Walid Regragui : “Il faut gagner une Coupe d'Afrique pour rentrer dans l'histoire ”
Sans éluder la défaite de l’équipe nationale lors de la petite finale du mondial 2022 contre la Croatie (1-2), Regragui assure que l’avenir des Lions de l’Atlas et du football africain s’annonce radieux. Le sélectionneur national et ses protégés se projettent déjà dans l'avenir en se fixant l'objectif de gagner la prochaine CAN.
À l'image de sa première conférence de presse à la veille de l'entrée en lice du Maroc dans cette Coupe du monde 2022, Walid Regragui a encore une fois fait passer un message d'espoir lors de son dernier point presse. A l'issue de la défaite (1-2) de l'équipe nationale face à la Croatie, à l'occasion de la petite finale, ce samedi 17 décembre, le sélectionneur national n'a pas caché que la déception était encore de la partie.
Mais pas assez pour minimiser une épopée digne des plus grandes nations du football. "Quand on se réveillera, on se rendra compte de ce qu'on a fait. La marche était un peu haute. Sur ces tournois, il faut tout le monde à 100%. Mais bravo aux garçons, ils ont tout donné", a-t-il souligné.
"Félicitations à la Croatie, c'est une très belle équipe, qui mérite sa troisième place. Ils ont beaucoup d'expérience, ils ont su gérer le match pour gagner cette troisième place". Et d'ajouter : "On n'a pas été au niveau qu'on voulait, surtout en première mi-temps. En deuxième mi-temps, c'était mieux, mais ils ont su garder le résultat".
"On a réussi à réunir tout le monde"
Ce fabuleux parcours restera à jamais gravé dans les mémoires d'un groupe qui a non seulement émerveillé la planète foot par sa fraîcheur, mais aussi rendu fou de joie un peuple qui ne s'attendait pas à un tel parcours au début de la compétition.
"De ce mondial, je retiens le peuple marocain qui sort dans la rue sur chacune de nos victoires. Le fait que le Roi Mohammed VI soit sorti fêter les succès dans la rue avec le peuple. Cela montre qu'on a eu un impact extraordinaire."
Des sentiments positifs nourris par le caractère unique d'une aventure où l'équipe nationale "a joué contre de grandes équipes. On n'a eu que des gros matchs". Une page écrite en lettres d'or dans le livre d'histoire du football marocain et qui servira à redorer le blason d'un football africain qui donne parfois l'impression de tourner au ralenti.
"Nous avons prouvé que le continent africain travaille et apprends de ses erreurs. L'objectif des africains et du Maroc c'est de gagner la Coupe du monde un jour. On a montré qu'on était capable. Les matchs se sont joués sur des détails."
"Gagner la prochaine Coupe d'Afrique des Nations"
Des détails et quelques erreurs qui ont été préjudiciables à l'équipe nationale. Cependant, Walid Regragui a refusé de les voir comme tel. "Il faut respecter le football. La France est plus forte que nous, la Croatie est plus forte que nous. Pas de beaucoup mais elle est plus forte, donc il faut travailler. Si j'avais quelque chose à changer ? Rien."
Dans son esprit, le sélectionneur ne retient que les axes d'amélioration en vue des prochaines échéances, dont l'édition suivante de la Coupe du monde. "En 2026, j'aurai plus d'expérience et je changerai peut-être des choses".
En attendant, le sélectionneur envisage pour ses protégés des attentes élevées en leur fixant pour objectif ni plus ni moins que de "gagner la prochaine Coupe d'Afrique des Nations", repoussée à janvier 2024, en Côte d'Ivoire. Condition sinéquanone pour que cette génération puisse prétendre à être la meilleure génération du football marocain et africain.
Un continent qui a vibré au rythme des exploits des hommes de Walid Regragui. Communion inestimable aux yeux du sélectionneur. "On a réussi à faire rêver quelques gamins qui peuvent ambitionner de devenir footballeurs pros. Cela n'a pas de prix".
"La barre est élevée désormais" reprend-il. "Il va y avoir beaucoup de pression. Mon travail consiste à ramener les pieds sur terre et dire que ce qu'on a fait, c'est extraordinaire. Avec ce genre de performances, un jour on pourra gagner la Coupe du monde".
En ce sens, le sélectionneur s'est dit convaincu qu'une équipe africaine finira par gagner le Mondial. "D'ici une vingtaine d'années, l'Afrique sera sacré en Coupe du monde. A condition de travailler et de gagner en expérience'', a-t-il assuré.
Et de conclure sa dernière conférence de presse dans ce mondial avec un "Vive l'Afrique et Dima Maroc".
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