Dessalement de l’eau de mer : 7 stations en cours de réalisation, 9 autres programmées à l’horizon 2030
D’ici 2030, le Maroc disposera de plus d’une vingtaine de stations de dessalement. Le point sur celles déjà existantes, celles en cours de réalisation et celles programmées.
Nizar Baraka, ministre de l’Equipement et de l’eau, était l’invité du Forum de la MAP ce mercredi 15 février. Dans sa présentation, que Médias24 a pu consulter, le ministre a fait le point sur les stations de dessalement d’eau de mer.
Le pays compte actuellement 11 stations de dessalement d’eau de mer en service, dont trois dédiées à l’industrie. Il s’agit des stations d'OCP, qui se trouvent à Jorf Lasfar, Safi et Laâyoune. Les huit autres stations sont dédiées à l’eau potable, dont une, celle d’Agadir, est également destinée à l’irrigation.
Sept autres stations sont en cours de réalisation, dont 4 consacrées exclusivement à l’approvisionnement en eau potable. La station de Dakhla, elle, servira à la fois à l’irrigation et à l’approvisionnement de la ville en eau potable, tandis que deux autres, prévues par le groupe OCP à Jorf Lasfar et à Safi, seront dédiées à l’industrie.
A terme, l’eau produite par ces 18 stations sera destinée à hauteur de 53% à l’eau potable. De plus, 23% de la production sera dédiée à l’irrigation et 24% à l’industrie (OCP).
Les stations de dessalement programmées à l’horizon 2030 sont au nombre de neuf, dont une, construite à Boujdour, sera exclusivement dédiée à l’irrigation, et une autre à Tarfaya, sera destinée à l’approvisionnement en eau potable. L’eau produite par les sept autres stations sera répartie entre irrigation et eau potable.
Au total, 57% de l’eau produite au niveau de ces neuf stations sera dédiée à l’eau potable, contre 42% à l’irrigation.
A terme, le Royaume disposera de plus d’une vingtaine de stations de dessalement. Elles permettront de produire près de 1,3 milliard de m3 d’eau par an, destinée à différents usages.
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