Stroc Industrie officiellement en cessation de paiement
Stroc Industrie est en cessation de paiement. Le tribunal de commerce de Casablanca vient de convertir la procédure de sauvegarde en redressement judiciaire. Le syndic Mohammed Tougani aura quatre mois pour préparer une "solution" aux difficultés de l’entreprise.
On s’y attendait, on y est. Stroc Industrie n’est plus en sauvegarde judiciaire. La société cotée en bourse vient de basculer en redressement. Le tribunal de commerce de Casablanca s’est prononcé ce jeudi 17 février.
Le redressement survient à la demande de l’entreprise elle-même, transmise via Mohammed Touagani, son syndic judiciaire. Chargé jusqu’à présent de superviser la sauvegarde, cet expert-comptable a été reconduit dans ses fonctions et se chargera aujourd’hui de la nouvelle procédure. Il supervisera le redressement aux côtés du juge-commissaire Mehdi Salem.
Stroc aura quatre mois pour présenter une « solution » à ses difficultés. Son exposé sera appuyé par un rapport du syndic judiciaire, document censé dresser le bilan financier, économique et social de l’entreprise. A l’aune de ces conclusions, le tribunal statuera de nouveau sur le sort de la société : plan de continuation, cession ou… liquidation judiciaire.
Cette mise en redressement n’est pas un événement neutre. Le tribunal a constaté que Stroc Industrie est désormais « en cessation de paiement », c’est-à-dire que son actif disponible ne parvient plus à couvrir son passif exigible. Situation qui, officiellement, n’existait pas au moment de sa mise en sauvegarde en juillet 2018.
Le basculement vers le redressement traduit également les difficultés, pour Stroc, d’honorer ses engagements vis-à-vis de ses créanciers. Ces engagements avaient été contenus dans un plan de sauvegarde sur cinq ans. Au cours des derniers mois, plusieurs créanciers ont saisi le tribunal pour réclamer "la résolution" de ce plan. L’entreprise elle-même avait demandé sa modification, arguant des complications liées au contexte de la pandémie.
À découvrir
à lire aussi
Article : Sahara : l'UE juge l'autonomie sous souveraineté marocaine comme la solution “la plus réalisable”
L'Union européenne a affiché jeudi 16 avril 2026 à Rabat une position nettement plus explicite sur le Sahara marocain, en estimant qu'"une autonomie véritable" sous souveraineté marocaine pourrait constituer "une solution des plus réalisables" pour clore ce différend régional.
Article : DGI. Facturation électronique : lancement en préparation, les détails avec Younes Idrissi Kaitouni
Validation en temps réel, rôle central de la DGI dans la circulation des factures, intégration des systèmes d’information et contrôle renforcé des délais de paiement… La réforme de la facturation électronique se précise, avec un déploiement progressif et un écosystème en cours de structuration.
Article : Réduction des effectifs d’ingénieurs chez Renault. Première réaction de Renault Maroc
En annonçant une réduction de ses effectifs d’ingénieurs dans ses centres de recherche et développement, Renault fait naître des interrogations au Maroc, où le groupe vient de lancer un nouveau centre d’ingénierie en 2025.
Article : Dans le Haut Atlas marocain, l’Observatoire de l’Oukaïmeden se veut un hub scientifique mondial
Derrière ses dômes blancs, l’Observatoire de l’Oukaïmeden s’est mué en quelques années en une véritable machine à découvertes. Fort de plus de 4.700 objets célestes identifiés et de collaborations internationales de haut niveau, il s’affirme désormais comme une infrastructure stratégique, à la croisée de la recherche, de la technologie et de la souveraineté scientifique. Et ce n'est qu'un début.
Article : Dakhla : un mégaprojet de datacenters verts de 500 MW lancé pour asseoir la souveraineté numérique du Maroc
Une convention entre plusieurs institutions publiques acte le démarrage des études chargées de fixer le modèle économique, la gouvernance et les modalités de financement du programme.
Article : Coupe du monde 2026. Ce que disent les chiffres sur les retombées économiques
Le rapport de la FIFA et de l’Organisation mondiale du commerce sur la Coupe du monde 2026 donne une estimation des retombées économiques de la compétition, aussi bien dans les pays organisateurs qu’à l’échelle mondiale. Des projections qui se recoupent sur plusieurs aspects avec celles annoncées en vue du Mondial 2030.