img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
ECONOMIE

Hausse attendue des taux bancaires pour les nouveaux crédits dès février

Confrontées à un renchérissement des ressources, notamment des fonds propres et des dépôts longs, les banques envisagent dès le mois prochain d’augmenter les taux d’intérêts. Détails. 

Hausse attendue des taux bancaires pour les nouveaux crédits dès février
Ghassan Waïl El Karmouni 
Le 17 janvier 2023 à 19h55 | Modifié 17 janvier 2023 à 20h13

Les taux débiteurs vont augmenter de 75 à 85 Points de base (Pdb) à partir de début février pour les nouveaux crédits accordés par les banques. Une information obtenue auprès de plusieurs sources du secteur bancaire.

"Cette hausse intervient à la suite des hausses successives des taux de la Banque centrale et de leurs répercussions sur les taux des bons du Trésor à 52 semaines", nous explique une source bancaire. Cette hausse devrait être observée chez la quasi-totalité des banques, notamment en ce qui concerne les taux aux entreprises.

Pour les crédits à taux fixes aux grandes entreprises, par exemple, ceux-ci devraient se situer au minimum autour de 4,95% au niveau des crédits de trésorerie à court terme, de 5,25% pour le crédit d’équipement à moyen terme et de 6,25% pour les crédits à long terme.

Les taux variables eux aussi devraient augmenter proportionnellement à cette nouvelle donne, soit entre 75 et 85 Pdb. Ces chiffres sont bien sûr indicatifs. Ils dépendent en grande partie du rating des entreprises. "Certaines entreprises vont sans aucun doute dépasser ces taux, car le spread de risque est plus important", précise une de nos sources.

Ci-dessous, le tableau qui récapitule les taux débiteurs pratiqués entre 2019 et 2022 suite à l’enquête trimestrielle de Bank Al Maghrib.

Hausse attendue des taux bancaires pour les nouveaux crédits dès février
Source : Bkam

Les crédits à taux fixes anciennement contractés, ainsi que des produits spécifiques comme Intelaka, ne connaîtront pas de changement en principe. "Les produits comme Intelaka sont conventionnés ; ils sont quasiment hors marché", poursuit notre interlocuteur.

Une autre de nos sources bancaires nous explique que l’augmentation est normale et fait partie des règles bâloises. Il s’agit des règles de rémunération des fonds propres qui sont en général déposés en bons du Trésor.

Chaque augmentation de la courbe des taux de la dette publique fait automatiquement augmenter les coûts de financement des banques. À cela s’ajoute le coût du risque qui a augmenté, ce qui engendre mécaniquement des pertes latentes pour les banques qui doivent être couvertes par un niveau de rentabilité adéquat.

Fortement impactées aussi bien par le renchérissement des ressources bancaires, que par la hausse du coût du  risque, les banques que nous avons contactées expliquent qu’elles sont dans l’obligation de prendre en compte la nouvelle donne, voire d’intégrer de nouvelles hausses en cas de nouveaux changements, induits en particulier par la hausse des taux directeurs.

Elles préviennent par ailleurs qu’elles suivent de très près les prochaines évolutions de la courbe des taux du Trésor et les annonces de la Banque centrale, ce qui pourrait augurer de nouvelles hausses des taux débiteurs au cours des prochains mois.

Au niveau des taux créditeurs (dépôts à terme et comptes sur carnet), ils sont aussi indexés sur les cours des bons du Trésor à court terme (52 semaines). Ils doivent aussi connaître une hausse de leurs rémunérations, ce qui, selon nos banquiers, renchérit d’autant le coût des ressources bancaires justifiant cette hausse conséquente des taux débiteurs.

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Ghassan Waïl El Karmouni 
Le 17 janvier 2023 à 19h55

à lire aussi

Coupe du monde 2026. Diminué par les blessures, le Maroc éliminé en quart (0-2)
Mondial2026

Article : Coupe du monde 2026. Diminué par les blessures, le Maroc éliminé en quart (0-2)

Malgré un état d’esprit irréprochable, l’équipe nationale s’est inclinée en quart de finale du Mondial 2026 face à la France (0-2), ce jeudi 9 juillet à Boston. Les absences de Chadi Riad et Ismaïl Saibari ont été rédhibitoires dans le parcours des Lions de l’Atlas. Tout comme le plan de jeu restrictif du sélectionneur Mohamed Ouahbi.

En direct de Boston, l'ambiance avant le match
Le guide du supporter Mondial 2026

Article : En direct de Boston, l'ambiance avant le match

Confiants avant le choc face à la France, les supporters marocains y croient.

Mondial-2026 (1/4 finale): Composition du Maroc face à la France
Le guide du supporter Mondial 2026

Article : Mondial-2026 (1/4 finale): Composition du Maroc face à la France

Voici la composition de la sélection marocaine de football pour le match des quarts de finale de la Coupe du Monde 2026 face à la France.

Mondial-2026 (1/4 finale): Composition de la France face au Maroc
Le guide du supporter Mondial 2026

Article : Mondial-2026 (1/4 finale): Composition de la France face au Maroc

Voici la composition de la sélection française de football pour le match des quarts de finale de la Coupe du Monde 2026 face au Maroc.

BTP, textile, câblage :  dans les métiers manuels, la pénurie de main-d’œuvre s’installe
ECONOMIE

Article : BTP, textile, câblage : dans les métiers manuels, la pénurie de main-d’œuvre s’installe

Malgré un chômage encore élevé, les entreprises voient se raréfier les profils prêts à rejoindre les chantiers, les usines ou les ateliers. Le problème n’est plus seulement conjoncturel : niveau réel des revenus, coût de la vie, pénibilité, horaires contraignants et concurrence des services redessinent les arbitrages des travailleurs, notamment chez les jeunes. Décryptage.

Bourse de Casablanca. Le MASI termine en baisse ce 9 juillet
La séance du jour

Article : Bourse de Casablanca. Le MASI termine en baisse ce 9 juillet

La Bourse de Casablanca a poursuivi son repli jeudi 9 juillet, le MASI cédant 0,75% à la clôture. La séance a été marquée par un volume de 183,27 MDH, largement concentré sur Minière Touissit, qui a représenté à elle seule près des deux tiers des échanges.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité