Retour sur le parcours de Walid Regragui, la nouvelle icône du foot marocain
Walid Regragui, désormais en quarts de finale de la Coupe du monde du Qatar 2022, a fait ses débuts à Corbeil, un club local en banlieue parisienne. Retour sur son parcours.
Né le 23 septembre 1975 à Corbeil-Essonnes en banlieue parisienne, Walid Regragui pratique d'abord le football en club amateur en France. Il attire alors l’œil de Rudi Garcia, entraîneur à l’époque de l’équipe première à Corbeil, où il s'est entraîné durant quatre ans jusqu’en 1998.
Le Franco-Marocain ne goûtera au monde professionnel que tardivement, à l’âge de 23 ans, avec le Racing Club de France, avant de rejoindre le Toulouse Football Club. Sous Alain Giresse, ce latéral droit de formation réussit à l’âge de 24 ans la promotion en Ligue 1. Ses performances lui valent alors d’être appelé pour la première fois en équipe nationale.
En tant que joueur, Regragui devient en 2001 un international marocain. Ce binational s’installe rapidement comme titulaire, et devient l’un des hommes officiels de Zaki Badou, notamment lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en 2004. Les Lions, qui avaient alors atteint la finale, s’étaient inclinés face à la Tunisie.
Après le Toulouse Football Club, Waldi Regragui rejoint l’AC Ajaccio en deuxième division. Au sein de cette équipe corse, il enchaîne les bonnes performances et finit par remporter, avec son club, son premier trophée en tant que joueur : le titre de Championnat de France de Ligue 2.
Trois ans plus tard, il s’engage avec le club espagnol du Racing Santander, où il joue de 2004 à 2006. Il retourne ensuite en France, à Dijon puis Grenoble, avant de rejoindre le club du Moghreb Tétouan où il achève sa carrière en tant que joueur. Walid Regragui décide de prendre sa retraite en 2011 pour entamer une carrière d'entraîneur.
Double-champion du Maroc et champion d’Afrique
Regragui, qui compte au moins 40 matchs avec l'équipe nationale, démarre sa carrière d’entraîneur en 2012 en tant qu’adjoint de Rachid Taoussi, qui a été intronisé sélectionneur du Maroc après l’éviction d’Eric Gerets, à la suite d’une série de défaites. Walid Regragui récupère alors la place de Dominique Cuperly. Mais son contrat est résilié lorsque Taoussi est limogé en octobre 2013.
Il est ensuite appelé par le Fath Union Sport comme entraîneur officiel, club à la tête duquel il remporte ses premiers trophées en tant qu’entraîneur : la Coupe du Maroc en 2015 et le Championnat du Maroc en 2016.
En 2020, il choisit de rejoindre le club qatari d’Al-Duhail Sports. Il remporte avec sa nouvelle équipe le Championnat du Qatar (2020).
En août 2021, il est nommé entraîneur-chef du Wydad de Casablanca, succédant à Faouzi Benzarti. Il réalise alors un doublé. Le Wydad remporte, en mai 2022, la Ligue des champions de la CAF après avoir battu le champion en titre Al Ahly en finale, ainsi que le Championnat du Maroc face à son rival le Raja de Casablanca, un mois plus tard.
Walid Regragui remporte des trophées dans chacun des clubs où il passe.
Ce n’est que trois mois avant le démarrage de la Coupe du Monde du Qatar 2022 qu'il rejoint l’équipe nationale, mais cette fois en tant que sélectionneur, après le limogeage de Vahid Halilhodzic. Fin connaisseur du football marocain, Regragui sait où il s'aventure.
Mondial 2022, le plus grand défi de Walid Regragui
Ce pragmatique privilégie le résultat à la manière, et c'est quelque chose qui nous manquait auparavant. Après avoir brillé avec plusieurs équipes au niveau national, il se frotte, à l'âge de 47 ans, au plus grand défi de sa carrière.
Le nouvel homme fort du foot marocain est lié à la Fédération royale marocaine de football (FRMF) par un contrat qui court jusqu’à la Coupe du monde 2026. Parmi ses principales missions figuraient le rétablissement d’un climat serein au sein de l'équipe, ainsi que le rappel de certains joueurs de poids qui étaient en froid avec son prédécesseur, et à leur tête Hakim Ziyech.
En septembre, il dirige son premier match amical contre Madagascar, où il donne le ton. Depuis, il enchaîne les victoires, devenant à ce jour le premier sélectionneur africain à atteindre les quarts de finale de la Coupe du monde. Le Cameroun, le Sénégal et le Ghana ont tous été emmenés par des Européens, respectivement en 1990, 2002 et 2010.
"On essaie d’être une locomotive en Afrique", a-t-il expliqué après la victoire des Lions de l’Atlas en huitièmes de finale contre l’Espagne le 6 décembre. "Le continent avance, le Maroc a fait beaucoup d'efforts. Je suis arrivé en 2013 et, depuis, j'ai vu les stades évoluer. La Fédération a fait d'énormes efforts, Sa Majesté a mis énormément de moyens. Maintenant, il ne faut pas s'endormir, il faut continuer."
Et d'ajouter : "J'ai passé mes diplômes en France, mais c'est mon pays d'origine qui m'a donné ma chance. Il fallait rendre à la Fédération ce qu'ils m'ont offert, la confiance qu'ils m'ont donnée de pouvoir grandir au Maroc en tant que coach."
A présent, place à la rencontre Maroc-Portugal, prévue ce samedi 10 décembre à 16 h.
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