Hausse attendue des taux bancaires pour les nouveaux crédits dès février
Confrontées à un renchérissement des ressources, notamment des fonds propres et des dépôts longs, les banques envisagent dès le mois prochain d’augmenter les taux d’intérêts. Détails.
Les taux débiteurs vont augmenter de 75 à 85 Points de base (Pdb) à partir de début février pour les nouveaux crédits accordés par les banques. Une information obtenue auprès de plusieurs sources du secteur bancaire.
"Cette hausse intervient à la suite des hausses successives des taux de la Banque centrale et de leurs répercussions sur les taux des bons du Trésor à 52 semaines", nous explique une source bancaire. Cette hausse devrait être observée chez la quasi-totalité des banques, notamment en ce qui concerne les taux aux entreprises.
Pour les crédits à taux fixes aux grandes entreprises, par exemple, ceux-ci devraient se situer au minimum autour de 4,95% au niveau des crédits de trésorerie à court terme, de 5,25% pour le crédit d’équipement à moyen terme et de 6,25% pour les crédits à long terme.
Les taux variables eux aussi devraient augmenter proportionnellement à cette nouvelle donne, soit entre 75 et 85 Pdb. Ces chiffres sont bien sûr indicatifs. Ils dépendent en grande partie du rating des entreprises. "Certaines entreprises vont sans aucun doute dépasser ces taux, car le spread de risque est plus important", précise une de nos sources.
Ci-dessous, le tableau qui récapitule les taux débiteurs pratiqués entre 2019 et 2022 suite à l’enquête trimestrielle de Bank Al Maghrib.

Les crédits à taux fixes anciennement contractés, ainsi que des produits spécifiques comme Intelaka, ne connaîtront pas de changement en principe. "Les produits comme Intelaka sont conventionnés ; ils sont quasiment hors marché", poursuit notre interlocuteur.
Une autre de nos sources bancaires nous explique que l’augmentation est normale et fait partie des règles bâloises. Il s’agit des règles de rémunération des fonds propres qui sont en général déposés en bons du Trésor.
Chaque augmentation de la courbe des taux de la dette publique fait automatiquement augmenter les coûts de financement des banques. À cela s’ajoute le coût du risque qui a augmenté, ce qui engendre mécaniquement des pertes latentes pour les banques qui doivent être couvertes par un niveau de rentabilité adéquat.
Fortement impactées aussi bien par le renchérissement des ressources bancaires, que par la hausse du coût du risque, les banques que nous avons contactées expliquent qu’elles sont dans l’obligation de prendre en compte la nouvelle donne, voire d’intégrer de nouvelles hausses en cas de nouveaux changements, induits en particulier par la hausse des taux directeurs.
Elles préviennent par ailleurs qu’elles suivent de très près les prochaines évolutions de la courbe des taux du Trésor et les annonces de la Banque centrale, ce qui pourrait augurer de nouvelles hausses des taux débiteurs au cours des prochains mois.
Au niveau des taux créditeurs (dépôts à terme et comptes sur carnet), ils sont aussi indexés sur les cours des bons du Trésor à court terme (52 semaines). Ils doivent aussi connaître une hausse de leurs rémunérations, ce qui, selon nos banquiers, renchérit d’autant le coût des ressources bancaires justifiant cette hausse conséquente des taux débiteurs.
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