent une nouvelle vie aux lieux en les rendant aux communautés.

Le jury du Global Award a souligné que l'approche de Salima Naji "montre que l'architecture sert les communautés". Ses projets, d'abord modestes puis de plus en plus ambitieux, ont démontré l'efficacité d'une approche transdisciplinaire où l'autonomisation des communautés locales joue un rôle central. En impliquant toutes les parties prenantes – des autorités aux artisans, des habitants aux futurs utilisateurs –, Salima Naji "illustre comment le dialogue et la coopération sont essentiels pour garantir la durabilité et l'impact positif de ses interventions, tant en milieu rural qu'urbain".
Son travail prouve que l'architecture, lorsqu'elle est pensée avec sensibilité et ancrée dans son contexte, peut devenir un véritable levier de transformation sociale. Elle a su élaborer un modèle innovant qui allie avec brio la préservation des traditions et une vision tournée vers la modernité, sans jamais sacrifier l'un à l'autre. Parmi ses réalisations notables qui témoignent de cette philosophie, on peut citer le Souk Tablaba dans l'oasis de Taghjijt, la revitalisation de la citadelle d'Agadir Oufella et le Centre d'interprétation du patrimoine de Tiznit. Ces projets illustrent concrètement son engagement à utiliser des matériaux locaux, des techniques ancestrales adaptées, tout en répondant aux besoins contemporains.

Le Global Award for Sustainable Architecture, fondé par l'architecte et chercheuse Jana Revedin et soutenu par Saint-Gobain, récompense des visionnaires qui, comme Salima Naji, repensent les espaces de vie en harmonie avec l'environnement et les besoins des générations futures. La distinction de Salima Naji cette année met en lumière une architecture qui, loin d'être un simple geste esthétique, devient un acte profondément social, culturel et écologique.
"Les architectes, ingénieurs et paysagistes d’aujourd’hui incarnent un profond changement de paradigme dans notre manière de vivre et de construire, en relevant les défis climatiques et sociaux de notre époque. Je suis fière de célébrer les cinq lauréats de cette 18ᵉ édition du Global Award for Sustainable Architecture, dont les réalisations, de l’Asie à l’Amérique du Sud, du Maroc à l’Europe, incarnent des pratiques responsables et des solutions innovantes, guidées par les principes du right tech. Leur approche collaborative et transdisciplinaire bâtit un futur où architecture rime avec identité partagée et résilience des communautés", a déclaré Jana Revedin.
à lire aussi
Article : Mondial 2026 : l’Écosse récupère Scott McKenna avant son match contre le Maroc
Forfait lors de la victoire écossaise face à Haïti, le défenseur central a repris l’entraînement collectif.
Article : La Chambre des conseillers rejette le plafonnement des carburants et la nationalisation de la Samir
14 textes de loi ont été soumis au vote en plénière mardi 16 juin 2026 à la Chambre des Conseillers.
Article : Les prévisions météorologiques pour le jeudi 18 juin 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le jeudi 18 juin 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Temps assez chaud à chaud […]
Article : Christian Dior Couture Morocco recompose sa gouvernance
Après le départ de Nicolas Baretzki, la filiale marocaine de la maison de luxe du groupe LVMH a acté l’arrivée à son conseil d’un dirigeant venu de l’état-major international de Dior, passé auparavant par Givenchy.
Article : Laprophan finalise sa première acquisition en Europe et prend le contrôle du suisse Rivopharm
RÉVÉLATION. Le groupe pharmaceutique marocain Laprophan a finalisé, ce 17 juin, l’acquisition d’une participation majoritaire dans Rivopharm, société suisse spécialisée dans les médicaments de spécialité et les solutions pharmaceutiques à forte valeur ajoutée. Dr Farid Bennis la qualifie de "première historique : le médicament marocain est reconnu à l’international et en Suisse, pays de l’industrie pharmaceutique mondiale".
Article : “Je ne remettrai pas les clés à quelqu’un qui n’exporte pas” : avant le scrutin de l'ASMEX, Hassan Sentissi fixe sa ligne rouge
RENCONTRE. À quelques jours de l’élection qui doit désigner le prochain président de l’ASMEX, Hassan Sentissi affirme qu’il ne briguera pas un nouveau mandat. Mais il refuse de transmettre l’organisation à un dirigeant qui, selon lui, ne serait pas un exportateur. Volubile, volontiers digressif et d’un calme parfois trompeur, le président sortant livre sa version d’une succession devenue une bataille de statuts, de légitimité et d’interprétation du droit.