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Les dernières pluies ont eu un impact limité sur la campagne agricole

Excepté pour le pois chiche, les récentes précipitations n’auront aucun impact positif sur les cultures céréalières et des légumineuses, ravagées par la sécheresse. En revanche, les pluies s'avèrent utiles pour réduire la salinité des eaux.

Les dernières pluies ont eu un impact limité sur la campagne agricole

Le 7 mars 2022 à 17h11

Modifié 7 mars 2022 à 18h10

Excepté pour le pois chiche, les récentes précipitations n’auront aucun impact positif sur les cultures céréalières et des légumineuses, ravagées par la sécheresse. En revanche, les pluies s'avèrent utiles pour réduire la salinité des eaux.

La Direction générale de la météorologie a enregistré, les 5 et 6 mars 2022, entre 10 et 40 mm de pluie dans plusieurs régions du Royaume.

Des précipitations attendues avec fébrilité par le monde rural et les agriculteurs, mais dont les bienfaits s’avèrent limités dans un pays où la croissance économique est tributaire des conditions météorologiques. 

“Les précipitations qui sont tombées et celles qui pourraient intervenir à court terme n’auront pas d’impact positif sur les cultures pluviales”, assure à Médias24, Abdelmoumen Guennouni, ingénieur agronome.

“Hormis les terres irriguées, les cultures céréalières et des légumineuses ont été ravagées par la sécheresse. Et le peu qui reste en haute montagne est négligeable”, poursuit notre interlocuteur avant de nuancer ses propos. “Il y a un espoir concernant la culture du pois chiche qui est assez tardive.”

Le pois chiche, qui compte pour 19% de la sole des légumineuses du pays, est semé dans les régions dites du “bour favorable” à la fin de l’hiver, vers la mi-janvier ; dans la région de Zaër par exemple, où 20 à 35 mm de pluie étaient attendus samedi par la Direction générale de la météorologie.

A quelques dizaines de millimètres près, les arbres fruitiers auraient pu tirer bénéfice des précipitations enregistrées dans les régions d’Azilal, d’Al Houaz ou encore de Béni Mellal. “Mais il faut beaucoup plus que 20 ou 40 mm pour que l’eau puisse atteindre la racine de l’arbre qui se trouve à 10 ou 15 mètres de profondeur”, estime Abdelmoumen Guennouni.

Quelques herbes hautes, tardives pour le bétail

Les prix des produits fourragers (orge, paille, son, maïs) flambent dans les régions de production du cheptel. A tel point que certains éleveurs bradent une partie de leur bétail afin d’en sauver une autre. Et les récentes pluies ne risquent pas d’inverser la tendance car “les herbes des pâturages poussent en automne”, signale Abdelmoumen Guennouni.

“Par endroits, les dernières précipitations pourraient résulter sur des herbes tardives, mais elles restent négligeables pour les éleveurs qui continueront à nourrir leurs cheptel avec des aliments de plus en plus chers.”

Une situation alarmante à laquelle le gouvernement a répondu par le déploiement d’un programme anti-sécheresse, comprenant plusieurs axes dédiés au capital animal.

La Direction générale de la météorologie n’a pas souhaité s’avancer au sujet des prochaines précipitations. Quant aux dernières pluies, qui n’ont eu quasiment aucune incidence sur la campagne agricole, elles ne sont pas inutiles pour autant.

La qualité de l’eau des pluies est meilleure que la qualité des eaux de pompage”, nous apprend Abdelmoumen Guennouni. “Ces dernières étant plus salées, l’arrivée des eaux de pluie permet la réduction de la salinité de l’eau.

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